Mercredi 8 juillet 2009


L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) qui vient d'être créée (*) renforce les moyens publics de lutte contre les "cyber-attaques".

Cette agence est chargée de sécuriser les systèmes d'information publics et délivre les agréments aux entreprises travaillant pour les secteurs couverts par le secret défense.

L'Anssi, qui devrait employer d'ici trois ans 250 personnes, remplace la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI), né en 2001 sur les décombres d'un modeste Service central de la sécurité des systèmes d'information (SCSSI). Ces changements administratifs marquent la lente montée de l'intérêt des pouvoirs publics pour la protection des réseaux informatiques les plus sensibles.

La transformation d'une direction en Agence autorise des collaborations plus souples donc plus étroites avec le secteur privé, là où se trouvent les compétences et les technologies que ne peuvent s'offrir financièrement les administrations publiques. Or, la sécurité des systèmes d'information est d'abord un enjeu économique.


(*) Décret n° 2009-834 du 7 juillet 2009 portant création d'un service à compétence nationale dénommé "Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information", paru au JO du 8 juillet 2009.



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Mercredi 8 juillet 2009


EDF demande au gouvernement une hausse de 20% des tarifs de l'électricité pour ne plus s'endetter, a déclaré son PDG Pierre Gadonneix dans une interview à paraître jeudi dans Paris Match.

"Pour cesse de nous endetter, il faudrait une hausse de 20% des tarifs. Mais elle peut s'étaler sur trois ans, par exemple, ou même un peu plus", a-il-dit.

"Nos activités internationales s'autofinancent. En France, nous sommes contraints de nous endetter car nos tarifs ne suivent pas l'inflation. Si, depuis vingt-cinq ans le prix de l'électricité avait suivi cette dernière, il serait 40% plus cher. Pendant ce temps, le prix de l'eau a doublé, celui du téléphone triplé", a également fait valoir Pierre Gadonneix.

Interrogé sur l'éventualité d'un refus du gouvernement d'augmenter les tarifs au niveau espéré par l'électricien public, il a ajouté : "Mais il n'y a pas de miracle ! Si nos tarifs n'augmentent pas, l'an prochain EDF réduit ses investissements."

EDF et l'Etat ont signé en octobre 2005 un contrat de service public qui garantit jusqu'en 2010 une augmentation des tarifs de l'électricité contenue au niveau de l'inflation pour les particuliers.

En 2008, les investissements opérationnels du groupe ont atteint 9,7 milliards d'euros, sur une enveloppe de 35 milliards sur la période 2008-2010. EDF prévoit d'investir 7,5 milliards d'euros en France en 2009, soit 2,5 milliards de plus qu'en 2008 et 4 milliards de plus qu'en 2007.

L'endettement d'EDF, que le groupe cherche à réduire à travers un programme de cessions, s'élevait à 24,5 milliards d'euros à fin 2008 contre 16,3 milliards à fin 2007 après les acquisitions de British Energy et son projet de rachat d'une partie des actifs nucléaires de l'américain Constellation.

"La priorité est de prolonger la durée de vie de nos centrales, tout en assurant les générations futures qu'elles bénéficieront de la relève technologiques qu'est l'EPR", a en outre déclaré Pierre Gadonneix à Paris Match.



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Mardi 7 juillet 2009


De nombreuses centrales nucléaires, construites en même temps, arrivent bientôt à la fin de leur durée de vie, prévue pour 40 ans.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a indiqué dans un communique diffusé aujourd'hui, mardi 7 juillet, "qu'elle n'a pas identifié de problème mettant en cause la capacité d'EDF à maîtriser la sûreté de ses réacteurs de 900 MWe jusqu'à 40 ans". Tous les dix ans, l'ASN doit réaliser un bilan de santé des centrales nucléaires françaises dont la durée de vie de conception est prévue pour 40 ans.

L'ASN donne donc un feu vert de principe à la continuation de l'exploitation des centrales si les contrôles "réacteurs par réacteurs" à l'issue de leur troisième visite décennale sont rassurants. Il y a toute une gamme de décisions possibles "entre l'arrêt absolu et le feu vert pour dix ans", a déclaré le président de l'ASN André-Claude Lacoste, précisant que l'Autorité de sûreté nucléaire pourrait autoriser une poursuite du fonctionnement pour seulement 5 ans ou pour 10 ans sous réserves de modifications.

La France qui a construit son parc nucléaire de 58 réacteurs en un temps très court, voit la plupart de ces centrales arriver bientôt à la fin de leur période d'exploitation. 13 réacteurs auront atteint une durée d'existence de 40 ans d'ici 2020 et 24 réacteurs supplémentaires entre 2020 et 2025. A partir de l'année prochaine, les derniers contrôles pour les 10 prochaines années seront effectués.

Le réacteur 1 de Tricastin, dont la 3ème visite décennale a débuté en mai, devrait faire l'objet d'une "prise de position de l'ASN en 2010" a indiqué Guillaume Wack, soulignant qu'il s'agissait de la première décision concernant une éventuelle prolongation de l'exploitation jusqu'à 40 ans. A partir de 2010, l'ASN devrait prendre une décision pour 3 ou 4 réacteurs par an, a-t-il ajouté.



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Lundi 6 juillet 2009


En avril dernier, le Secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, annonce son souhait "d'expérimenter" les méga-camions en France...

Ils sont tellement énormes qu'on les appelle les méga-camions. Avec leur 25,25 mètres de long, ces monstres vont bientôt débarquer sur les routes françaises. Actuellement, les gros semi-remorques autorisés à la circulation ne font pas plus de 18,75 m et 40 tonnes. Mais, à l'exemple de la Suède et de la Finlande qui les utilisent pour l'exploitation du bois, les pays européens sont libres d'autoriser à l'intérieur de leurs frontières des camions plus longs et plus lourds, jusqu'à 60 tonnes. Plusieurs dérogations existent déjà en France pour des 44 tonnes autour des zones portuaires pour transporter des conteneurs. Comme en Allemagne, au Danemark ou aux Pays-Bas, la France envisage de lancer début 2010, sur certaines routes, une expérimentation supplémentaire avec des camions de 25,25 mètres, 30% plus longs que les poids lourds actuels.

Des essais ont été menés la semaine dernière en Auvergne. Il s'agit de vérifier, comme le vantent leurs défenseurs, si ces camions, capables de transporter de plus grands volumes en moins de trajets, permettent de réduire les émissions de CO2. D'ici la fin de l'année, la France va donc tester leur "grenello-compatibilité".

Les écologistes de l'association France Nature Environnement n'y croient pas. Pour eux, cette décision est en contradiction avec les objectifs du Grenelle en matière de transport des marchandises qui prévoit une augmentation du fret ferroviaire et fluvial. En lien avec la campagne européenne "No Mega-trucks", ils lancent une pétition pour l'abandon de cette expérimentation et demandent au gouvernement de redonner une place compétitive aux transports alternatifs à la route.

De plus, France Nature Environnement révèle les résultats d'un sondage CSA.

A la question : "En Finlande et en Suède des camions dépassant 25 mètres de long, soit 35% de plus qu'un camion classique, circulent sur les routes. Seriez-vous favorable à l'autorisation de circulation de ces camions en France et en Europe ?", 81% des Français disent seraient pas et pas du tout favorables aux méga-camions !

A la question : "Et si ces camions circulaient sur les routes françaises, seriez-vous inquiets pour les conditions de sécurité de circulation ? 79% des personnes interrogés répondent qu'elles seraient très et assez inquiètes.

Le dossier des méga-camions est suivi de près par l'association écologiste au niveau européen autant que français. Une révision de Directive est en effet prévue. La Commission européenne pourrait très prochainement proposer une autorisation généralisée des méga-camions. Dans cette situation, ce serait les méga-camions hollandais, suédois et autres qui seraient prêts à rouler sur les routes françaises.




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Lundi 6 juillet 2009


La réforme de la taxe professionnelle, qui sera présentée mercredi aux entreprises et aux élus locaux, sera étalée sur trois ans et impliquera une taxation accrue au titre de la valeur ajoutée.

La réforme de la taxe professionnelle a fait l'objet, ce week-end, d'ultimes arbitrages avant sa présentation officielles devant les élus locaux et les entreprises. Considéré par le Medef comme "la plus importante du quinquennat", elle sera intégrée à la loi de Fiances 2010, pour une application progressive jusqu'en 2012.

Trois mois de concertation ont été nécessaires pour dégager un compromis entre le patronat, qui veut minimiser le nombre de perdants, et les élus locaux, qui demandent une compensation intégrale de ce qui constituait, jusqu'alors, l'une de leurs principales ressources financières. Au final, la suppression de la TP sur les équipement et biens mobiliers (29 milliards d'euros), se traduit par un dispositif relativement complexe, assez proche de celui proposé par Bercy début avril.

La réforme devrait être étalée sur trois ans, ce qui limitera le coût net pour les finances publiques, estimé à 8 milliards d'euros. La facture sera également réduite via l'augmentation d'impôts existants. Ainsi, la contribution sur la valeur ajoutée (1,5%), qui concerne aujourd'hui les seuls établissements réalisant plus de 7,6 millions d'euros de chiffre d'affaire (soit 1,4% des établissements) va être étendue.

Le gouvernement pourrait proposer trois taux d'imposition, au lieu d'un, en fonction du chiffre d'affaires des entreprises. Un premier seuil pourrait distinguer, par exemple, les entreprises réalisant plus de 1 million d'euros de chiffre d'affaires et un deuxième à 5 millions d'euros. Outre les quelques milliards dégagés, la mesure permettra de lisser les effets de seuil. Contrairement à ce que souhaitait le Medef, elle fera quelques milliers de perdants dans les entreprises de services, notamment. Mais ce sont celles qui avaient massivement profité de la suppression de la TP sur les salaires en 1999. Elle pourrait rapporter 5 milliards d'euros dès l'an prochain.

Un milliard d'euros sera également dégagé auprès des entreprises qui gagnent le plus à la suppression de la TP (EDF, France Télécom, SNCF, etc.), via le relèvement de la taxe sur les pylônes notamment. A terme, les entreprises doivent également s'attendre à une hausse des prix des énergies fossiles, au titre des émissions de CO émises (taxe carbone dont l'application est prévue à partir de 2010).

Du côté des collectivités, la suppression de la TP sera compensée par le transfert intégral de quatre impôts nationaux. Outre la contribution sur la valeur ajoutée, la taxe supplémentaire sur les conventions d'assurance, dont une partie revient déjà aux départements (2,1 milliards), va leur apporter 2,8 milliards d'euros supplémentaires. Les droits de mutation à titre onéreux, dont les communes et les départements perçoivent aussi une large part, vont apporter 340 millions d'euros en plus.

La taxe sur les surfaces commerciales, enfin, leur apportera quelque 700 millions. Bercy a renoncé, en revanche, au transfert massif de taxe intérieure sur les produits pétroliers, les élus locaux y étant farouchement opposés. Ces ressources fiscales n'étant pas suffisantes pour compenser les 22 milliards d'euros de taxe professionnelle perçus par les collectivités, l'Etat va également relever le niveau des dotations budgétaires, qui atteignent déjà 14,6 milliards d'euros toutes collectivités confondues. La hausse devrait être proche de 6 milliards.



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Samedi 4 juillet 2009


Hitler "était efficace", a estimé le patron de la Formule 1 Bernie Ecclestone dans une interview publié ce matin par le Times où il juge par ailleurs que la démocratie "n'a pas fait grand bien à beaucoup de pays".

"Je préfère les leaders forts", a expliqué le Britannique de 78 ans lors de commentaires sur les dictateurs, dont le leader de l'Allemagne nazie Adolf Hitler. "C'est terrible à dire je suppose, mais à part le fait qu'Hitler s'est laissé emporter et persuader de faire des choses dont j'ignore s'il voulait les faire ou pas, il était en position de commander beaucoup de gens et d'être efficace". "A la fin il s'est perdu, donc il n'était pas un très bon dictateur", a relevé Bernie Ecclestone.

Bernie Ecclestone a par ailleurs estimé que son ami Max Mosley (*), le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) qui a été comparé à "un dictateur" pour sa gestion implacable, ferait un bon Premier ministre. "Tous ces gars, Gordon (Brown) et Tony (Blair), essayent de plaire à tout le monde tout le temps (...) Max ferait un super boulot, c'est un bon leader", a-t-il insisté.

"Si vous observez la démocratie, elle n'a pas fait beaucoup de bien à beaucoup de pays, dont celui-ci (la Grande-Bretagne)", a par ailleurs estimé le leader de la F1.

Ces propos ont  immédiatement provoqué plusieurs réactions indignées. "Les commentaires de M. Ecclestone sur Hitler (...) et les dictatures sont assez bizarres", a commenté le porte-parole du Conseil des représentants des juifs britanniques, interrogé par le Times. Bernie Ecclestone dit" la politique ce n'est pas pour moi" et nous sommes plutôt d'accord, a-t-il ironisé.

Le député travailliste Denis MacShane a pour sa part estime que "si M. Ecclestone pense sérieusement qu'Hitler a dû être persuadé de tuer six millions de juifs, d'envahir tous ces pays européens et de bombarder Londres, alors il ne connaît pas l'Histoire et fait preuve d'une erreur de jugement complète".


Il n'a même pas l'excuse de l'âge. Ce vieux facho avait une dizaine d'années quand son icône mettait l'Europe à feu et à sang. Depuis, au lieu de nous polluer l'air avec ses courses de bagnoles, il aurait dû mettre à profit son temps libre pour  lire les nombreux ouvrages et études consacrés à son ami Hitler. Dans le même registre, je suppose qu'il doit juger que Franco, lui, a "été efficace" ?

La F1 serait-elle le refuge des nostalgiques de l'Allemagne nazie ??


(*) Max Mosley, président de la Fédération internationale de l'automobile, adepte de séances sado-masochistes ayant comme cadre un camp de concentration, est le fils d'Oswald Mosley, fondateur de la British Union of Fascits (BUF) et leader des "chemises noires" britanniques dans les années 30.



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Samedi 4 juillet 2009


Selon un sondage RTL-Harris Interactive (*), 6 Français sur 10 estiment que la situation économique va encore empirer et un sur deux se sent personnellement touché par la crise.

Pour 58% des personnes interrogées, la situation continue de se dégrader, contre 33% qui pensent qu'elle ne se dégrade plus mais ne s'améliore pas encore. Seulement 4% estiment que la situation commence à s'améliorer. Un Français sur deux se déclare très ou assez personnellement touché apr la crise, 15% d'entre eux affirmant l'être "très fortement".

Par ailleurs, 94% considèrent que l'économie française est fortement ou très fortement touchée par la crise (96% pour l'économie mondiale), contre 6% qui pensent qu'elle l'est faiblement ou très faiblement (4% pour l'économie mondiale).

La perspective d'une fin de crise reste assez éloignée pour une majorité de sondés. Une amélioration interviendra au plus tôt en 2010 pour 46% des Français, en 2011 pour 16% et 2012 pour 7%. La situation sera meilleure dès 2009 pour 12% des Français seulement.

L'action du gouvernement vis-à-vis de la crise est jugée sévèrement, les Français lui attribuant une note de 3,9 sur 10.

Parmi les postes de dépenses que les Français ont réduit avec la crise, 52% des personnes interrogées citent les sorties (restaurant, cinéma, concerts), 47% l'habillement et 47% les voyages et les vacances.


(*) Sondage RTL-Harris Interactive réalisé du 20 au 27 mai sur un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.


Mauvais chiffres, très mauvais chiffres...

La dette publique de la France atteint 73% du PIB




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Samedi 4 juillet 2009


Exxon Mobil Corporation, la première compagnie pétrolière mondiale, a financé en 2008 des recherches remettant en cause le réchauffement climatique.

Dans son édition du 1er juillet, le quotidien britannique The Guardian rappelle que les compte d'Exxon Mobil montrent qu'en 2008, la compagnie a participé à hauteur de 75 000 dollars aux recherches du NCPA (National Center for Policy Analys de Dallas au Texas), de 50 000 dollars à celles de l'Heritage Foundation et de 245 000 dollars à celles de l'Américan Enterprise Institue for Public Policy Research, toute deux situées à Washington. Ces différents lobbies sont connus pour leurs positions très septiques vis-à-vis du réchauffement climatique.

Cité par The Guardian, Bob Ward, directeur de la communication de l'Institut de recherche sur les changements climatiques et l'environnement de la London School of Economics, considère que le NCPA comme l'Heritage Foundation ont publié des informations "inexactes et trompeuses sur les changements climatiques". Le NCPA déclare notamment sur son site internet que "si les causes et les conséquences de la tendance au réchauffement climatique sont encore inconnues, le coût des actions visant à réduire sensiblement les émissions de CO2 serait très élevé et entraînerait le déclin économique, l'accélération de la destruction de l'environnement, et n'aurait que peu d'effet sur le réchauffement global, quelle que soit sa cause".

De son côté, l'Heritage Fondation publiait, à l'occasion de la conférence sur le réchauffement climatique de décembre 2008 réunissant 190 pays à Poznan (Pologne), un mémorandum dans lequel elle remettait en cause le principe même du protocole de Kyoto. "Un nombre croissant de preuves scientifiques mettent en doute la menace du réchauffement climatique, notamment le fait que l'année 2008 est plus froide que l'année 2007", écrivait alors Ben Lieberman, analyste principal de politiques de l'énergie et l'environnement pour l'Heritage Foundation.

The Guardian rappelle pourtant qu'Exxon avait admis, dès mai 2008, que son soutien à des groupes de pression qui remettent en question les changements climatiques entravait les actions visant à lutter contre le réchauffement. La compagnie affirmait alors son intention de couper les fonds de plusieurs de ces lobbies pour ne plus détourner l'attention sur les nécessaires recherches en matière d'énergie propre.

Malgré tout, selon l'agence AP, Exxon Mobil, comme les autres compagnies pétrolières, a encore augmenté de manière importante ses dépenses en matière de lobbying au cours du premier trimestre 2009. L'Agence de presse chiffre à 44,5 millions de dollars les sommes déjà investies à Washington pour les différents lobbies pétroliers en seulement trois mois, contre 129 millions de dollars sur l'ensemble de l'année 2008.

Avec 9,3 millions de dollars investis, Exxon Mobil a déjà multiplié par trois ses dépenses par rapport à 2008. Selon AP, les compagnies pétrolières et les raffineurs cherchent notamment à limiter le coût de l'impact de la politique de Barack Obama sur le réchauffement climatique.






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Vendredi 3 juillet 2009


Le ministère de la Santé a annoncé, hier, 2 juillet, avoir pris les "mesures nécessaires" pour que le système de soins puisse faire face à une éventuelle canicule cet été, précisant notamment que le taux d'ouverture de lits prévu dans les hôpitaux "permettra de répondre aux besoins".

Le niveau de veille saisonnière est déclenché depuis le 1er juin, avec une "veille biométéorologique" et des actions d'information sur "la conduite à tenir en cas de vague de chaleur", a rappelé le ministère. Mais, à l'heure actuelle, aucun département n'a été conduit à déclencher le premier niveau d'alerte.

Une circulaire interministérielle du 1 mai 2009 a précisé les nouvelles dispositions contenues dans la version 2009 du plan national canicule et l'organisation de la permanence des soins propres à la période estivale. Les modifications apportées en 2009 portent sur le système d'alerte canicule et santé (SACS), les échanges d'information et complètent le dispositif de communication déjà en place.

Le gouvernement rappelle aux maires des communes de 5000 habitants et plus l'obligation de disposer d'un registre nominatif des personnes isolées et vulnérables dans leur commune. L'Association des maires de France a mis en ligne, le 1er juillet, sur son site, des formulaires pour le recensement des personnes âgées et handicapées.

L'efficacité du Plan national canicule repose aussi sur "l'indispensable organisation de la permanence des soins tant ambulatoire qu'hospitalière, propre à la période estivale. Une attention particulière doit être apportée à sa préparation", précise la circulaire.

Ce plan comprend trois niveaux progressifs d'alerte :

- un niveau de veille saisonnière, déclenché automatiquement du 1er juin au 31 août de chaque année ;

- un niveau de mise en garde et action (Miga) déclenché par les préfets de département, sur la base de l'évaluation concertée des risques météorologiques réalisée par Météo-France et des risques sanitaires réalisée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) ;

- un niveau de de mobilisation maximale, déclenché au niveau national par le Premier ministre sur avis du ministère de l'Intérieur et du ministère de la Santé, en cas de vague de chaleur intense et étendue associée à des phénomènes dépassant le champ sanitaire (sécheresse, délestages électriques, saturation des chambres funéraires, etc.).


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Jeudi 2 juillet 2009


Aujourd'hui s'ouvre la conférence de consensus consacrée à la mise en place de la "taxe carbone".

Un dispositif qui apporte 0,2 à 0,6 point de croissance à la France, sans coûter le moindre centime à l'Etat : voilà l'un des atouts de la contribution climat-énergie qui sera mis en avant, ces deux prochains jours, par Christine Lagarde, ministre de l'Economie et de l'Emploi, à l'occasion de la conférence de consensus consacrée au sujet.

Cette rencontre présidée par Michel Rocard, doit permettre de préciser les contours de cette nouvelle taxe, incitant à réduire la consommation de CO2 des ménages et des entreprises. Des arbitrages pourraient être rendus dès la fin du mois pour une application en 2010, dans le meilleur des cas.

Trois scénarios sont en concurrence : le premier, le plus réaliste à court terme, revient à taxer la consommation d'énergies fossiles des ménages et des entreprises, en facturant le coût de la tonne de CO2 émise (à 32 euros par exemple). Compte tenu des comportements actuels, la contribution serait acquittée à 55% par les ménages et à 45% par les entreprises. Le deuxième scénario permet de surtaxer les importations de pays ne respectant pas les normes environnementales. Le troisième, enfin, est une "contribution au carbone ajouté", supposant d'établir le bilan carbone de chaque produit, de sa production jusqu'à son transport.

Les simulations de la Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE), qui seront présenté aujourd'hui, ont été établies dans l'hypothèse où les seules énergies fossiles seraient taxées, à hauteur de 9 milliards d'euros (soit 0,5% de PIB), ce qui correspond à une facturation de la tonne de CO2 légèrement supérieure à 32 euros. Le prix de l'énergie serait donc accru de 10% ce qui peut mener, à terme, à une baisse de 4% de la consommation d'énergie, estime Bercy.

Premier avantage : les trois énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) n'étant plus produites en France, le relèvement des prix ne porterait que sur les produits importés. L'effet inflationniste serait donc inférieur à celui provoqué, par exemple, par une hausse de TVA, pesant sur tous les produits.

Quelle que soit l'option étudiée, le gouvernement s'engage à reverser le produit de la taxe aux ménages et aux entreprises, seul solution pour que le dispositif dope la croissance, au lieu de la freiner. L'effet serait très variable selon les compensations retenues. "Le principe est que la mise en place de la taxe la moins défavorable à l'économie soit compensée par la suppression de la plus nocive", indique l'entourage de Christine Lagarde, qui justifie ainsi, implicitement, la possibilité d'utiliser en partie la taxe carbone pour compenser la taxe professionnelle.

Première hypothèse : les 9 milliards sont "saupoudrés" sur tous les impôts existants, proportionnellement à leur part actuelle. L'impact positif sur la croissance est alors chiffré, à terme, entre 0,2 et 0,4 point de PIB. Deuxième hypothèse : les 9 milliards d'euros permettent de réduire les cotisations sociales, pour moitié côté employeurs et pour moitié côté salariés. L'impact est alors chiffré entre 0,3 et 0,5 point de PIB. Dernière hypothèse (qui aurait, actuellement, la faveur du gouvernement) : les 9 milliards d'euros sont dirigés vers les seules entreprises, via la baisse des cotisations employeurs (4,5 milliards) et des impôts actuels (4,5 milliards), au premier rang desquels la taxe professionnelle et l'impôt sur les sociétés. Le gain de croissance atteint alors entre 0,3 et 0,6 point de PIB. Le nombre de créations d'emplois varierait selon ces différents paramètres, mais atteindrait dans tous les cas "quelques dizaines de milliers". L'impact sur les finances publiques, quant à lui, serait neutre ou "légèrement positif", grâce au surcroît de recettes provenant de la croissance.



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Du 4 février au 26 juillet 2009
"Libellules entre ciel et eau"
Le Musée Vert propose une exposition ayant pour thème : La vie des libellules qui se déroule à l'interface du ciel et de l'eau, avec une présentation des 57 espèces observées dans la région.
Musée Vert, 204, avenue Jean-Jaurès 72100 Le Mans. Téléphone : 02.43.47.39.94

Du 7 avril 2009 au 3 janvier 2010
Expo "Nanomondes : au coeur de l'infiniment petit"
La société de demain en sera-t-elle bouleversée ? Films, quiz, manipulations, jeux, images... Une exploration inédite, ludique et interactive au coeur de l'infiniment petit !
Cap Sciences, Quai de Bacalan 33000 Bordeaux. Téléphone : 05.55.01.07.07


Du 30 juin au 30 août 2009
Expo "Les énergies de la mer : l'or bleu".
Cette exposition présente les technologies utilisées pour la valorisation des énergies marines renouvelables.
Institut océanographique, 195 rue Saint-Jacques 75005 Paris. Téléphone : 01.44.32.10.70

Du 10 au 14 juillet 2009
25ème Francofolies à La Rochelle

Avec Tryo, Anaïs, Charlie Winston, Julien Doré, Olivia Ruiz, Raphaël, Thomas Fersen, Benabar... Renseignements : francofolies.fr

Du 16 juillet au 12 août 2009
"Voix d'été en Creuse"
Dix concerts consacrés à des cultures rares et lointaines qui animeront les plus beaux sites et monuments romans du département. Renseignements : 05.44.30.24.55

Les 24, 25 et 26 juillet 2009
19ème éditions des Nuits des étoiles
En souvenir des premières observations de Galilée, il y a 400 ans et de la commémoration du premier pas de l'Homme sur la Lune, il y a 40 ans : le thème 2009 sera "le Retour à la Lune". Nombreux sites sur l'ensemble du territoire.


Le 15 août 2009
"Rétromoisson" de Saint-Loup
Spectacle unique en Europe avec plus de 400 vieilles mécaniques agricoles en action !
Saint-Loup (Nièvre). Contact : framaa.fr

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