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Dimanche 1 novembre 2009


Poweo, le fournisseur d'énergie privé, créé en 2002 par Charles Beigbeder, souhaite construire à Saint-Sébastien, un village creusois de 700 habitants, une centrale électrique de 40 000 m2 d'une capacité de 800 MW combiné au gaz naturel.

Le but est de produire de l'électricité à partir du gaz et de l'acheminer par RTE (Réseau de transport d'électricité). Le choix de l'implantation a été déterminé en fonction de l'approvisionnement en gaz naturel et du raccordement électrique, la commune offrant une conduite de gaz haute pression et une ligne de 400 000 volts.

L'investissement s'élèverait entre 500 et  650 millions d'euros et le chantier durerait entre 2 et 3 ans, avec 300 personnes en moyenne sur le chantier et jusqu'à 500 en période de pointe.

La Communauté de communes du Pays Dunois qui a donné son feu vert ainsi que les élus de Saint-Sébastien, est actuellement à la recherche d'un terrain de 15 à 20 hectares pour accueillir la centrale, ce qui déplaît aux agriculteurs dans cette région d'élevage.

"Le projet est en cours de maturation, mais nous n'avons pas de certitude quand à sa réalisation vu la situation économique actuelle, explique Gérard Delafont, président de la Communauté de communes, nous essayons de rassembler toutes les conditions de sa faisabilité car le développement de notre territoire est notre raison d'être. Des contacts sont en cours pour trouver un terrain."

"Notre département ne souffre pas d'un manque de verdure, mais d'activités, souligne Gérard Delafont, et les élus locaux, quelle que soit leur tendance politique, oeuvrent dans le sens du développement économique en veillant à la préservation de l'environnement et à la qualité de vie des habitants. Poweo nous a fourni des informations précises nous garantissant le respect de la qualité de vie des habitants et les éléments environnementaux nous ont été confirmés par les services de l'Etat en présence du préfet de la Creuse."

L'installation ne sera pas classée Seveso, car il n'y a pas stockage de matières dangereuses en quantités significatives, mais devra être classée ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement).

Quand à la date du lancement du chantier, elle n'est pas encore arrêtée, l'enquête publique n'ayant pas démarrée.







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Jeudi 22 octobre 2009


Le passage à la télévision tout numérique pourrait faire 500 000 victimes d'ici la fin 2011, date d'extinction de la diffusion analogique sur le territoire français, en raison d'une couverture de la TNT trop faible. C'est ce qu'a indiqué Alain Méar, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), à l'issue d'une audition hier, mercredi, devant les députés.

Le processus d'abandon de l'analogique a été entamé en février dernier à Coulommiers (Seine-et-Marne) et connaîtra une étape décisive le 2 février 2010 avec l'extinction de la région Alsace, avant de parcourir la France d'Est en Ouest, puis du Nord au Sud pour atteindre, au second semestre 2011, la Provence et les Alpes, étapes finales de ce tour de France (*). Mais, comme aux États-Unis en juin dernier où 2,5 millions de foyers américains se sont retrouvés sans signal, ce basculement vers le numérique crée des zones d'ombres en France.

Les députés de tous bords s'en sont inquiétés auprès d'Alain Méar et Michel Boyon, président du CSA, lors d'une réunion ce mercredi. La raison de leur mécontentement est un chiffre que TDF, principal diffuseur de télévision en France, leur a fourni : 1,3 million de foyers risquent l'écran noir d'ici 2011. Alain Méar s'est montré plus prudent dans son estimation. Selon lui, ce sont 500 000 foyers qui risquent de ne plus rien recevoir, précisant que ce chiffre pourrait être réduit à 150 000 (pour des foyers plutôt situés en montagne) en utilisant des émetteurs renforcés.

 Seule solution pour ces exclus du numérique : le satellite.

Le 8 octobre dernier, le CSA avait publié par ailleurs les résultats du baromètre de l'Observatoire de l'équipement des ménages pour la réception de la télévision numérique. Parmi les chiffres importants, on apprenait que 39% des foyers étaient déjà entièrement numérisés (que ce soit via la TNT, le câble, le satellite ou l'ADSL) mais que 17,2% ne recevaient encore la télévision que par la voie hertzienne analogique.


(*) en 2010 : Alsace, 2 février ; Basse-Normandie, 9 mars ; Pays de Loire, 18 mai ; Bretagne, 8 juin ; Lorraine et Champagne-Ardenne, 28 septembre ; Poitou-Charente et Centre, 19 octobre ; Franche-Comté et Bourgogne, novembre ; Nord, 7 décembre. En 2011 : Île de France, 8 mars. Le CSA n'a pas encore décidé des dates précises pour les régions restantes.


La TNT toujours en progression

La TNT dévore l'audience

La TNT haute définition arrive


Par PAPOUNET
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Jeudi 15 octobre 2009


Décidément, depuis 48 heures, le nucléaire fait la une de l'actualité...

Ce ne sont pas 8 kilos de plutonium (comme prévu) mais 39 kilos que les experts de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont trouvés dans des caissons entreposés sur le centre nucléaire de recherche nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône), actuellement en cours de démantèlement. Après une inspection réalisé le 9 octobre, l'ASN a classé au niveau 2 (sur 7 niveaux) de l'échelle internationale de gravité des événements nucléaires cette découverte, et ordonné l'arrêt des travaux.

La semaine passée, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) avait indiqué avoir signalé à l'ASN un incident constaté lors d'opérations d'assainissement de son atelier de technologie du plutonium, à l'arrêt depuis 2003. Le CEA affirmait avoir repéré des dépôts de plutonium supérieurs à ses prévisions, lors du démantèlement de boîtes à gants, enceintes étanches permettant d'accéder de façon sécurisée à des zones contenant de la matière nucléaire.

L'ASN dénonce tant "la sous-estimation de la quantité de plutonium" que "la déclaration tardive de cet événement", signalé en octobre alors que connu dès juin (soit, 4 mois pour informer les pouvoirs publics !). Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo a estimé, dans un communiqué, que "l'exigence de transparence doit être absolue en matière de sûreté nucléaire" et "regrette profondément qu'un tel délai se soit écoulé entre la découvert de cette situation et sa déclaration".

Contacté par l'AFP, le CEA a expliqué avoir déclaré l'incident en octobre préférant "attendre d'avoir une vision globale des stocks" de matière. "Nous sommes de bonne foi dans cette affaire", a ajouté Henri Maubert, un porte-parole du CEA.

Greenpeace France "considère vraiment qu'il s'agit d'une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps". "Il est quand même incroyable que la comptabilité du plutonium qui devrait se faire en grammes - or, là, on parle quand même de l'équivalent de cinq bombes nucléaires - on ne soit pas capable de la faire à la dizaine de kg près, c'est hallucinant", tance Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire au sein de l'association écologiste.

Créé en 1964, l'installation en question baptisée ATPu a eu pour activité principale la production de combustible MOX pour les réacteurs nucléaires. Son activité industrielle a été arrêtée en 2003 et elle était en cours de démantèlement depuis le mois de mars.



Areva prêt à recycler les déchets nucléaires d'EDF

Nucléaire, la Sibérie poubelle d'EDF ?



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Jeudi 15 octobre 2009

 
Areva "attend un contrat d'EDF" pour recycler en France les déchets nucléaires d'EDF actuellement envoyés en Sibérie (*) a affirmé la présidente du groupe nucléaire public Anne Lauvergeon mardi sur Canal +.

Près de 13% du combustible nucléaire usé produit par les centrales françaises sont stockées dans le complexe atomique de Tomsk 7, en Sibérie.

Depuis le milieu des années 1990, ce sont 106 tonnes d'uranium appauvri qui arrivent chaque année en Russie pour être stockées sur un parking ouvert, sans le moindre retraitement (*).

"C'est de l'uranium de recyclage qui part en Russie se faire recycler", a affirmé Madame Lauvergeon, démentant qu'il s'agisse de "déchets".

"Dans tout ça, on (Areva) est prestataire de services, c'est-à-dire que nous avons des transports sécurisés qui les emportent en Russie. Nous, ce qu'on préférerait, c'est de le faire en France", a-t-elle ajouté.

Areva a "la technologie. D'ailleurs les Japonais nous font confiance pour le faire, donc j'attends un contrat d'EDF pour le faire pour EDF. Un appel est lancé ce soir", a ajouté Madame Lauvergeon.

Lundi, un porte-parole d'Areva avait au contraire affirmé à l'AFP que le groupe ne disposait pas de "la technologie pour ré-enchérir et chimiquement retransformer l'uranium de retraitement", ce qui justifait, selon lui, l'envoi de cet uranium appauvri en Russie.

L'actuelle usine Eurodif, spécialisée dans l'enrichissement d'uranium au Tricastin, enrichi seulement l'uranium naturel, avait-il expliqué, ajoutant que cette technique ne serait disponible qu'en 2012 dans l'usine en construction Georges Besse II.

Affaire à suivre,

(*) Nucléaire, la Sibérie poubelle d'EDF ?



Par PAPOUNET
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Mardi 13 octobre 2009


C'est le quotidien Libération qui a soulevé le lièvre et en a fait sa une de lundi matin...

"Des matières radioactives d'origine française sont entreposées sans contrôle en Sibérie" précise le quotidien dont une des journalistes, Laure Noualhat, a co-réalisé avec Eric Guéret le documentaire "Déchets, le cauchemar du nucléaire", qui sera diffusé ce soir sur Arte à 20 heures 45.

On apprend ainsi que plus de cent tonnes d'uranium appauvri produit par les réacteurs français d'EDF sont envoyées, en catimini, chaque année, vers la Russie. "Je ne savais pas que l'on envoyait des matières radioactives en Russie", réagit Corinne Lepage, ministre de l'Environnement de 1995 à 1997.

Après un trajet de plus de 8000 kilomètres (en bateau du Havre jusqu'à Saint-Petersbourg, puis en train) c'est à Seversk, en Sibérie, que les déchets sont stockés. Dans cette ville de 30 000 habitants interdites aux journalistes, ils sont placés dans des containers puis rangés sur un parking à ciel ouvert.

Areva indique que 96% des déchets français sont recyclés. Ainsi, sur 100% de déchets produits annuellement, 4% sont des déchets ultimes qui sont enfouis. Les 96% restants se composent de 1% de plutonium dont on fera du MOX (1) et de 95% d'uranium appauvri. Sur ces 810 tonnes d'uranium appauvri produits chaque année, 690 sont stockées à Pierrelatte (Drôme) tandis que 120 tonnes sont expédiées en Russie.

C'est pour ré-enrichir cet uranium de retraitement qu'il est envoyé en Russie. "Comme nous n'avons pas la technologie, nous faisons appel à une société russe", explique-t-on chez Areva. Mais 10% seulement de l'uranium va pouvoir être ré-enrichi. Ainsi, sur les 120 tonnes envoyées chaque année, seules 12 tonnes sont réinjectées dans le circuit nucléaire français, les 108 tonnes restantes demeurent donc en Russie, où elles sont stockées à ciel ouvert. Selon la réponse laconique d'EDF obtenue par Libération, "ces matières ne sont plus la propriété d'EDF, mais de l'industriel russe". Appelée "queue d'uranium", cette matière appauvrie peut être valorisée, expliquent EDF et Areva. En l'associant à du plutonium, on peut faire du MOX qui pourra être utilisé dans les réacteurs de quatrième génération... en 2040.

"Les queues d'uranium" ne seraientt pas dangereuses en soi. Mais un accident lors du transport (8000 kilomètres) où lors du stockage, un crash d'avion ou un attentat, pourraient disperser des particules radioactives dans l'atmosphère.

Réagissant à l'article de Libération, EDF s'est défendue de transporter des déchets nucléaires en Russie. "Aucun déchet nucléaire d'EDF n'est transporté en Russie", a indiqué une porte-parole à l'AFP. "Les déchets radioactifs issus du traitement des combustibles restent en France" où ils sont conditionnées et entreposés "en toute sûreté" sur le site de La Hague (2), a-t-elle poursuivi. "C'est seulement l'uranium recyclable, issu du traitement des combustibles des centrales nucléaires d'EDF qui est transporté en Russie pour être enrichi", a-t-elle précisé.


(1) Mélange d'oxydes.

(2)  Ce site a été mis en service en 1966. Un récent rapport réalisé pour le Parlement européen montre que le retraitement à La Hague et à Sella field (GB) constitue le rejet radioactif le plus important au monde résultant d'une activité humaine, et conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année.



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Dimanche 20 septembre 2009


La stevia vient de recevoir l'autorisation d'utilisation en France. Un arrêté paru au Journal officiel (*) vient d'autoriser l'utilisation d'un extrait (appelé rébaudioside A) de cette plante sud-américaine à très haut pouvoir sucrant pour la fabrication d'un édulcorant.

La stevia est naturelle, son pouvoir sucrant est de 200 à 300 fois supérieur à celui de la saccharose, le tout pour zéro calorie.

Originaire du Paraguay et du Brésil, elle est aujourd'hui cultivée un peu partout, y compris aux Etats-Unis, au Japon, en Russie ou en Israël. Elle est commercialisée depuis plus de cinquante ans en Amérique du Sud. Aux Etats-Unis, ce produit connaît un véritable succès depuis 2008, de grande firme comme Coca-Cola et PepsiCo s'y intéressent de près, notamment pour s'en servir dans leurs boissons "sans sucre".

Certaines enseignes commercialisent déjà en France la stevia sous forme de feuilles séchées, coupées et pulvérisées. Claudie Ravel, de la compagnie Guayapi, qui la distribue, annonce travailler sur des présentations sous forme de poudre blanche ou de liquide.

La seule forme actuellement vendue en France coûte 9,90 euros les 50 grammes.

La forme brute ne subit aucune transformation, ce qui ne sera pas le cas des formes à venir. Le produit devra être traité pour prendre la forme de la "poudre blanche" décrite dans l'arrêté du Journal officiel.

Elle est restée longtemps interdite en Europe car elle traîne derrière elle une réputation de plante de l'avortement. Elle aurait été utilisée, pour cet usage, en Amérique du Sud. Des recherches auraient également démontré le lien entre la stevia et l'infertilité et le cancer chez le rat. Des conclusions démenties depuis par l'OMS.


(*) arrêté du 26 août 2009 relatif à l'emploi du rébaudioside A (extrait de stevia rebaudiana) comme additif alimentaire (JO n° 0206 du 6 septembre 2009, page 14 774).



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Jeudi 3 septembre 2009


La traque minutieuse des gaz à effet de serre oblige parfois à s'intéresser aux replis les plus obscurs et improbables des systèmes de production. En peu de temps, flatulences et borborygmes bovins sont ainsi devenus des objets d'études aussi respectés que d'autres, en raison de leur importante contribution au changement climatique.

Dans la dernière édition de la revue Nature Geoscience, publiée en ligne dimanche dernier, c'est sur le fumier qu'Eric Davidson, biogéochimiste au Woods Hole Research Center (Massachusetts), entend attirer l'attention des climatologues et des responsables politiques. Les effluents des exploitations agricoles ne sont en effet pas seulement responsables de dégradations visibles des écosystèmes, comme les proliférations d'algues vertes sur certains littoraux bretons. On leur doit aussi de discrètes émanations d'oxyde nitreux (N2O), gaz également connus sous le nom de protoxyde d'azote ou de gaz hilarant...

L'affaire ne prête pourtant nullement à rire. En effet, explique Eric Davidson, "après le dioxyde de carbone, le méthane et le chlorofluorocarbure-12, l'oxyde nitreux et le quatrième gaz à effet de serre anthropogénique le plus important".

Selon les calculs du biochimiste, la production animale est, par fumier interposé, responsable de l'émission annuelle de 2,8 millions de tonnes (Mt) de N2O. Dans le modèle de Monsieur Davidson, le lisier est la première cause d'augmentation de la concentration atmosphérique de gaz hilarant, passé d'un niveau préindustriel de 270 parties par milliard (ppb) à 319 ppb en 2005.

Viennent ensuite les engrais de synthèse, qui seraient responsables de l'émission annuelle de 2,2 Mt de N2O : environ 2,5% de l'azote (N) des fertilisants épandus seraient irrémédiablement convertis en N2O. Loin derrière ces deux causes majeures, l'industrie relâche 0,8 Mt par an et la combustion de biomasse seulement 0,5 Mt par an.

Ces résultats suggèrent que l'agriculture, au sens large, est responsable de la plus grande part du N2O excédentaire stocké dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle. Et ce n'est pas fini. "Alors que la part des protéines animales dans les régimes alimentaires augmente globalement, la gestion du lisier sera une composante importante des efforts à venir pour réduire les émissions anthropiques d'oxyde nitreux", prévient Eric Davidson.

Les changements des habitudes alimentaires en Chine ou en Inde auront un impact sur les émissions de N2O. Le développement des agrocarburants aussi. Des travaux publiés le 26 août dans la revue PLoS One indiquent ainsi qu'en 2030, "au moins 206 000 km2 " de terre arables seront consacrées, aux Etats-Unis, à des "cultures énergétiques", très gourmandes en engrais de synthèse.

La combustion des agrocarburants ainsi produits n'émettra aucun dioxyde de carbone (CO2) supplémentaire dans l'atmosphère, puisqu'elle ne relâchera que du carbone auparavant prélevé dans l'air, par photosynthèse. Elle suscitera cependant, de manière collatérale, d'importantes émissions de N2O. Il n'est pas sûr que le climat y gagne au change : la question, difficile à trancher, est au centre d'âpres débats.

Ce n'est pas tout ! Outre son effet sur le réchauffement, l'oxyde nitreux contribue aussi à détruire la couche d'ozone. Ses émissions ne sont pas réglementées par le Protocole de Montréal qui, entré en vigueur en 1992, a donné un coup d'arrêt à la fabrication des chlorofluorocarbures (CFC), alors principaux destructeurs de l'ozone stratosphérique.

Trois chercheurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) préviennent que le N2O endosse désormais ce rôle. En plus d'être un acteur toujours plus important du changement climatique, il sera, tout au long du XXIè siècle, le principal frein à la résorption du trou de la couche d'ozone.



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Mercredi 2 septembre 2009


C'est le plus important contrat jamais signé par Cellectis (*).

Monsanto, le numéro deux  mondial de l'agrochimie a conclu un accord avec l'entreprise française de biotechnologie pour utiliser dans les plantes, sa technologie de modification génomique. Cette dernière est basée sur les méganucléases, des ciseaux moléculaires qui peuvent modifier les gènes (les empiler, les supprimer, etc.) pour obtenir des plantes dotées de nouvelles caractéristiques.

Le contrat prévoit que Cellectis recevra un droit d'entrée de 3 millions d'euros. Le géant américain doit en outre investir 1 million d'euros au capital de Cellectis. Le groupe dirigé par André Choulika percevra également des paiements d'étape pour le développement de chaque méganucléase ainsi qu'à l'occasion de "jalons" atteints avec succès.

Mais ce n'est pas tout : Cellectis pourra également toucher des redevances sur certains "traits" (des caractéristiques de plantes) commercialisés par Monsanto. Connu pour son maïs, l'industriel de Saint-Louis (Missouri) pourrait également utiliser cette technologie sur le coton, le soja, le colza ou encore le blé. Au total, le montant de l'opération peut atteindre 125 millions d'euros pour Cellectis sur les cinq prochaines années.

Il s'agit du deuxième accord commercial signé par Cellectis, après celui conclu au printemps avec Limagrain. L'entreprise qui a déjà obtenu des contrats de BASF, Bayer et DuPont, travaille maintenant à de nouveaux accords. Car le marché est vaste : les ventes mondiales de "l'agrobiotech" ont été évaluées l'an dernier à 7,5 milliards de dollars.


(*) Créée en décembre 1999, Cellectis est une société française de biotechnologie spécialisée en ingénierie génomique.



 

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Dimanche 30 août 2009


L'organisation Indienne de recherche spatiale (ISRO) chargée de superviser le programme spatial national, l'a reconnu, hier, samedi 29 août : "Le contact radio a été perdu, vendredi à 20 heures GMT, par le Deep Space Network (*) à Byalalu, situé à environ 40 kilomètres de Bangalore."

C'est la première fois que le contact est rompu avec la sonde, lancée en grande pompe en octobre denier, qui avait toutefois subi des avaries plus tôt dans l'année, lorsque l'un des capteurs avait été brûlé par des radiations solaires.

Cette sonde s'était posée sur la Lune le 14 novembre, une première depuis le lancement du programme spatial indien, en 1963. La mission, d'un montant de 80 millions de dollars, avait débuté le 22 octobre avec le lancement de Chandrayaan-1, satellite inhabité, qui avait tourné plusieurs jours autour de la Terre avant d'entrer dans l'espace lunaire, le 4 novembre. Il s'était ensuite stabilisé à 385 000 kilomètres du globe terrestre, avant d'envoyer la sonde chargée d'effectuer de premiers tests à la surface de la Lune.

Ce premier alunissage, consacrant la place de l'Inde dans la course à la conquête spatiale face à ses concurrents chinois et japonais, avait été décrit comme la première étape en vue du lancement d'un engin lunaire inhabité à l'horizon 2012.

L'ISRO envisage également, à terme, d'envoyer des satellites pour étudier Mars et Vénus.

(*) Réseau international d'antennes paraboliques permettant de communiquer avec les sondes interplanétaires.



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Mercredi 26 août 2009


Les personnes de plus de 6 mois ayant des pathologies chroniques, les femmes enceintes et le personnel médical sont les trois groupes qu'il convient de vacciner en priorité contre le virus de la grippe A (H1N1), selon une position commune adoptée hier, mardi, par les experts des 27 pays de l'Union européenne et présentée dans un document diffusé par la Commission européenne.

Les problèmes de santé chroniques peuvent être, par exemple, des maladies respiratoires, cardiovasculaires, congénitales ou réduisant l'immunité de l'organisme. Les experts de la santé de l'UE préconisent de commencer à vacciner les malades chroniques présentant "les symptômes les plus sévères".

"Une fois que ces premiers groupes prioritaires ont été vaccinés, la vaccination se poursuit jusqu'à ce que les objectifs nationaux soient atteints", ajoute la recommandation. Nombre de pays ont en effet déjà arrêté quel pourcentage de la population devaient être vaccinée.

La France, comme l'Espagne et les Pays-Bas, vont vacciner en premier lieu les groupes à risque que sont les personnels de santé, personnes ayant des problèmes de santé chroniques, femmes enceintes.

Les essais cliniques des vaccins contre la grippe A battent leur plein dans le monde entier et des laboratoires annoncent de rapides mises sur le marché, mais en quantité trop réduite pour suffire à la demande dans les premiers mois. Selon l'OMS, 25 laboratoires travaillent à la production du vaccin, les sept plus grands assument 85% de la production mondiale. En France, le vaccin devrait être disponible en octobre.

Les experts européens précisent que leur position a été arrêtée "sur la base des éléments scientifiques actuels". Elle pourrait donc changer si d'autres données venaient compléter les connaissances actuelles.


Grippe A : arnaques et escroqueries en tous genres

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