Vendredi 18 avril 2008


Voici un livre qui se révélera fort précieux pour tous ceux qui consultent l'état civil ancien, parcourent des documents notariés vieux de plusieurs siècles, lisent les vieilles lettres de leur grenier ou analysent avec attention les livres de compte de leur grand-père artisan du village...

Assez vite au cours de leurs recherches se posent des difficultés de lecture, parce que les documents anciens sont manuscrits que les façons d'écrire ont évolué au cours des siècles, et qu'elles étaient différentes selon les rédacteurs. Aussi devenait-il urgent de publier un ouvrage exerçant chacun à la lecture des manuscrits d'autrefois.

Celui que nous faisons découvrir ici est original car il reprend un manuel d'école primaire des années 1840 à entraîner les enfants de dix ans à la lecture des textes écrits des XVIIè au XIXè siècles. Intitulé "Bibliothèque manuscrite des écoles primaires", il avait un double usage : servir de manuel de cours et, comme l'indique le sous-titre, "exercer à la lecture des manuscrits", pour mener progressivement l'élève de la lecture la plus simple au déchiffrage le plus complexe.

Pour le lecteur d'aujourd'hui, l'ouvrage présente donc un double intérêt : il lui offre un résumé des savoirs inculqués alors à ses ancêtres et il lui permet d'aborder en douceur la lecture des écritures manuscrites anciennes. Après tout, il y a un siècle et demi, c'était à la portée d'un enfant de dix ans !


"Déchiffrer les écritures de nos ancêtres"

Sous la direction de Marie-Odile Mergnac
Aux Editions Achives et Culture, 2006
prix : 22,50 €
 

par PAPOUNET publié dans : bibliothèque
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 18 avril 2008


Adopté dans l'indifférence par le Sénat , le 8 janvier 2008, le projet de loi relatif aux archives, qui sera examiné par les députés à partir du 29 avril, suscite une vague de protestation.

Un pétition, initiée par l'Association des usagers du service public des archives nationales (Auspan), visant à dénoncer le projet de loi a recueilli, en trois jours, 500 signatures d'historiens, sociologues, philosophes, généalogistes ou simples usagers, français mais aussi américains, anglais ou canadiens. Parmi les signataires : Alya Aglan, Jean-Pierre Azéma, Philippe Artières, Christine Bard, Alain Blum, Raphaëlle Branche, Herrick Chapman, Emmanuel Faye, Marc Lazar, Gérard Macé...

Le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH) dénonce un projet qui "aggrave les conditions actuelles d'accès aux archives et porte atteinte aux droits des citoyens", la Ligue des droits de l'homme s'inquiète de la menace qui pèserait sur "l'instrument de connaissance et de mémoire partagée que représentent les archives publiques dans un démocratie".

A l'origine, le projet du ministère de la culture se présentait comme un texte d'ouverture, visant à libéraliser la loi du 3 janvier 1979, relative aux archives, en permettant aux citoyens "d'accéder avec plus de facilité aux sources de leur histoire". Ainsi, le délai de trente ans, jusqu'ici préalable à toute consultation d'archive publique, était remplacé par le principe de la "libre communicabilité".

Quand aux cinq régimes d'exception, qui s'échelonnaient de soixante à cent cinquante ans, suivant qu'ils mettaient en cause la vie privée, la sûreté de l'Etat, les affaires judiciaires, les données médicales ou patrimoniales, ils n'étaient plus que trois : vingt-cinq, cinquante et cent ans. Dans toutes les catégories, les délais se trouvaient raccourcis. Certes, une nouvelle catégorie d'archive "incommunicables" était créée, portant sur les armes de destructions massive et la protection des agents secrets.

Or le Sénat, contre l'avis du gouvernement, a transformé les texte de façon très significative. Il a d'abord réduit la portée de certaines mesures (sur les actes notariés, les archives des juridictions et les registres de mariage), notamment sous la pression des notaires.

De plus, il a durci quelques aspects du régime existant. Ainsi, au nom de l'allongement de l'espérance de vie, le texte voté par les sénateurs fait passer d soixante à soixante-quinze ans le délai de consultation pour les "documents dont la communication porte atteinte à la vie privée".

Nombreux sont les historiens qui considèrent le texte du Sénat comme une immense régression : "Avec une telle loi, Benjamin Stora n'aurait pas pu réaliser ses travaux sur la guerre d'Algérie, déplore Denis Peschanski. "Idem pour nous, historiens de la seconde guerre mondiale. On ne peut pas nous faire la leçon sur le devoir de mémoire et empêcher le citoyen d'avoir accès aux archives. Par exemple, les politiques souhaitent qu'on rende compte de ce qu'on vécu les harkis. Si on recule les limites d'accès aux documents, comment faire cette histoire-là ?"

Si le texte du Sénat devait être voté en l'état, certaines archives concernant la guerre d'Algérie ne seraient disponibles que soixante-quinze ans après la fin du conflit, soit en 2037.

La commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté une série d'amendements qui, s'ils étaient confirmé en séance, reviendraient sur certains des éléments les plus controversés votés par les sénateurs. Pour les documents relatifs à la "vie privée", le délai de communication serait de nouveau ramené à cinquante ans.

Rien n'est joué, il faut rester vigilant !

par PAPOUNET publié dans : généalogie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 17 avril 2008


Continuons à dérouler l'alphabet.


D

Damas : étoffe de soie, satin moiré

Décimateur : nom masculin. Personne qui avait le droit de lever la dîme.

De cujus : le défunt. En généalogie ascendante, personne qui établit sa propre ascendance et qui reçoit le numéro 1 dans la numérotation Sosa-Stradonitz.

Défais : nom masculin. Endroit où il est interdit de pénétrer, de chasser ou de Pêcher.

Dénombrement : nom masculin. Recensement de la population à un moment donné et pour un territoire donné.

Dépouilles : nom féminin. Fruits, céréales, herbages... récoltés par opposition à ceux sur pied.
 
Destrier : Cheval destiné à la guerre.

Dextre : Qui est à droite.

Dîme : nom féminin. Impôt égale en principe à la dixième partie de la récolte, perçu par l'église jusqu'en 1789.

Dinandier : nom masculin. Fabricant, marchand d'ustensiles en cuivre jaune ou de laiton.

Discret :nom masculin. Titre d'honneur accordé parfois aux jeunes notaires.

Dominotier : Personne qui fabrique ou vend des estampes et de la dominoterie, c'est-à-dire des papiers colorés, imprimés, utilisés dans la confection de certains jeux de société (dames, loto...).

Donation en avancement d'hoirie : avance mobilière ou immobilière sur un héritage, accordée par une personne à un de ses futurs successeurs.

Donné : Enfant naturel ou bâtard.

Douaire : Droit de la veuve sur la succession de son mari.

Dresseur de bois : Charbonnier chargé de disposer des rondins en meule pour former un fourneau et obtenir du charbon de bois.

Droguet : nom masculin. Tissu moitié laine moitié fil, épais et chaud.

Doit de mainmorte : Droit qui permettait à un seigneur d'hériter d'une personne serve décédée sur ses terres sans descendance directe.


E

Ebroudeur : nom masculin. Ouvrier chargé de faire passer des fils métalliques dans une filière.

Ecaillon : nom masculin. Ouvrier principal d'une ardoisière.

Echanson : nom masculin. Officier qui était chargé de servir à boire à la table du roi ou d'un prince.

Echevin : nom masculin. Magistrat municipal élu (sous l'ancien régime).

Echevinage : nom masculin. Corps des échevins d'une ville. Circonscription gérée par des échevins.

Ecu : nom masculin. Ancienne monnaie de compte valant 64 sous. Bouclier de formes diverse porté autrefois par les chevaliers et hommes d'armes.

Egrésseur : nom masculin. Ouvrier marbrier dont la tâche est d'égréser le marbre ou d'autres pierres de taille, c'est-à-dire de pratiquer sur leur surface de fines rayures afin de lui donner un aspect égrisé.

Embardeur de roues : Fabricant de roues, chars, chariots et autres voitures à chevaux.

Emboucher : Mener les porcs à la glandée.

Emphytéose : nom féminin. Contrat de bail de longue durée portant sur un immeuble (18 ans au moins et 99 ans au plus).

Empouilles : nom féminin. Récoltes sur pied, par opposition aux fruits, céréales, herbages... récoltés appelés dépouilles.

Emouleur : nom masculin. Ouvrier dont le métier est d'aiguiser au moyen d'une meule les instruments tranchants.

Enclos : Dîme sur les jardins potagers et arbres fruitiers.

Entrayé : adjectif, loué.

Epingle : nom féminin. Don fait à la suite d'un contrat à une personne en supplément de ce qui lui est dû (pot-de-vin, dessous de table).

Epousailles : nom féminin pluriel. Célébration du mariage.

Escompteur : nom masculin. Personne qui achète des effets de commerce avant leur échéance et ainsi procure des disponibilités à des créanciers.

Escriniers : nom masculin. Artisan qui fabriquait des écrins.

Escullier : nom masculin. Personne qui fabriquait et vendait des écuelles, des baquets, des seaux...

Estame : Fil de quenouille de laine.

Etainier : nom masculin. Personne qui travaille l'étain et en fait des objets.

Etameur : nom masculin. Personne qui étame c'est-à-dire recouvre un métal d'une fine couche d'étain pour l'empêcher de s'oxyder.

Etimier : nom masculin. Meuble de cuisine à trois niveaux.

Expédition : nom féminin. Copie intégrale, authentique d'un acte Notarié ou judiciaire.


A suivre,








par PAPOUNET publié dans : bibliothèque
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 14 avril 2008


Poursuivons l'exploration  d'un domaine qui reste fort complexe.

2) Les mesures de l'Ancien Régime

Là encore, pas d'uniformité. Les unités de mesure françaises furent nombreuses et variées.


a) les longueurs

nom de l'unité

ratio

longueur en
point pica

équivalence en
mètre SI

 

 

 

 

un point

1/1728

0,53

0,188 mm

une ligne

1/144

6,4

2,256 mm

un pouce

1/12

76,8

2,707 cm

un pied-du-roi

1

921,6

32,484 cm

une toise

6

5529,6

1,949 m

une perche-du-roi

18

16 588,8

5,847 m

une perche ordinaire

20

18 432,0

6,497 m

une perche d'arpent

22

20 275,2

7,146 m

un arpent

220

202 752

71,465 m

une lieue ancienne

10 000

9 216 000

3,248 km

une lieue de Paris

12 000

11 059 200

3,898 km

une lieue des Postes

13 200

12 168 120

4,288 km

une lieue tarifaire

14 400

13 271 040

4,678 km

       

Le 1er août 1793, le mètre décimal fut défini ainsi : 1/10 000 000ème de la longueur du quart nord du méridien de Paris (5 132 430 toises de Paris, du Pôle nord à l'Equateur).
Historiquement, le pied-du-roi est la moitié de la Coudée Hahimi de Perse.
Le pied-du-Roi de France correspond aussi à seize quinzièmes du pied anglais.
La perche d'arpent est celle des Eaux et Forêts, c'est la perche des arpenteurs.


b) les surfaces


nom de l'unité

ratio

pied carré

en mètre carré

 

 

 

 

un pied carré

1/484

1

0,105

une toise carrée

9/121

36

3,798

une perche carrée

1

484

51,072

une vergée

25

12100

1276,799

une acre

100

48400

5107,198

       



c) les mesures agraires en Creuse


communes et/ou cantons

valeur en ares (1a = 100 m²)

   
canton de Guéret, Saint-Vaury, Ahun, Grand-Bourg, Saint-Germain, Gouzon, Chatelus. arpent ou septerée de 100 perches à 22 pieds = 51,072
   
Canton de Bonat, et communes de Saint-Laurent, Mazeirat et Ajain, au canton de Pionnat. arpent ou septerée de 1200 toises carrées =45,585
   
Canton de Jarnages, et communes dePionnat, La Dapeyre, et Cressat, au canton de Pionnat. arpent ou septerée de 900 toises carrées
= 34,19
   
Canton d'Aubusson, Vallière, Felletin, Gentioux, Bénévent, Genouillac, et Mainsac, et communes d'Ars, Saint-Sulpice-les-Champs, Saint-Avis, et Martial-le-Lont, au canton d'Ars. arpent ou septerée de 1600 toises carrées
= 60,780
   
Communes de Franchese, Chamberaud, Mareilles, Souparsac, et Saint-Sulpice-le-Donzeil, au canton d'Ars. de 1280 toises carrées = 48,624
   
Canton de Bellegarde, Croc et la Courtine. de 1400 toises carrées = 53,182
   
Canton de Chénérailles de 1480 toises carrées = 56,221
   
Communes de Monteil, Chatain, et Saint-Pierre-l-Boste au canton de Royère. de 125 perches à 22 pieds = 63,840
   
Les autres communes du canton de Royère, et le canton de Chatelut-le-Marcheix. de 50 perches à 22 pieds = 25,536
   
Canton de la Souterraine de 100 perches à 25 pieds = 65,950
   
Canton de Boussac de 2025 toises carrées = 76,924
   
Canton de Chambon et l'Epaud de 1800 toises carrées =68,377
   

Septerée ou seterée, étendue de terrain que l'on peut ensemencer avec un septier ou setier (voir les mesures romaines) de blé qui correspond, selon les régions, à environ 0,17025 are.

NB : L'orthographe des noms de l'époque (François Gattey, 1812) a été respectée.


d) les mesures de bois de chauffage


nom de l'unité

stère

équivalence

 

 

 

le stère

1

1 m³

le décistère

0,1

0,1 m³

le moule de 3 pieds 8 pouces

1,68974

1,69 m³

le moule de 4 pieds

2,19374

2,19 m³

la corde

5

5 m³

la corde des Eaux et Forêts

3,830

3,83 m³

     

Depuis 1996, le stère appartient à la catégorie des unités non autorisées (décision du Comité International), on doit utiliser le mètre cube. Le stère vaut 29 pieds cubes.


e) les mesures de capacité pour les liquides


nom de l'unité

ratio

pouce cube

équivalence

 

 

 

 

un pouce de cube

1/48

1

19,836 ml

une roquille

1/32

29,755 ml

un posson

1/8

6

119,018 ml

un demiard

1/4

12

238,036 ml

une chopine

1/2

24

476,073 ml

une pinte

1

48

952,146 ml

un quade

2

96

1904,292 ml

une velte

8

384

7617,168 ml

un pied cube

36

1 x 1728

34,277 litres

un quartaut

72

2 x 1728

68,555 litres

une feuillette

144

4 x 1728

137,109 litres

un muid

288

8 x 1728

274,218 litres

       


f) unité de débit

Outre les unités dérivées évidentes du type volume/temps, les fontainiers ont utilisés le pouce d'eau, débit d'un orifice d'un pouce de diamètre percé dans une paroi verticale mince, quand le niveau amont est maintenu une ligne au dessus du haut de l'orifice. Il correspond à environ 19,2 mètres cubes par jour.
Prony était parvenu à définir un ajutage, de 17 millimètres de long, 20 de diamètre, débitant 20 mètres cubes par jour pour un niveau amont de 30 millimètres au dessus du trou. Cette unité fut appelée nouveau pouce d'eau.


g) les unités de mesure de capacité pour les matières sèches


nom de l'unité

ratio
(boisseau)

ratio
(pied cube)

10 pouces cubes

équivalence

 

 

 

 

 

un litron

1/16

5/216

4

79,345 cl

un quart

1/4

5/54

16

3,174 litres

un boisseau

1

10/27

64

12,695 litres

un minot

3

10/9

192

38,086 litres

une mine

6

20/9

384

76,172 litres

un setier

12

40/9

768

152,343 litres

un muid

144

480/9

9216

18,281 hl

un pied cube

27/10

1

1728/10

34,277 litres

         


h) les unités de masse


nom de l'unité

ratio
livre)

ratio
(once)

ratio
(denier)

ratio
(prime)

équivalence

           

une prime

1/384/24²

1/24³

1/24²

1

2,213 mg

un grain (de Paris)

1/384/24

1/24²

1/24

24

53,114 mg

un denier

1/384

1/24

1

576

1,274 g

un gros (une grosse)

1/128

1/8

3

1728

3,824 g

une once (de Paris)

1/16

1

24

8x1728

30,594 g

un marc (ou demi-livre)

1/2

8

24x8

64x1728

244,752 g

une livre des poids de marc

1

16

24x16

128x1728

489,505 g

la pile dite de Charlemagne

25

16x25

24x16x25

25x128x1728

12,237 kg

un quintal

100

16x100

24x16x100

100x128x1728

48,950 kg

un tonneau

100 x 20

16x100x20

24x16x100x20

20x100x128x1728

979,011 kg

un talent

70

16x70

24x16x70

70x128x1728

34,265 kg

           

La livre des poids de marc ou livre de Troyes, attestée depuis le début du XIIIème siècle, valut dans tout le royaume à partir de 1266. La livre de Troyes est en principe douze dixièmes de la livre carolingienne. Cette dernière fut instaurée en 793 par Charlemagne.
La masse d'eau contenue dans un pied cube s'appelle "le talent". La livre française à un soixante-dixième de ce talent français.
par PAPOUNET publié dans : histoire locale
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 11 avril 2008

Il n'est pas rare en consultant les archives ou des documents anciens (contrat de mariage, inventaire après décès, extrait cadastral...), de se trouver face à des unités de mesure inconnues ou mal connues et qui sont difficiles à convertir en unités actuelles.

Ces mesures avaient cours en France avant la mise en place de la décimalisation, le 7 avril 1795 (18 germinal An III). A cette date les unités anciennes furent remplacées de façon irrévocable par le système métrique décimal qui est le système légal de poids et de mesures.

C'est celui qui, aujourd'hui encore, est en vigueur.

Petit rappel des unités :
 
- le mètre : unité de mesure des longueurs.
- le litre : unité de mesure de volume des liquides.
- le gramme : unité de mesure de masse.
- le bar : unité de mesure de la pression.
- l'are : unité de mesure des superficies.

Utilisant des préfixes grecs pour les multiples : déca (x10), hecto (x 1000), myria (x 10 000) et des préfixes latins pour les fractions : déci (1/10), centi (1/100), milli (1/1000).

Le système métrique s'est maintenu quasiment tel quel au cours des siècles, pour constituer, de nos jours, la base du Système international d'unités (SI). En 1960, la XIème Conférence générale des Poids et Mesures a défini les sept unités de base du SI, fondé sur le système métrique (décimal) :

- le mètre (m) mesure la longueur.
- le kilogramme (kg) mesure la masse.
- la seconde (s) mesure le temps.
- l'ampère (A) mesure l'intensité du courant électrique.- le kelvin (K) mesure la température thermodynamique, les pays métriques utilisent le degré Celsius (°C) de quantité égale.
- le mole (mol) mesure la quantité de matière.
- le candela (cd) mesure l'intensité lumineuse.


1) Les mesures romaines

Dans l'Antiquité romaine, on utilisait onze unités de mesure : le doigt, la paume, le pied, la coudée, le simple pas, le double pas, la perche, la longueur d'arpent, le stade, le mille et la lieue.


                                                                                           
a) les longueurs


unité romaine

nom latin

pieds

équivalence

 

 

 

 

un doigt

digitus

1/16

18,525 mm

une paume

palmus

1/4

7,41 cm

un pied

pes

1

29,64 cm

une coudée

cubitus

44,46 cm

un simple pas

gradus

0,741 m

un double pas

passus

5

1,482 m

une perche

pertica

10

2,964 m

une longueur d'arpent

actus

120

35,568 m

un stade

stadium

625

185,25 m

un mille

milliarium

5000

1,482 km

une lieue

leuga

7500

2,223 km

       






















Le pied romain est seize parts de la Coudée de Nippour divisée par 28. Il égale 29,64 cm.
La Grande lieue gauloise est comprise entre 2450 +/- 50 mètres (2,450 kilomètres) selon les peuplades. Elle avait cours avant la conquête romaine.



 b) les surfaces

unité romaine

nom latin

acres

équivalence

 

 

 

 

un pied carré

pes quadratus

1/14400

˜ 875 cm²

une perche carrée

scripulum

1/144

˜ 8,75 m²

une aune de sillon

actus minimus

1/30

˜ 42 m²

une vergée

clima 1/4 ˜ 315 m²
un acre actus quadratus 1 ˜ 1260 m²
un jugère jugerum 2 ˜ 2520 m²
une matutine heridium 4 ˜ 5040 m²
une centurie centuria 400 ˜ 50,40 ha
un quadruplex saltus 1600 ˜ 201,60 ha
       


L'arpent romain est le carré de 12 perches (14 400 pieds carrés)



c)  les volumes

unité romaine

nom latin

setiers

pouces cubes

équivalence

 

 

 

 

 

une cuillerée

ligula

1/48

3/4

˜ 1 1/8 cl

une coupette

cyathus

1/12

3

˜ 4½ cl

un sixième de setier

sextans

1/6

6

˜ 9 cl

un tiers de setier

triens

1/3

12

˜ 18 cl

une hémine

hemina

1/2

18

˜ 27 cl

un double tiers de setier

cheonix

2/3

24

˜ 36 cl

un setier

sextarius

1

36

˜ 54 cl

une conge

congius

6

216

˜ 3¼ litres

une urne

urna

24

864

˜ 13 litres

une amphore

amphora

48

1728

˜ 26 litres

une outre

culleus

960

34 560

˜ 520 litres
         




d) les matières sèches

unité romaine

nom latin

muids

pouces cubes

litre

 

 

 

 

 

une gobelette

acetabulum

1/128

˜ 6¾ cl

un quart de setier

quartarius

1/64

˜ 13½ cl

une hémine

hemina

1/32

9

˜ 27 cl

un setier

sextarius

1/16

18

˜ 54 cl

une gallone

semodius

1/2

288

˜ 4¹⁄³ litres

un muid

modius

1

576

˜ 8²⁄³ litres

un boisseau

quadrantal

3

1728 ˜ 26 litres
         

Le boisseau romain est le pes cube. Le muid est le tiers du boisseau romain.



Les prochains tableaux seront consacrés aux mesures de l'Ancien Régime.
par PAPOUNET publié dans : histoire locale
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 8 avril 2008


Afin de s'y retrouver et de pouvoir travailler de façon  minutieuse, il est nécessaire d'adopter une numérotation des fiches de recherche que l'on soit en généalogie descendantes ou ascendantes.

Il en existe principalement quatre. Trois pour la généalogie descendante, celle de Jacques d'Aboville, de Pélisier et de Meurgey de Tupigny, et une pour la généalogie ascendante, celle de Sosa-Stradonitz.


La méthode d'Aboville

Le comte Jacques d'Aboville est un généalogiste français auteur, dans les années 1940, d'une méthode de numérotation adaptée aux généalogies descendantes.

- On attribue le numéro 1 à la personne dont la filiation est recherchée.
- On donnera alors les numéros 1.1, 1.2, 1.3, 1.4, etc. à chacun de ses enfants au fur et à mesure des naissances.

On procédera de même pour chacun des descendants des enfants ci-dessus, ces descendants porteront le numéro de leur père auquel on aura ajouté un nombre représentant le rang de leur naissance. Ainsi, par exemple, les trois enfants de 1.2 auront les numéros : 1.2.1 ; 1.2.2 ; 1.2.3.
On pourra distinguer les enfants de mères différentes en ajoutant, pour des enfants du premier lit la lettre a ; et aux numéros des enfants du second lit la lettre b.

C'est la méthode la plus utilisée par les chercheurs travaillant en généalogie descendante;


La méthode lettrée dite Pélisier

Jean-Pierre Pélisier, en 1985, applique le même principe que pour la numérotation d'Aboville, mais en utilisant des lettres au lieu des chiffres. Lettres en majuscules pour les garçons et en minuscules pour les filles.


La méthode de Meurgey de Tupigny

Jacques Meurgey de Tupigny, ancien conservateur aux Archives nationales, invente une méthode de numérotation propre aux généalogies descendantes. Elle a été conçue pour des généalogies uniquement agnatiques, c'est-à-dire ne portant que sur des descendants mâles (autrement dit sur les seuls porteurs du nom paternel).

A chaque génération est attribué un chiffre romain :
- le I sera donné à l'ancêtre dont la descendance est étudiée.
- le II à l'un de ses fils.
- le III à l'un des fils de ce dernier.
- le IV à la génération qui en est issue. D'autre part, au niveau de chaque génération, les enfants seront distingués les uns des autres par un nombre écrit en chiffres arabes (IV-1 ; IV-2...).

Le problème de cette méthode est qu'il n'y a pas de ligne directrice permettant de rattacher un enfant à ses parents.


La méthode Sosa-Stradonitz

Jérôme de Sosa était un généalogiste espagnol du 17ème siècle qui mit au point une méthode de numérotation des ancêtres qui porte son nom associé à celui de Stradonitz.
En fait, cette numérotation fut inventée en 1590 par l'Allemand Eyzinger et reprise en 1676 par Jérôme de Sosa puis, en 1898, par Stephen KebuleVon Stradonitz.

Elle se rapporte à la généalogie ascendantes et repose sur les quelques règles suivantes;

- le numéro 1 est affecté à la personne de qui l'on cherche les ascendants.
- le numéro 2 est donné à son père et le numéro 3 à sa mère.
- les numéros 4 et 5 à ses grands-parents paternels et les 6 et 7 à ses grands-parents maternels.

On remarquera que :
- les hommes portent toujours des numéros pairs.
- les femmes portent toujours des numéros impair.

Il y a donc une progression mathématique qui facilite les recherches (2, 4, 8, 16, 32, 64...). Le père d'une personne à un numéro égal au double de celui de son fils ou sa fille. La mère a un numéro égal au double de celui de son enfant augmenté de 1. Un enfant (garçon ou fille) porte un numéro égal à la moitié de celui de son père.

Cette méthode est, en pratique, très facile d'utilisation.


par PAPOUNET publié dans : généalogie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 avril 2008


C'est l'âge requis pour qu'un individu soit reconnu légalement capable ou responsable de ses actes.

Cet âge a évolué tout au long des temps avec le changement des moeurs. Il diffère d'un pays à l'autre.

Il faut également distinguer :

1) l'âge nubile, qui est l'âge exigé par la loi pour qu'un individu puisse contracter mariage.
2) la majorité matrimoniale, âge au-dessus duquel le consentement des parents n'est plus exigé par la loi pour se marier.
3) la majorité civile, âge à atteindre pour être considéré juridiquement comme civilement capable et responsable et, également, pénalement responsable.


Droit canonique

- Age nubile : 12 ans pour les filles, 14 ans pour les garçons.
- Majorité matrimoniale : 12 ans pour les filles, 14 ans pour les garçons.


Législation royale(ordonnance de Blois 1579)

- Age nubile : 12 ans pour les filles, 14 ans pour les garçons.
- Majorité matrimoniale : 25 ans pour les filles, 30 ans pour les garçons.
- Majorité civile : généralement 25 ans ( les coutumes).


Législation révolutionnaire (Loi du 20 septembre 1792)

- Age nubile : 13 ans pour les filles, 15 ans pour les garçons.
- Majorité matrimoniale : 21 ans pour les deux sexes.
- Majorité civile : 21 ans pour les deux sexes.


Code civil (Loi du 1er germinal an XII, Loi du 21 juin 1907, loi du 5 juillet 1974 et loi n° 2006-399 du 4 avril 2006)

- Age nubile : 15 ans pour les filles, 18 ans pour les garçons. Puis, 18 ans pour les deux sexes à partir de la loi du 4 avril 2006, qui modifie l'article 144 du Code civil (*).

- Majorité matrimoniale : 21 ans pour les filles, 25 ans pour les garçons avec sommations respectueuses (**). Puis, 21 ans pour les deux sexes (à compter de 1907). Enfin, 18 ans pour les deux sexes (à compter de 1974).

- Majorité civile : 21 ans pour les deux sexes. Enfin, 18 ans pour les deux sexes (à compter de 1974).


(*) Il existe toujours la possibilité de demander une dispense au procureur de la République, à la condition qu'il s'agisse d'un motif grave, par exemple une grossesse (article 145 du Code civil).

(**) Sommation respectueuse : acte par lequel un enfant mineur somme ses parents de consentir à son mariage. A défaut d'une réponse favorable, la cérémonie sera célébrée sans leur assentiment.

par PAPOUNET publié dans : généalogie
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 4 avril 2008


Continuons à découvrir ou à redécouvrir ces expressions et mots anciens.


C

Cabaretier : Personne qui tenait un cabaret, établissement où l'on vendait du vin "à l'assiette" c'est-à-dire accompagné de nourriture servie sur une table. Le cabaretier ne pouvait vendre du vin en bouteilles.

Cadenas : nom masculin. Coffret où l'on gardait sous clé les couverts de table.

Calendes : nom féminin. Premier jour du mois chez les Romains. "Renvoyer aux calendes grecques" signifie renvoyer à une époque qui n'arrivera jamais (les calendriers grecs n'avaient pas de calendes).

Calfat : nom masculin. Ouvrier qui calfate les coques des navires en les enduisant d'étoupe, de poix et de goudron pour qu'elles soient étanches.

Capitation : Impôt sur les personnes physiques en fonction des revenus.

Cardeur : Personne qui peigne, démêle la laine au moyen d'un peigne spécial ou d'une machine garnie de pointes.

Cardissier : nom masculin. Personne qui fabriquait,à partir de la laine du mouton, du tissu ressemblant à la bure et appelé cadis.

Carnage : Dîme sur les animaux.

Cartier : nom masculin. Personne qui fabrique des cartes à jouer. C'est également une ancienne mesure e capacité (on disait également, carteau).

Carton : nom masculin. Employé de ferme spécialisé dans la conduite des chevaux.

Cartulaire : nom masculin. Recueil des titres de propriété d'une seigneurie laïque, ou des actes relatifs aux droits temporels d'un monastère, d'une église... Recueil de copies de chartes.

Casuel : nom masculin. Ensemble des revenus aléatoires perçus en plus d'un salaire ixe.

Cavale : nom féminin. Jument et, parfois, plus généralement cheval.

Cele de grossesse : Action de cacher une grossesse.

Cellerier : Religieux chargé de la gestion du cellier dans un monastère ou un couvent.

Cens : nom masculin. Redevance annuelle due en espèces ou en nature au Roi ou à un seigneur par celui qui tient une terre en fief. Quotité d'impôts qu'il faut payer pour être électeur ou éligible (suffrage censitaire).

Cense : nom féminin. Ferme soumise à la redevance annuelle.

Censive : nom féminin. Terre soumise au cens. On disait aussi terre censitaire.

Cerclier : nom masculin. Fabricant de cercles en bois pour les tonneaux.

Cerquemenage : nom masculin. Bornage des propriétés, réalisé par un cerquemeneur qui était une personne jurée.

Cevier : nom masculin. Ancienne mesure de capacité utilisée pour les grains, en vigueur dans certaines régions de France. Sa valeur variait selon les lieux.

Chalier :  nom masculin. Employé de commerce spécialisé dans l'achat et la vente de châles.

Chalit : nom masculin. Cadre de lit, en bois, sur lequel est posé le matelas.

Chamoiseur : nom masculin. Personne qui préparait et vendait des peaux.    
                    
Champart :nom masculin. Droit du seigneur de prélever sur la récolte de ses cerfs un certain nombre de gerbes. Part de la récolte due au seigneur et par extension, part du champ qui lui correspond.

Champi (isse) : Enfant qui a été trouvé dans les champs.Enfant bâtard.

Chapier : nom masculin. Personne qui fabrique ou vend des chapes (long manteau qui s'agrafe par devant.

Chapitre : nom masculin. Communauté de chanoines qui dispose d'un bénéfice ou prébende. Assemblée tenue par ces chanoines pour régler leurs affaires.

Chapuiseur : nom masculin. Celui dont le métier consistait à tailler le bois pour en faire des charpentes de bâts et de selles.

Charron : nom masculin. Personne qui fabrique des chars, chariots, charrettes et les répare.

Charroyer : verbe transitif. Transporter sur un chariot, une charrette. La personne qui charroie est un charroyeur.

Charte : nom féminin. Anciennement "chartre". Titre concédant des privilèges, des franchises, réglant des droits.

Chartiste : Élève de l'École des Chartes.

Chasal : nom masculin. Petite grange (du latin "casale").

Chassemanderie : Privilège accordé en Picardie à un meunier d'aller chercher le grain chez le producteur et de livrer en échange la farine.

Chasse-manée : nom masculin. Courtier en grains.

Chasserel : Registre de perception.

Chassissier : nom masculin. Ouvrier qui, autrefois, posait du papier huilé aux fenêtres, en guise de vitre.

Chatelain : nom masculin. Propriétaire d'un château. Seigneur qui vient après le baron dans la hiérarchie nobiliaire. Il habite une châtellenie.

Chauffour : nom masculin. Four à chaux.

Chaumier : nom masculin. Personne qui couvrait les bâtiments de chaume (on dit aussi, chaumeur)

Chauveau : nom masculin. Ancienne mesure de capacité utilisée jadis pour le vin, l'huile...

Cheptelier : nom masculin. Personne qui, apr contrat de bail à cheptel, accepte de garder, nourrir, engraisser, soigner les animaux moyennant une rémunération.

Cherche de feux : enquête effectuée à une date donnée dans le but de connaître l'identité des chefs de famille d'une région déterminée.

Chevrier : nom masculin. Personne qui garde les chèvres.

Chocque : Ensemble de maisons aux murs mitoyens ou souche.

Chopine : nom féminin. Ancienne mesure de capacité employée pour les liquides. Sa valeur variait selon les régions. La chopine de Paris valait 0,4656 litres. Aujourd'hui, chopine désigne le demi-litre.

Ciergier : nom masculin. Personne qui fabrique et vend des cierges, des bougies.

Cingle : Fossés qui entourent une cense.

Cirons : nom masculin pluriel. Ancien nom de la gale.

Clepsydre :nom féminin. Ancienne horloge constituée essentiellement d'un ballon de verre gradué, rempli d'eau, percé pour laisser écouler un fin filet de liquide, l'heure étant donnée par le niveau atteint à l'instant considéré.

Clerc : nom masculin. Individu, religieux ou laïc, qui, au moyen-âge a reçu une certaine instruction (personne lettrée).

Closerie :nom féminin. Petite métairie close on disait aussi un closeau.

Codicille :nom masculin. Écrit qui modifie, complète ou annule un testament.

Cognatique : adjectif. Qui concerne la parenté par les femmes (cognation).

Collique cordée :appendicite (ancien expression employé encore au début du XXème siècle).

Comble : nom masculin. Ancienne mesure de capacité employée pour les grains.

Communauté familiale :Groupe de paysans qui sont unis par des liens familiaux et qui exploitent en commun des terres laissées en héritage par leurs ascendants. On disait également : communauté servile, communauté taisible.

Commun en biens :membre d'une communauté familiale. Également : commun parsonnier, compain, frarescheux, parcier, personnier, vavasseur).

Compoix : nom masculin. Livre des tailles, matrice cadastrale.

Coquassier : nom masculin. Coquetier, personne qui fait commerce en gros des oeufs et des volailles.