Mardi 8 avril 2008


Afin de s'y retrouver et de pouvoir travailler de façon  minutieuse, il est nécessaire d'adopter une numérotation des fiches de recherche que l'on soit en généalogie descendantes ou ascendantes.

Il en existe principalement quatre. Trois pour la généalogie descendante, celle de Jacques d'Aboville, de Pélisier et de Meurgey de Tupigny, et une pour la généalogie ascendante, celle de Sosa-Stradonitz.


La méthode d'Aboville

Le comte Jacques d'Aboville est un généalogiste français auteur, dans les années 1940, d'une méthode de numérotation adaptée aux généalogies descendantes.

- On attribue le numéro 1 à la personne dont la filiation est recherchée.
- On donnera alors les numéros 1.1, 1.2, 1.3, 1.4, etc. à chacun de ses enfants au fur et à mesure des naissances.

On procédera de même pour chacun des descendants des enfants ci-dessus, ces descendants porteront le numéro de leur père auquel on aura ajouté un nombre représentant le rang de leur naissance. Ainsi, par exemple, les trois enfants de 1.2 auront les numéros : 1.2.1 ; 1.2.2 ; 1.2.3.
On pourra distinguer les enfants de mères différentes en ajoutant, pour des enfants du premier lit la lettre a ; et aux numéros des enfants du second lit la lettre b.

C'est la méthode la plus utilisée par les chercheurs travaillant en généalogie descendante;


La méthode lettrée dite Pélisier

Jean-Pierre Pélisier, en 1985, applique le même principe que pour la numérotation d'Aboville, mais en utilisant des lettres au lieu des chiffres. Lettres en majuscules pour les garçons et en minuscules pour les filles.


La méthode de Meurgey de Tupigny

Jacques Meurgey de Tupigny, ancien conservateur aux Archives nationales, invente une méthode de numérotation propre aux généalogies descendantes. Elle a été conçue pour des généalogies uniquement agnatiques, c'est-à-dire ne portant que sur des descendants mâles (autrement dit sur les seuls porteurs du nom paternel).

A chaque génération est attribué un chiffre romain :
- le I sera donné à l'ancêtre dont la descendance est étudiée.
- le II à l'un de ses fils.
- le III à l'un des fils de ce dernier.
- le IV à la génération qui en est issue. D'autre part, au niveau de chaque génération, les enfants seront distingués les uns des autres par un nombre écrit en chiffres arabes (IV-1 ; IV-2...).

Le problème de cette méthode est qu'il n'y a pas de ligne directrice permettant de rattacher un enfant à ses parents.


La méthode Sosa-Stradonitz

Jérôme de Sosa était un généalogiste espagnol du 17ème siècle qui mit au point une méthode de numérotation des ancêtres qui porte son nom associé à celui de Stradonitz.
En fait, cette numérotation fut inventée en 1590 par l'Allemand Eyzinger et reprise en 1676 par Jérôme de Sosa puis, en 1898, par Stephen KebuleVon Stradonitz.

Elle se rapporte à la généalogie ascendantes et repose sur les quelques règles suivantes;

- le numéro 1 est affecté à la personne de qui l'on cherche les ascendants.
- le numéro 2 est donné à son père et le numéro 3 à sa mère.
- les numéros 4 et 5 à ses grands-parents paternels et les 6 et 7 à ses grands-parents maternels.

On remarquera que :
- les hommes portent toujours des numéros pairs.
- les femmes portent toujours des numéros impair.

Il y a donc une progression mathématique qui facilite les recherches (2, 4, 8, 16, 32, 64...). Le père d'une personne à un numéro égal au double de celui de son fils ou sa fille. La mère a un numéro égal au double de celui de son enfant augmenté de 1. Un enfant (garçon ou fille) porte un numéro égal à la moitié de celui de son père.

Cette méthode est, en pratique, très facile d'utilisation.


par PAPOUNET publié dans : généalogie
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