Samedi 12 décembre 2009 6 12 12 2009 18:25


Une nouvelle étude sur l'impact de l'exploitation des sables bitumineux au Canada montre que les pollutions issues de l'extraction de ce pétrole lourd sont beaucoup plus importantes qu'annoncées par les industriels et le gouvernement.

Des recherches menées par le professeur David Schindler et son équipe de l'Université de l'Alberta sur la qualité de l'air et de l'eau le long de la rivière Athabasca (*) montre que les niveaux de pollution ont fortement augmenté depuis que les sables bitumineux voisins sont exploités.

Avec l'épuisement des réserves de pétrole, l'exploitation de l'or noir devient financièrement intéressante même dans des conditions considérées jusqu'alors difficiles. Il en est ainsi des sables bitumineux ou pétrolifères qui sont un mélange de sable, d'eau, d'argile et de bitume brut et que l'on trouve notamment au Canada.

Les sables bitumineux sont exploités dans des mines à ciel ouvert ou dans des gisements souterrains. Ils peuvent être extraits à l'aide de pelles mécaniques et de camions géants. Mais souvent il faut forer, chauffer le bitume en injectant de la vapeur et des solvants en profondeur, puis mélanger le sable extrait avec de l'eau chaude pour le rendre moins visqueux. Enfin, il faut le faire décanter pour en extraire le pétrole. Ce processus complexe est aussi très polluant.

Actuellement, les plus vastes réserves de sables bitumineux exploitables se trouvent en Alberta (au Canada), au Venezuela et à Madagascar.

Le professeur David Schindler, réputé en matière de protection de l'eau, et son équipe ont détecté des teneurs élevées en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), un groupe de contaminants organiques contenant plusieurs substances cancérigènes connus, des agents cancérogènes, mutagènes, qui peuvent modifier la composition génétique d'un matériau, et des tératogènes : des produits chimiques qui peuvent perturber le développement d'un embryon ou du foetus. "Nous avons trouvé des concentrations qui peuvent causer la mort, des mutations et des malformations chez les embryons de poisson", indique David Schindler. Or, quand les humains consomment ces poissons, ils ingèrent en même temps les substances chimiques que ceux-ci ont consommées...

Les niveaux les plus élevés de HAP ont été trouvés à moins de 50 kilomètres de deux grandes installations de valorisation des sables bitumineux et représentent l'équivalent d'un déversement majeur de pétrole chaque année !

Bien sûr, ces résultats contredisent les affirmations des industriels et du gouvernement albertain qui met en doute les conclusions de cette étude. Selon les exploitants et le gouvernement, le niveau plus élevé de pollution qui est relevé est imputable à des causes naturelles. Un alibi assez coutumier chez les pollueurs lorsqu'ils sont confrontés aux conséquences de leurs activités.

Selon Greenpeace, au Canada, plus de 3000 km2 de forêts ont déjà été détruits pour produire ce pétrole. "Des rivières sont détournées et polluées pour fournir les énormes quantités d'eau nécessaires à l'extraction et à l'exploitation. Les mines à ciel ouvert ont créé d'immense lacs de déchets miniers. Des quantités colossales de gaz et de carburant sont nécessaires. Au final les émissions de gaz à effet de serre sont énormes. La production d'un baril de pétrole issu des sables bitumineux est trois à cinq fois plus émettrice de gaz à effet de serre qu'un baril de pétrole conventionnel."

L'investissement dans l'exploitation des sables bitumineux ne fait que commencer comme en témoigne l'engagement de Total. "Total investit dans les sable bitumineux : 2,5 milliards de dollars à l'heure qu'il est et 20 milliards dans les vingt ans à venir".

La fin de l'ère du pétrole "traditionnel" n'est finalement pas une si bonne nouvelle !!


(*) étude menée pendant l'hiver 2008 à 60 endroits différents et publiée le 7 décembre 2009.

ExxonMobil et les sables bitumineux



sables bitumineux




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Samedi 12 décembre 2009 6 12 12 2009 17:52


Une étude publiée dans une revue internationale de recherche montre la toxicité de trois maïs OGM du semencier américain Monsanto, a annoncé, hier, le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen, basé à Caen) qui a participé à cette étude.

"Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés", a indiqué à l'AFP Gilles-Eric Séralini, de l'université de Caen, un des auteurs de l'article  publié dans l'International Journal of Biological Sciences.

"A chaque fois, pour les trois OGM, les reins et le foie, qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication alimentaire chimique, ont des problèmes", poursuit cet expert membre de la Commission pour la réévaluation des biotechnologies, créée en 2008 par l'Union européenne.

Universitaires de Caen et Rouen et chercheurs du Criigen se sont basés sur les relevés fournis par Monsanto aux autorités sanitaires pour obtenir le feu vert à la commercialisation, mais ils en tirent des conclusions différentes après de nouveaux calculs statistiques.

Selon le Professeur Séralini, les autorités sanitaires e basent sur la lecture des conclusions présentées par Monsanto et non celles de l'ensemble des chiffres. Les chercheurs ont, eux, pu obtenir l'intégralité des documents après décision de justice.

"Les tests de Monsanto, réalisés sur 90 jours, ne sont à l'évidence pas assez longs pour pouvoir dire cela déclenche des maladies chroniques. C'est pourquoi nous demandons des tests d'au moins deux ans", ajoute le chercheur.

Les scientifiques demandent en conséquence la "ferme interdiction" de l'importation et de la culture de ces OGM.

Ces trois OGM, MON810, MON863 et NK603, "sont approuvés pour la consommation animale et humaine dans l'UE, et aux Etats-Unis" notamment, précise Monsieur Séralini, "dans l'UE seul le MON810 est cultivé dans certains pays (surtout en Espagne), les autres sont importés".

Une réunion des ministres de l'UE est normalement prévue au sujet des MON810 et NK603, lundi 14 décembre, selon Monsieur Séralini.

L'amarante défie Monsanto !

La fausse promesse des OGM



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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 16:45


Selon les données de la Banque de France, les Français sont de plus en plus lourdement endettés.

L'endettement moyen par dossier de surendettement continue à augmenter et atteignaient 41 685 euros fin septembre, soit une hausse de 16% par rapport à fin septembre 2008, selon les chiffres publiés par la Banque de France sur son site.

Depuis juillet 2007, qui correspondait à un point bas, le montant moyen par dossier a bondi de 31%.

Sur l'ensemble des dossiers déposés sur les trois derniers mois, 89% comprennent au moins un crédit renouvelable, une proportion qui progresse légèrement par rapport aux dossiers déposés sur le trimestre précédent (86%). Seuls 10% des dossiers comprennent un prêt immobilier et 51% un crédit assorti d'une échéance.

Au total, le nombre de ménages "ayant bénéficié ou étant sur le point de bénéficier d'une mesure destinée à remédier à leur état de surendettement" atteignait 744 189 fin septembre, en hausse de 5,9% par rapport à fin septembre 2008.


Le surendettement explose !



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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 16:23


Pendant que l'on tente d'accaparer l'attention sur d'autres sujets...

Le déficit de l'Etat se dégrade et atteint les 134,8 milliards d'euros fin octobre !


Ce déficit était de 60,7 milliards un an plus tôt, selon des chiffres publiés par le ministère du Budget. L'écart de 74 milliards d'une année sur l'autre "s'explique principalement par l'incidence de la conjoncture économique sur l'évolution des recettes et, à hauteur de 31,3 milliards, par l'effet des mesures du plan de relance", précise le ministère dans un communiqué de presse.

Au 31 octobre, les dépenses totales (budget et prélèvements sur recettes) atteignaient 303,2 milliards d'euros, contre 293,4 milliards un an  plus tôt, selon le ministère. Hors plan de relance, les dépenses du budget général diminuent d'une année sur l'autre de 3,2 milliards d'euros. A périmètre constant, la baisse atteint 4,6 milliards en raison d'une nette diminution de la charge de la dette (-6,8 milliards à périmètre constant), "conforme à la dernière prévision retenue dans le projet de loi de finances rectificative de fin d'année", précise le communiqué.

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements et hors prélèvements sur recettes) s'établissaient, quant à elles, à 186,2 milliards d'euros à la fin octobre contre 239,9 milliards à la même date en 2008. Le produit des recettes fiscales nettes s'élève à 171,1 milliards, en baisse de 49,4 milliards par rapport à fin octobre 2008. "Cette baisse marquée est imputable à la dégradation de la conjoncture économique et, à hauteur de 14,8 milliards, aux mesures fiscales mises en oeuvre dans le cadre du plan de relance", précise encore le ministère.


Budget 2010, déficit record !

Déficit public... ça chauffe !



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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 16:27


Alain Schmitz, le Président du Conseil général des Yvelines a annoncé mardi dernier que le département des Yvelines retire son projet de construction d'un circuit de Formule 1 à Flins.

Dans une déclaration diffusée sur le site internet du département, Alain Schmitz estime que e circuit de F1 "produit d'appel du plan de soutien à l'industrie automobile lancé il y a plus d'un an a permis de mettre la Vallée de l'Automobile et de la Mobilité Durable sur les bons rails".

Il considère que les différents projets de développements, concernant notamment le véhicule électrique sont à même de sauvegarder et créer des emplois dans le département.

Les terrains préemptés seront rétrocédés à la Safer, qui prévoit de consacrer ces 178 hectares à de l'agriculture biologique.

Le circuit de Flins-Les Mureaux, dont le coût était estimé à 112 millions d'euros, était l'un des trois projets encore en lice avec Val de France (Sarcelles, Val d'Oise) et Magny-Cours (Nièvre) pour organiser le futur Grand Prix de France de Formule 1 en 2011.

Ce projet, situé sur des champs de captage d'eau potable, s'était heurté aux défenseurs de l'environnement, au premier rang desquels la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno et son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo.

Alain Schmitz avait, de son côté, affirmé en juillet que le projet avait "le soutien du Premier ministre".

"C'est une victoire des citoyens de la région et nous sommes très heureux que les terres soient rendues à l'agriculture", a réagi Brigitte Albrieux, du collectif "Flins sans circuit F1".

"Nous sommes étonnés que des élus aient pu soutenir un projet aussi pharaonique et nous serons attentifs à l'argent qui a été consacré à cela car cet argent est celui du contribuable",  a-t-elle ajouté.

"Flins sans circuit F1" avait organisé plusieurs manifestations et mobilisé des personnalités comme Yann Arthus-Bertrand pour s'opposer à ce circuit, dénonçant notamment les risques de pollution de la nappe phréatique, de "pollution sonore" et d'atteinte à la biodiversité présente sur ces terres.

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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 10:51


La crise a profondément dégradé la situation économique de la péninsule hellénique. A tel point que le mot faillite est dans tous les esprits.

La Grèce serait-elle le vilain petit canard de la zone euro ? Elle a été au coeur des discussions des ministres des Finances de l'Eurogroup, mardi dernier, 1er décembre, à Bruxelles. Ces derniers estiment que la situation de la Grèce est "préoccupante" à cause de l'explosion de ses déficits publics.

La Grèce a récemment nettement revu en hausse ses pronostics de déficits. Le ministre des Finances Georges Papaconstantinou s'attend à un déficit de 9,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2009, à environ 30 milliards d'euros. La dette publique, de son côté, doit atteindre 113,4% du PIB cette année. Dans les deux cas, Athènes est très au dessus des limites européennes - respectivement 3% et 60%. Le pays est d'ailleurs dans le collimateur de Bruxelles pour déficit excessif.

La Grèce souffre en effet d'un déficit structurel chronique depuis son entré dans la zone euro en 2001. L'économie souterraine dans les services à domicile (plomberie, construction...) et dans le tourisme est estimée à environ 20% du PIB. Son administration fiscale est désorganisée et dispose de peu de moyens : la collecte de l'impôt est donc peu efficace. Les niches fiscales sont nombreuses et l'assiette de l'impôt sur le revenu est très faible.

Résultat : les recettes fiscales ne permettent pas de combler les dépenses, plombées par un système de retraite très généreux et l'indemnisation du chômage. L'économie grecque est en outre relativement fermée : le pays exporte peu. Quant à la consommation des ménages, si elle a été dynamique ces dix dernières années, souvent à la faveur d'un endettement massif, elle a fortement ralenti depuis la crise.

Le plus inquiétant reste la dette du pays, qui devrait s'envoler à 120% du PIB l'année prochaine. La note de la dette long terme de la Grèce a été abaissée en début d'année par Standard and Poor's de "A" à "A-", dernier cran avant de tomber dans la catégorie de qualité moyenne "BBB". La dette à court terme a quant à elle été abaissée d'un cran de "A-1" (meilleure possible) à "A-2". Résultat : la Grèce paie plus cher ses emprunts.

Après la révélation, la semaine dernière, des difficultés financières de l'émirat de Dubaï, tous les regards se sont tournés vers la Grèce. Depuis, la Bourse d'Athènes est en chute libre et l'écart de taux d'intérêts entre les obligations d'Etat grecques et allemandes, base de référence sur la zone euro, se sont creusé.

Ces évolutions qui risquent d'augmenter le coût de la dette pour Athènes, attestent des inquiétudes sur la solvabilité de la Grèce. La presse internationale a évoqué un risque de voir le pays ne plus être en mesure de rembourser ses emprunts. Le mot faillite est dans tous les esprits. Une hypothèse que récusent les Européens. "Ce scénario de faillite est totalement aberrant, la Grèce n'est pas et ne sera pas en état de faillite", affirme Jean-Claude Juncker.

"Un pays de la zone euro ne peut pas faire faillite", explique Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave, spécialiste du secteur financier, car "cela entraînerait des réactions en chaîne pour d'autres pays, comme cela avait été le cas lors de la faillite de Lehman Brothers". "Ce serait catastrophique pour la crédibilité de la monnaie européenne", ajoute-t-il.

Selon lui, ce qui inquiète réellement les pays de la zone euro, c'est qu'ils vont peut-être devoir mettre la main au portefeuille pour accorder des lignes de crédit à la Grèce. Et la facture pourrait bien être salée.



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Mardi 1 décembre 2009 2 01 12 2009 09:57


Alors que vient de se terminer la semaine européenne de réduction des déchets (du 21 au 29 novembre 2009) voilà une affaire qui tombe mal et risque, malheureusement, d'éclabousser toute la filière.

Depuis fin octobre (mais on ne l'apprend que maintenant), une partie de la collecte sélective n'est plus assurée sur l'agglomération de Marseille (Bouches-du-Rhône) et certains emballages ménagers, destinés à être recyclés, sont en réalité directement acheminés à la décharge !

Au cabinet du ministre de l'Ecologie, on dénonce un scandale et surtout un signe désastreux donné aux Français qui font l'effort de trier leurs déchets depuis des années. "Il y aura toujours des moutons noirs, des gens plus ou moins honnêtes, mais il ne faudrait pas que cette affaire jette le doute sur l'ensemble de la filière du recyclage qui fait très bien son travail et obtient des résultats", souligne un proche de Jean-Louis Borloo. "Il ne s'agit pas de démobiliser les Français", ajoute-t-on dans l'entourage de Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

Sauf que le mal est peut-être fait. Car des couacs entourant la collecte des déchets se multiplient. L'an dernier, on apprenait ainsi que la société Eco-Emballages, chargés d'aider financièrement les collectivités à mettre en place la collecte sélective, avait recyclé des millions d'euros... dans des paradis fiscaux (*). Le ministre de l'Ecologie avait alors demandé le renforcement du contrôle par l'Etat du fonctionnement de l'ensemble des éco-organismes.

Le 20 octobre dernier, le journal le Parisien révélait que tous les journaux triés dans le métro parisien depuis deux ans finissaient... à la benne à ordures !

"Les gens ne comprennent déjà pas grand-chose au système de recyclage, qui est pourtant fondamental, et trouvent les consignes de tri compliquées, souligne Arnaud Gossement, le porte-parole de France Nature Environnement. Alors, quand ils constatent que le système ne fonctionne pas bien, beaucoup se mettent à  douter et finissent par se dire : A qui bon trier ?".

Ce doute est nocif et il faut impérativement que les pouvoirs publics répondent aux interrogations et, à leur tour, fassent...  le tri dans la filière de collecte des déchets.

(*) Eco-Emballages aux paradis... fiscaux !



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Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 19:28


Le spécialiste des dépenses publiques a encore frappé. Après l'Elysée, René Dosière épingle le train de vie du gouvernement.

Le nombre de conseillers des cabinets ministériels a crû de 17,2% entre 2008 et 2009 (de 534 à 626) et la rémunération moyenne mensuelle des personnels contractuels de ces cabinets a augmenté de 12,8%, relève le député (apparenté PS).

Pour obtenir ces chiffres, l'élu de l'Aisne a décortiqué le document budgétaire de Bercy consacré aux "personnels affectés dans les cabinets ministériels", envoyé cette semaine au Parlement dans le cadre de l'examen du budget de l'Etat pour 2010.

Dans un communiqué intitulé "Le gouvernement ne connaît pas la crise", il met en parallèle "la politique drastique de réduction du nombre de fonctionnaires dans les administrations" et "ces augmentations démesurées", "incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français".

S'agissant des traitements, la rémunération mensuelle moyenne des membres contractuels (non fonctionnaires) de ces cabinets a augmenté de 12,8% sur la même période pour s'établir à 7157 euros brut.

Au fait, ce n'est pas le chef de ce gouvernement qui trouvait anormale la hausse des effectifs dans la Fonction publique territoriale ?





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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 12:56


Après des années de croissance spectaculaire, l'émirat de Dubaï, est touché de plein fouet par la crise économique.

Il y a pratiquement un an, jour pour jour, Dubaï annonçait la construction de la plus haute tour du monde (1 kilomètre) au sein d'un nouveau quartier d'affaires.

 Aujourd'hui, l'émirat doit faire face à une grave crise de liquidité. Dubaï, vitrine des Emirats-Arabes-Unis (EAU), ne peut plus payer ses créanciers !

Au pays de l'or noir, Dubaï n'a ni pétrole, ni gaz. A une centaine de kilomètres, l'émirat voisin d'Abu Dhabi en regorge (les deux émirats font partie d'une fédération de 7 émirats disposant chacun d'une large autonomie, les Émirats arabes unis.

Dubaï (30% du PIB de la fédération) a donc tout misé sur le développement du commerce maritime, de l'immobilier, des services financiers, du tourisme (Compagnie aérienne Emirates) et des loisirs, le tout dans une cité-Etat entourée par le désert. Dubaï profite surtout de son positionnement géographique sur le Golfe persique. Dubaï Port World est le quatrième opérateur portuaire mondial.

Mais l'émirat à dû recourir massivement à l'endettement pour financer une croissance spectaculaire. Le montant de ses dettes souveraines s'élève à 80 milliards. Dubaï s'est aussi endetté auprès d'Abu Dhabi dont les banques ont souscrits pour 5 milliards d'obligations.

La crise a ébranlé le modèle de développement de Dubaï en frappant tous les secteurs économiques qui faisaient sa fierté : chute du commerce maritime, effondrement du tourisme et du trafic aérien, baisse de l'immobilier, rapatriement des capitaux étrangers, faibles performances du fond souverain de Dubaï...

Symbole de ce coup d'arrêt : les projets immobiliers gigantesques ont dû être stoppés ou freinés. Le promoteur immobilier Nakheel a licencié à l'automne 15% de ses salariés, le promoteur Meraas a gelé son projet immobilier de 95 milliards de dollars (Jumeira Gardens).

Les marchés financiers ont immédiatement réagit. Hier, Paris clôturait à la baisse (-3,41%) à 3679 points. Même tendance à Londres (-3,18%) et à Francfort (-3,25%).

Les valeurs bancaires ont le plus pâtit de cette annonce, alors qu'une note de la banque Crédit Suisse chiffre à quelque 13 milliards d'euros l'exposition des établissements européennes à la dette de Dubaï.

Société Générale a cédé 5,48% à 45,62 euros, BNP Paribas 5,06% à 53,85 euros et Crédit Agricole 5,19% à 13,80 euros.

Heureusement, le grand frère, l'émirat d'Abu Dhabi, reste très prospère et peut le secourir. Une solidarité fiscale existe entre les émirats. Jusqu'à quand ?


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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 11:44


Le plus grand télescope du monde est en train de voir le jour, au Chili, à cinq mille mètres d'altitude. La première antenne est arrivée sur le plateau de Chajnantor.


Un milliard d'euros : c'est le prix que vont investir l'ESO (European Southern Observatory), la NRAO (National Radio Astronomy Observatory) et le NAOJ (National Astronomical Observatory of Japan) pour réaliser l'Alma (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) en coopération avec le Chili.

Il s'agit de mettre en place un réseau de 66 antennes qui observeront l'Univers dans les longueurs d'ondes millimétriques et submillimétriques. L'objectif est d'atteindre une résolution de 0,005 seconde d'arc (l'angle ouvert par une balle de golf observée à 15 kilomètres de distance) en couplant les signaux fournis par toutes les antennes, selon le principe de l'interférométrie.

Les sujets d'observation ne manqueront pas pour cet instrument qui analysera les émissions provenant des régions les plus froides de l'Univers : des nuages de gaz de poussières où naissent les étoiles aux lointaines galaxies, en passant par l'étude des comètes ou des petits corps du Système solaire.

Pour réaliser cet ambitieux programme, l'Alma doit relever plusieurs défis : il faut en effet réaliser des antennes dont la surface réfléchissante ne doit pas comporter de défaut supérieur à 25 micromètres (l'épaisseur d'un cheveu humain) et installer chacune de ces antennes de 115 tonnes à 5000 mètres d'altitude pour disposer de l'air le plus sec possible. Le plateau chilien de Chajnantor est donc le site idéal sur le plan astronomique.

Encore faut-il prévoir du matériel qui résiste aux conditions extrêmes qui y règnent : des vents très violents et des températures allant de +20 à -20°C.



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Expo "Nanomondes : au coeur de l'infiniment petit"
La société de demain en sera-t-elle bouleversée ? Films, quiz, manipulations, jeux, images... Une exploration inédite, ludique et interactive au coeur de l'infiniment petit !
Cap Sciences, Quai de Bacalan 33000 Bordeaux. Téléphone : 05.55.01.07.07


Du 7octobre 2009 au 10 janvier 2010
"Argos, 30 ans déjà"
Si les balises Argos sont devenues célèbres pour le suivi des navigateurs, leur première uilisation reste l'étude et la protection de notre planète.
Cité des Sciences et de l'Industrie, 30 avenue Corentin-Carriou 75019 Paris. Téléphone : 01.40.05.70.00. Entrée gratuite.

Du 1er décembre 2009 au 26 février 2010
Exposition retraçant l'histoire et l'activité minière dans le département de la Creuse
Archives départementales 30, rue Frankin Roosevelt 23000 Guéret.
Du lundi au vendredi. Entrée gratuite. Renseignements : 05.44.30.26.50

Du 7 au 18 décembre 2009
Conférence des Nations unies sur le changement climatique, Copenhague, Danemark.

Du 8 au 11 avril 2010
"Vive le bricolage" Premier Salon pratique du bricolage.
Parc des expositions de la Porte de Versailles, Paris 15ème.

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"Fait de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité". Antoine de Saint-Exupéry

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