Cet été, pour leur 18ème année, les Nuits des étoiles vont se dérouler les 8, 9 et 10 août.
Ces soirées seront une nouvelle fois l'occasion de découvrir notre Univers avec l'aide de tous les astronomes amateurs qui, partout en France mais aussi en Europe (Belgique, Suisse, Lettonie,
Albanie) et en Afrique (Bénin, Algérie, Tunisie), vous guideront parmi les étoiles avec leurs instruments pointés vers les beautés du firmament. Près de 300 sites accueilleront gratuitement le
public lors d'une, deux, voire trois soirées selon les sites.
Cette année, nous vous invitons plus particulièrement à observer le ballet immuable des lunes de Jupiter qui furent découvertes voici 399 ans par Galilée. Suivez ses pas pour admirer la planète
géante accompagnée de ses lunes lors de ces 3 soirées, sans oublier les Perséides, célèbre essaim d'étoiles filantes. La Lune présente dans le ciel fera quant à elle sont ballet autour de notre
Terre. Ballet tout aussi magique que le 1er août aura lieu une éclipse totale de Soleil visible très partiellement en France mais surtout une éclipse partielle de Lune visible le samedi 16 août
depuis tout le territoire en début de nuit. Profitez-en pour y observer ses superbes cratères d'impacts, rainures, montagnes... le tout sur fond de constellations du ciel d'été.
Maître mot des Nuits des étoiles, le plaisir. Celui de partager des moments forts avec les astronomes amateurs qui animent bénévolement les sites d'observation ; celui que l'on éprouve à
voir le ciel devenir intelligible. Celui de la fête, aussi, qui réunit là tous les ingrédients pour que l'on s'embarque, en famille, dans cette fabuleuse navigation céleste qu'est l'observation
du ciel.
Sites Nuits des étoiles pour le Limousin :
1) Corrèze : le 9 août, au stade municipal de Monceaux-sur-Dordogne (19400), de 21 heures 30 à 01 heure, entrée gratuite. Association astronomique du Limousin :
05.55.28.27.56
2) Creuse : aucun.
3) Haute-Vienne : le 8 août, au stade municipal de Saint-Pardoux (87250), de 21 heures à 01 heure, entrée gratuite. Adaes de Limoges : 05.55.79.46.65
Un cratère de plusieurs milliers de kilomètres de côté creusé par la chute d'un astéroïde ou d'une comète explique l'asymétrie de la planète Mars,entre un hémisphère hérissé de reliefs et un
autre en forme de bassin, selon les conclusions publiées hier, mercredi 25 juin, par un groupe d'astronomes.
L'impact a creusé un cratère sans équivalent dans les annales de l'astronomie de 8500 km sur 10 600 km, soit la superficie combinée de l'Asie, de l'Europe et de l'Australie, souligne l'étude
publiée dans le journal "Nature".
Le dossier de Nature s'appuie sur les travaux de trois équipes d'astronomes. Selon ces chercheurs, l'objet céleste qui aurait heurté Mars était de dimensions gigantesques, entre 1600 et 2700 km
de diamètre (le diamètre de Mars et de 6780 km).
Margarita Marinova et ses collèges du California Institute of Technology ont procédé à des simulations tridimensionnelles de cet impact, "suffisamment puissant pour souffler la croûte (martienne)
sur la moitié de la planète, mais pas assez pour la détruire.
Selon Francis Nimmo, del'University of California de Santa Cruz, des ondes de choc se sont propagées à la surface de Mars et provoqué des modifications du relief dans l'autre hémisphère.
"Nous n'avons pas prouvé l'hypothèse d'un impact gigantesque, mais je crois que nous avons renversé le courant. La majorité des éléments dont nous disposons soutiennent cette théorie", écrit
Jeffrey Andrews-Hanna, du Massachusetts Institue of Technology, dans un communiqué.
la planète Mars
Simulation de l'impact. Photo Reuters
Les banques devront désormais avertir clairement leurs clients des risques de perte qu'ils encourent lorsqu'ils souscrivent à des produits d'épargne, sous peine de devoir leur verser des
dommages-intérêts, a jugé la Cour de cassation, section commerciale, dans un arrêt rendu ce mardi 24 juin.
La Cour de cassation a annulé une décision rendue le 12 octobre 2006 par la cour d'appel de Paris et renvoyé le dossier devant cette même cour, afin qu'elle rende une nouvelle décision, conforme
à son analyse.
C'est suite à la plainte d'une cliente de la Caisse d'Epargne d'Ile-de-France qui, en mai 2000, avait investi 7650 euros dans un fonds commun de placement Écureuil Europe 2004, proposé par cette
caisse et qui avait perdu 1300 euros alors que la banque mettait l'accent sur des gains possibles, vantant un rendement de 23% sur quatre ans et assurant : "vous n'avez pas à vous inquiéter des
évolutions des marchés financiers". Mais sans évoquer un risque de perte.
La cour d'appel avait estimé que les éléments d'information figurant dans la publicité étaient insuffisants, mais avis considéré que l'épargnante pouvait ce référer à la notice d'information de
la COB (Commission des opérations de bourse) qui, elle, précisait bien les risques.
En s'appuyant sur un texte de la COB non invoqué jusqu'à présent, la Cour de cassation a annulé cette décision, estimant que la publicité devait "être cohérente avec l'avertissement proposé et
mentionner le cas échéant les caractéristiques les moins favorables et les risques inhérents aux options qui peuvent être le corollaire des avantages énoncés".
Pour la Cour de cassation, "l'obligation d'information qui pèse sur la banque ne peut être considérée comme remplie par la remise de la notice visée par la COB".
par PAPOUNET
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Nous sommes actuellement dans une période de forte activité des pollens allergisants. En effet, les graminées profitent de la chaleur et du soleil pour disperser leurs pollens.
Cependant, tous les pollens ne sont pas allergisants. Pour provoquer des symptômes d'allergie, il est indispensable que les grains des pollens arrivent sur les muqueuses respiratoires de l'homme.
Seules les plantes anémophiles (arbres et herbacées) disséminent les grains de pollens par le vent : alors les plantes entomophiles nécessitent l'intervention d'un insecte pour assurer leur
fécondation en transférant le pollen de la fleur mâle d'origine à la fleur femelle réceptrice.
Pour être allergisants, un grain de pollen doit disposer de substances (protéines ou glycoprotéines) reconnues comme immunologiquement néfastes pour un individu donné.
Potentiel allergisant des principales plantes. De 0 = nul à 5 = très fort.
ARBRES
Cyprès: 5 ; Bouleau: 5 ; Aulne: 4 ; Frêne: 4 ; Chêne: 4 ; Tilleul: 3 ; Châtaignier: 2 ; Platane: 3 ; Noisetier 3 ; Saule: 3 ; Peuplier: 2 ; Hêtre: 2 ; Mûrier: 2 ; Orme: 1.
HERBACEES
Graminées: 5 ; Ambroisie: 5 ; Armoise: 4 ; Plantin: 3 ; Chénopode: 3 ; Oseille: 2 ; Ortie: 1 .

Réseau national desurveillance aérobiologique
L'article 63 de la loi de Finances rectificative pour 2007 instaure un malus frappant les véhicules particuliers les plus polluants et prévoit un dispositif inverse pour "récompenser" les
automobilistes qui font l'effort d'investir dans des véhicules plus respectueux de l'environnement.
Ce "bonus-malus" est entrée en vigueur le 1er janvier 2008.
Cependant, après avoir fait ses comptes, il semblerait que le gouvernement veuille en revoir l'application qui, au final, couterait très cher à l'Etat.
Hier, le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagemrent du territoire, Jean-Louis Borloo a précisé que le principe du "bonus-malus" devait être adapté en
permanence mais qu'il ne sera pas remis en cause. "Les transports motorisés sont le seul secteur d'émission de CO2 qui a continué à progresser (...) il faut qu'on adapte le dispositif", a
reconnu le ministre.
Aussi, il est envisagé d'appliquer aux "très grosses voitures" un malus annuel. C'est disposition devrait entrer en vigueur à la fin de l'année.
Mille milliards de masses solaires en moins, c'est ce que vient de perdre le halo de matière noire de la Voie Lactée. Notre galaxie n'a pas suivi une cure d'amaigrissement sévère et efficace, non
! C'est le résultat de la dernière série de mesures du Sloan Digital Sky Survey (SDSS-II) qui a conduit à revoir drastiquement à la baisse les estimations des astronomes. La dynamique des
galaxies naines voisinant la Voie Lactée devra du coup être révisée.
Dans une galaxie comme la Voie Lactée, les étoiles se situent majoritairement dans le disque et le bulbe, le reste se trouvant dans les amas globulaires en orbite ainsi que dans le halo de
matière noire. Parmi celles-ci on trouve des étoiles bleues, actuellement sur la branche horizontale dans le diagramme de Hertzsprung-Russel. Il s'agit d'étoiles de population II dont les
réactions thermonucléaires sont alimentées par la combustion de l'hélium.
Grâce au SDSS-II, plus de 2400 étoiles de ce genre ont été cataloguées dans le halo, dans un volume dont le rayon est de 200 000 années-lumière. Notre propre Soleil n'est lui qu'à 25 000
années-lumière du centre de la Voie Lactée et donc à mi-chemin de la bordure du disque.
Les vitesses de ces 2400 étoiles bleus ont été mesurées par les membres de la collaboration Segue (Sloan Extension for Galatic Understanding and Exploration), un des trois programmes d'étude du
SDSS-II. De tous ces astres, on connaît leur luminosité intrinsèque. Il est donc possible, à partir de leur luminosité apparente, de connaître leurs distances. Vitesses et distances étant
connues, on peut alors faire appel au puissant théorème du viriel, qui permet de remonter à la masse totale de la matière noire du halo.
Le large nombre d'étoiles pris en compte a permis d'établir des statistiques plus précises et le résultat a surpris les chercheurs. La masse de la Voie Lactée a été diminuée d'un facteur deux par
rapport aux estimations actuelles. Elle ne serait donc plus que de mille milliards de masses solaires ! Les temps sont durs pour notre Galaxie qui avait vu son nombre de bras principaux diminué
par deux, c'est maintenant au tour de sa masse de fondre comme neige au soleil !
Outre de donner des informations supplémentaires sur les conditions de formation de notre Galaxie, cette nouvelle mesure relance la question de savoir si certaine petites galaxies naines sont
bien en orbite autour de la Voie Lactée, affaire à suivre !
la Voie Lactée avec la position du Soleil.
A l'origine un projet : le "TPV".
Le projet traction ayant reçu l'appellation de code PV (petite voiture), la voiture minima aura celle de TPV (très petite voiture). Elle doit être économique, tant à l'achat qu'à l'entretien.
C'est pourquoi la fabrication doit être rapide et l'usure générale faible.
Elle doit offrir un confort simple, être accessible au plus grand nombre et susceptible de transporter plusieurs personnes ainsi que leurs bagages, sur tout types de terrains.
Au niveau de la fabrication : le même type de vis est utilisé quasiment partout, le moteur se met en place très facilement et tient avec 4 vis, même chose pour la carrosserie en tôle.
Pour le châssis, on essaie les tubes d'aluminium (incorporant l'échappement), les caissons soudés sont en alliages légers. La carrosserie est en tôle ondulée se qui permet de rigidifier sans
alourdir, la carcasse en duralinox revêtue de toile cirée. Le moteur sera du type bicylindre à quatre temps, refroidi par air. La suspension fait appel à un faisceau de barres de torsions, à des
blocs de caoutchouc, à des ressorts verticaux ou horizontaux ainsi qu'à l'hydropneumatique.
En 1939, un prototype est enfin au point mais la guerre éclate, priorité est donnée aux commandes militaires. Ce prototype évoque déjà la future 2cv a quelques différences près : la caisse est en
duralinox, refroidissement du moteur par eau, boîte trois vitesses, bras porte roues, suspensions par barres de torsion longitudinale, freins hydrauliques sur les roues avant.
Les études sont reprises, la guerre laissant présager une longue période d'austérité et de restrictions, l'économie d'utilisation devient le premier souci des constructeurs. On revient à la
plate-forme caisson et à la caisse en tôle emboutie, le moteur sera refroidi par air, la boîte de vitesse aura une quatrième vitesse surmultipliée.
En octobre 1948, elle sera présentée au salon de l'auto.
Impossible de voir le moteur, le capot est scellé. On précise juste que c'est un moteur de 375 cm3 bicylindre à quatre temps refroidi par air et qu'elle consomme quatre à cinq litres au 100 km.
Le démarrage (manivelle) ne nécessite pas de batterie. Le prix est de 185 000 Francs (28 203 euros).
Elle sera adoptée par tous ! Une version fourgonnette de 250 kg sortira en 1961 et sera choisie par les PTT.
Sa production (en France) s'arrêtera en février 1989. 3,7 millions d'exemplaires auront été vendus dans le monde. La dernière sort de l'usine de Mangualde (Portugal) le 27 juillet 1990 à... 16
heures.
En 2008, elle continue de parcourir les routes du monde entier. Elle est dignement représentée et a toute sa place dans tous les clubs Citroën.
par PAPOUNET
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Des premières initiatives concernant l'environnement, dans les années 1970, à la création du GIEC, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (1988), au premier sommet de
la Terre de la Terre à Rio (1992), pour arriver à celui de Johannesburg (2002) qui donnera lieu à la ratification du protocole de Kyoto (en vigueur en 2005) et qui sera suivi par le
traité de Bâli (2007) qui lui succédera, la prise de conscience s'est faite lentement. Tous les acteurs, politiques, institutionnels, gouvernementaux ou non gouvernementaux, se
mobilisent pour tenter de trouver des solutions.
Parmi ces acteurs, les agences spatiales sont appelées à jouer un rôle important dans la fourniture d'informations fiables sur l'état des ressources et l'évolution des
indicateurs environnementaux.
Les outils d'observation de la Terre occupent une place privilégiée, grâce à l'utilisation combinée des mesures au sol, des technologies spatiales et de la puissance des outils de
simulation. Le fonctionnement du système Terre peut , en effet, être modélisé à toutes les échelles de temps et d'espace. La continuité et la qualité des données spatiales permet d'affiner les
modèles et de générer des scénarios de plus en plus crédibles sur la situation future.
Mieux observer pour mieux comprendre et mieux anticiper : telle est la démarche. Les satellites, véritables observatoires en orbite, sont les seuls capables de fournir de longues séries de
mesures précises, homogènes et globales, compatibles avec la dimension planétaire des phénomènes environnementaux.
A ce titre, le satellite franco-américain d'océanographie Jason 2 a été lancé ce vendredi 20 juin 2008 à 8 heures 46 (TU) par une fusée Delta 2 et placé en orbite circulaire à 1135 km d'altitude.
Ce satellite de 504 kg est principalement équipé de l'altimètre radar Poseidon 3 (Cnes), capable de mesurer la distance entre la surface de l'océan et le centre de la Terre avec une précision de
33 millimètres.
Il affinera les observations de ses deux prédécesseurs Topex/Poseidon (1992) et Jason 1 (2001), permettant de mieux comprendre les interactions entre les courants océaniques et le changement
climatique. Les mesures obtenues jusqu'ici par ces outils avaient mis en corrélation l'augmentation du niveau océanique et l'accroissement du taux atmosphérique de CO2, amenant une meilleure
compréhension de l'effet de serre.
Satellite Jason 2. Nasa.
Le changement climatique ne signifiera pas uniquement un monde plus chaud, mais aussi l'apparition de nouveaux risques sanitaires, allant des vagues de chaleur mortelles et de la famine aux
inondations et aux épidémies.
"A mesure que le monde se réchauffe, et à mesure que l'homme altère son environnement, les populations humaines deviennent de plus en plus vulnérables à la chaleur, aux maladies liées à la
pollution de l'air, aux maladies infectieuses et à la malnutrition", affirme Jonathan A. Patz, professeur d'études environnementales et de santé des populations à l'université du
Wisconsin-Madison (Etats-Unis).
"Ce ne serait pas un monde graduellement plus chaud qui serait la cause directe des futures crises sanitaires, mais une augmentation du nombre d'événements climatiques sévères : grandes tempêtes,
inondations... déclenchés par le changement global" ajoute-t-il. Ce ne sont pas les moyennes autrement dit mais les extrêmes qui constituent des dangers mortels.
Il devient indispensable de trouver les moyens d'atténuer le potentiel d'effets du changement climatique sur l'homme. L'augmentation des précipitations par exemple rend la vie plus facile aux
insectes et animaux, autant de facteurs de maladies chez l'homme. Une stratégie consisterait à développer et utiliser les prévisions climatiques et des systèmes d'alerte afin d'avertir des
risques de maladies et de prendre les mesures à même de limiter les contacts avec les sources pathogènes. Il serait nécessaire de minimiser le risque de déversement des eaux d'égouts et d'autres
phénomènes de contamination des eaux, par le biais d'infrastructures et de réseaux de drainage adaptés.
Le 28 septembre 1969 vers 11 heures, à une centaine de kilomètres au nord de Melbourne, une météorite s'écrasait près du village de Murchison en Australie. Les morceaux furent éparpillés sur
environ 13 km2. C'est une chondrite carbonée appartenant au groupe CM, conformément à la classification des météorites.
Cette météorite est célèbre pour avoir changé notre conception de l'origine de la vie par la présence, en son sein, de nombreux composés organiques, ainsi que des acides aminés qui sont à la
base du vivant. Ces découvertes tendent à démontrer la possibilité d'une origine extraterrestre de la vie sur Terre.
En effet, en procédant à l'analyse des fragments de cette météorite on a découvert 6 acides aminés qui interviennent dans la constitution des protéines de la vie terrestre et de 12 autres
qui n'y interviennent pas. Ces molécules se présentaient à équité sous forme dextrogyre et lévogyre, ce qui exclut une contamination d'origine terrestre car les êtres vivants utilisent presque
exclusivement la forme lévogyre. En outre, la météorite contenait également des composés hydrocarbonés qui semblent abiogéniques à cause d'un rapport isotopique anormal du carbone, ce qui
confirme l'origine extraterrestre de ces matières organiques. C'est plus de 70 acides aminés différents qui ont été isolés (dont, alanine, glycine, valine, leucine, isoleucine, proline, acide
aspartique, acide glutamique qui sont présents dans les protéines terrestres).
Des purines et des pyrimidines ont également été trouvés. Ces molécules sont remarquables parce qu'elle sont la base de l'ADN et de l'ARN qui constituent le matériel génétique de tous les êtres
vivants sur Terre (ARN/ enzymes vers ADN/protéines).
Une contamination par des molécules d'origine terrestre ne devait-elle pas être envisagée ? Un groupe de chercheurs, notamment de l'Imperial College en Angleterre, vient de répondre non, après
des analyses isotopiques de deux de ces molécules, l'uracile et la xanthine. L'uracile est une base azotée que l'on retrouve dans l'ARN mais pas dans l'ADN (où elle est remplacée par la thymine).
La xantine, elle, n'est pas un composant de l'ARN ni de l'ADN mais elle est aussi une base de type purique, comme l'adénine et la guanine, dont elle peut dériver par désamination (on enlève un
NH2), et qui, elles, sont bien des nucléobases de l'ADN et de l'ARN.
Les chercheurs ont mesuré la teneur en carbone 13, un isotope du carbone 12, le plus abondant. L'uracile et la xanthine de la météorite étudiée présentent un excédent en carbone 13 qui indique
sans ambiguïté son origine extraterrestre.
Ces nouveaux résultats montrent que des composés organiques, qui sont des éléments importants du code génétique, étaient déjà présents au début du système solaire et ont probablement joué un rôle
clé dans l'apparition de la vie.
Au début de son histoire, la Terre a subi un important bombardement météoritique et l'exemple de la météorite de Murchison incite à penser qu'une part importante des molécules de la chimie
prébiotique, qui a conduit à la vie, était d'origine extraterrestre. Alors que des océans existaient déjà sur Terre, il y a 4,3 milliards d'années, ils auraient été enrichis en molécules
organiques par la chute de chondrites carbonées.
fragment de la météorite de Murchison
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