Mardi 1 juillet 2008

Après les coordonnées des archives départementales, voici celles des trois associations qui oeuvres au niveau régional. 



Amitiés Généalogiques du Limousin

40, rue Charles-Sylvestre
87000 Limoges
téléphone : 05.55.37.08.07
internet : amities-genealogiques-du-limousin.org
Créées en janvier 1993.
Base des mariages XIXème, bibliothèque, chroniques.


Cercle Génalogique Historique et Héraldique de la Marche et du Limousin

26, Rue de Nexon
87000 Limoges
téléphone : 05.55.06.39.84
internet : cghhml.fr
Créé en mai 1979.
Publie un bulletin trimestriel de 50 pages réservé à ses membres. Édite des cahiers de relevés complets des baptêmes, mariages et sépultures des paroisses de Corrèze, Creuse et Haute-Vienne, ainsi que des tables des actes notariés.


GénéaCorrèze

CCS 36, Avenue Alsace-Lorraine
19000 Tulle
téléphone : 05.55.26.40.39
internet : geneacorreze.fr
Créée en mai 1974.
Initialement localisée sur le pays de Tulle elle élargit, depuis 2007, ses recherches  à toute la Corrèze et affirme sa politique de partage des connaissances.


Bonnes vacances généalogiques !

par PAPOUNET publié dans : généalogie
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Lundi 30 juin 2008


Les vacances d'été sont souvent l'occasion de se déplacer pour effectuer des recherches généalogiques sur place et plus spécialement en fréquentant  les salles de lecture des archives départementales.

La région Limousin est constituée de trois départements, la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne. Voici pour chacun les coordonnées des archives départementales.


Archives départementales de la Corrèze

Le Touron
19000 Tulle
téléphone : 05.55.20.11.91
télécopie : 05.55.20.95.47
web : archives.cg19.fr

Horaires d'ouverture de la salle de lecture :
du lundi au jeudi de 8 heures 30 à 17 heures
le vendredi de 8 heures 30 à 16 heures 30
la communication des documents est suspendue de 11 heures 30 à 13 heures 30.

Fermeture annuelle : deuxième quinzaine de septembre.


Archives départementales de la Creuse

30, rue Franklin Roosevelt
23000 Guéret
téléphone : 05.44.30.26.50
télécopie : 05.44.30.26.51
web : cg23.fr

Horaires d'ouverture de la salle de lecture :
du lundi au jeudi de 8 heures à 17 heures
le vendredi de 8 heures 30 à 16 heures 30
la communication des documents est suspendue de 12 heures 30 à 13heures 30.

Fermeture annuelle : deux semaines en janvier.


Archives départementales de la Haute-Vienne

1, Allée Alfred Leroux
87000 Limoges
téléphone : 05.55.50.97.60
télécopie : 05.55.01.39.85
web : archives-hautevienne.com

Horaire d'ouverture de la salle de lecture :
lundi, mardi, mercredi et vendredi de 8 heures 30 à 17 heures
le jeudi de 9 heures à 17 heures

Fermeture annuelle : semaine du 15 aout et dernier jour ouvré de l'année.


N'oubliez pas de vous munir d'une loupe, d'un fascicule de concordance des calendriers grégorien et républicain ainsi que des toujours utiles fiches de relevés et pourquoi pas d'un appareil photo...

Bonnes recherches et bonnes découvertes !
 

par PAPOUNET publié dans : généalogie
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Dimanche 1 juin 2008

Édité par la Documentation française et rédigé par Gildas  Bernard, Inspecteur général des Archives de France avec une préface de Jean Favier, Directeur général des Archives de France, cet ouvrage aborde en 25 chapitres tout les thèmes qui peuvent aider le généalogiste ainsi que le chercheur en histoire locale.

Après une présentation de l'organisation des archives publiques en France, la définition de quelques termes d'archivistique, cet ouvrage s'articule autour de deux grands thèmes : Les documents et les dépôts.

La première partie, consacrée aux documents, aborde l'étude des Registres paroissiaux et de l'état civil, des fonds notariaux, des fonds de l'enregistrement et des hypothèques, des recensements de population et listes électorales, les archives militaires, les documents domaniaux et fiscaux, les archives des tribunaux et de la police, les archives culturelles, les offices, charges et administration avant la Révolution française, les carrières des fonctionnaires, artistes et intellectuels, des documents sur la noblesse, les Ordres, décorations, récompenses et, enfin, les archives privées.

La seconde parte, qui étudie les dépôts, présente les Archives nationales, départementales, communales, hospitalières, celle de Paris et de l'ancien département de la Seine, les sources particulières aux provinces tardivement réunies à la France, les archives d'outre-mer, des Affaires étrangères et, pour finir, les collections de la Bibliothèque nationale.

Des annexes présentent une bibliographie sommaire ainsi qu'un tableau de concordance des calendriers républicain et grégorien.





"Guide des recherches sur l'histoire des familles"
De Gildas Bernard

Aux Achives nationales
Diffusé par la Documentation française
335 pages, 19 €

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Vendredi 18 avril 2008


Voici un livre qui se révélera fort précieux pour tous ceux qui consultent l'état civil ancien, parcourent des documents notariés vieux de plusieurs siècles, lisent les vieilles lettres de leur grenier ou analysent avec attention les livres de compte de leur grand-père artisan du village...

Assez vite au cours de leurs recherches se posent des difficultés de lecture, parce que les documents anciens sont manuscrits que les façons d'écrire ont évolué au cours des siècles, et qu'elles étaient différentes selon les rédacteurs. Aussi devenait-il urgent de publier un ouvrage exerçant chacun à la lecture des manuscrits d'autrefois.

Celui que nous faisons découvrir ici est original car il reprend un manuel d'école primaire des années 1840 à entraîner les enfants de dix ans à la lecture des textes écrits des XVIIè au XIXè siècles. Intitulé "Bibliothèque manuscrite des écoles primaires", il avait un double usage : servir de manuel de cours et, comme l'indique le sous-titre, "exercer à la lecture des manuscrits", pour mener progressivement l'élève de la lecture la plus simple au déchiffrage le plus complexe.

Pour le lecteur d'aujourd'hui, l'ouvrage présente donc un double intérêt : il lui offre un résumé des savoirs inculqués alors à ses ancêtres et il lui permet d'aborder en douceur la lecture des écritures manuscrites anciennes. Après tout, il y a un siècle et demi, c'était à la portée d'un enfant de dix ans !


"Déchiffrer les écritures de nos ancêtres"

Sous la direction de Marie-Odile Mergnac
Aux Editions Achives et Culture, 2006
prix : 22,50 €
 

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Vendredi 18 avril 2008


Adopté dans l'indifférence par le Sénat , le 8 janvier 2008, le projet de loi relatif aux archives, qui sera examiné par les députés à partir du 29 avril, suscite une vague de protestation.

Un pétition, initiée par l'Association des usagers du service public des archives nationales (Auspan), visant à dénoncer le projet de loi a recueilli, en trois jours, 500 signatures d'historiens, sociologues, philosophes, généalogistes ou simples usagers, français mais aussi américains, anglais ou canadiens. Parmi les signataires : Alya Aglan, Jean-Pierre Azéma, Philippe Artières, Christine Bard, Alain Blum, Raphaëlle Branche, Herrick Chapman, Emmanuel Faye, Marc Lazar, Gérard Macé...

Le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH) dénonce un projet qui "aggrave les conditions actuelles d'accès aux archives et porte atteinte aux droits des citoyens", la Ligue des droits de l'homme s'inquiète de la menace qui pèserait sur "l'instrument de connaissance et de mémoire partagée que représentent les archives publiques dans un démocratie".

A l'origine, le projet du ministère de la culture se présentait comme un texte d'ouverture, visant à libéraliser la loi du 3 janvier 1979, relative aux archives, en permettant aux citoyens "d'accéder avec plus de facilité aux sources de leur histoire". Ainsi, le délai de trente ans, jusqu'ici préalable à toute consultation d'archive publique, était remplacé par le principe de la "libre communicabilité".

Quand aux cinq régimes d'exception, qui s'échelonnaient de soixante à cent cinquante ans, suivant qu'ils mettaient en cause la vie privée, la sûreté de l'Etat, les affaires judiciaires, les données médicales ou patrimoniales, ils n'étaient plus que trois : vingt-cinq, cinquante et cent ans. Dans toutes les catégories, les délais se trouvaient raccourcis. Certes, une nouvelle catégorie d'archive "incommunicables" était créée, portant sur les armes de destructions massive et la protection des agents secrets.

Or le Sénat, contre l'avis du gouvernement, a transformé les texte de façon très significative. Il a d'abord réduit la portée de certaines mesures (sur les actes notariés, les archives des juridictions et les registres de mariage), notamment sous la pression des notaires.

De plus, il a durci quelques aspects du régime existant. Ainsi, au nom de l'allongement de l'espérance de vie, le texte voté par les sénateurs fait passer d soixante à soixante-quinze ans le délai de consultation pour les "documents dont la communication porte atteinte à la vie privée".

Nombreux sont les historiens qui considèrent le texte du Sénat comme une immense régression : "Avec une telle loi, Benjamin Stora n'aurait pas pu réaliser ses travaux sur la guerre d'Algérie, déplore Denis Peschanski. "Idem pour nous, historiens de la seconde guerre mondiale. On ne peut pas nous faire la leçon sur le devoir de mémoire et empêcher le citoyen d'avoir accès aux archives. Par exemple, les politiques souhaitent qu'on rende compte de ce qu'on vécu les harkis. Si on recule les limites d'accès aux documents, comment faire cette histoire-là ?"

Si le texte du Sénat devait être voté en l'état, certaines archives concernant la guerre d'Algérie ne seraient disponibles que soixante-quinze ans après la fin du conflit, soit en 2037.

La commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté une série d'amendements qui, s'ils étaient confirmé en séance, reviendraient sur certains des éléments les plus controversés votés par les sénateurs. Pour les documents relatifs à la "vie privée", le délai de communication serait de nouveau ramené à cinquante ans.

Rien n'est joué, il faut rester vigilant !

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Mardi 8 avril 2008


Afin de s'y retrouver et de pouvoir travailler de façon  minutieuse, il est nécessaire d'adopter une numérotation des fiches de recherche que l'on soit en généalogie descendantes ou ascendantes.

Il en existe principalement quatre. Trois pour la généalogie descendante, celle de Jacques d'Aboville, de Pélisier et de Meurgey de Tupigny, et une pour la généalogie ascendante, celle de Sosa-Stradonitz.


La méthode d'Aboville

Le comte Jacques d'Aboville est un généalogiste français auteur, dans les années 1940, d'une méthode de numérotation adaptée aux généalogies descendantes.

- On attribue le numéro 1 à la personne dont la filiation est recherchée.
- On donnera alors les numéros 1.1, 1.2, 1.3, 1.4, etc. à chacun de ses enfants au fur et à mesure des naissances.

On procédera de même pour chacun des descendants des enfants ci-dessus, ces descendants porteront le numéro de leur père auquel on aura ajouté un nombre représentant le rang de leur naissance. Ainsi, par exemple, les trois enfants de 1.2 auront les numéros : 1.2.1 ; 1.2.2 ; 1.2.3.
On pourra distinguer les enfants de mères différentes en ajoutant, pour des enfants du premier lit la lettre a ; et aux numéros des enfants du second lit la lettre b.

C'est la méthode la plus utilisée par les chercheurs travaillant en généalogie descendante;


La méthode lettrée dite Pélisier

Jean-Pierre Pélisier, en 1985, applique le même principe que pour la numérotation d'Aboville, mais en utilisant des lettres au lieu des chiffres. Lettres en majuscules pour les garçons et en minuscules pour les filles.


La méthode de Meurgey de Tupigny

Jacques Meurgey de Tupigny, ancien conservateur aux Archives nationales, invente une méthode de numérotation propre aux généalogies descendantes. Elle a été conçue pour des généalogies uniquement agnatiques, c'est-à-dire ne portant que sur des descendants mâles (autrement dit sur les seuls porteurs du nom paternel).

A chaque génération est attribué un chiffre romain :
- le I sera donné à l'ancêtre dont la descendance est étudiée.
- le II à l'un de ses fils.
- le III à l'un des fils de ce dernier.
- le IV à la génération qui en est issue. D'autre part, au niveau de chaque génération, les enfants seront distingués les uns des autres par un nombre écrit en chiffres arabes (IV-1 ; IV-2...).

Le problème de cette méthode est qu'il n'y a pas de ligne directrice permettant de rattacher un enfant à ses parents.


La méthode Sosa-Stradonitz

Jérôme de Sosa était un généalogiste espagnol du 17ème siècle qui mit au point une méthode de numérotation des ancêtres qui porte son nom associé à celui de Stradonitz.
En fait, cette numérotation fut inventée en 1590 par l'Allemand Eyzinger et reprise en 1676 par Jérôme de Sosa puis, en 1898, par Stephen KebuleVon Stradonitz.

Elle se rapporte à la généalogie ascendantes et repose sur les quelques règles suivantes;

- le numéro 1 est affecté à la personne de qui l'on cherche les ascendants.
- le numéro 2 est donné à son père et le numéro 3 à sa mère.
- les numéros 4 et 5 à ses grands-parents paternels et les 6 et 7 à ses grands-parents maternels.

On remarquera que :
- les hommes portent toujours des numéros pairs.
- les femmes portent toujours des numéros impair.

Il y a donc une progression mathématique qui facilite les recherches (2, 4, 8, 16, 32, 64...). Le père d'une personne à un numéro égal au double de celui de son fils ou sa fille. La mère a un numéro égal au double de celui de son enfant augmenté de 1. Un enfant (garçon ou fille) porte un numéro égal à la moitié de celui de son père.

Cette méthode est, en pratique, très facile d'utilisation.


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Lundi 7 avril 2008


C'est l'âge requis pour qu'un individu soit reconnu légalement capable ou responsable de ses actes.

Cet âge a évolué tout au long des temps avec le changement des moeurs. Il diffère d'un pays à l'autre.

Il faut également distinguer :

1) l'âge nubile, qui est l'âge exigé par la loi pour qu'un individu puisse contracter mariage.
2) la majorité matrimoniale, âge au-dessus duquel le consentement des parents n'est plus exigé par la loi pour se marier.
3) la majorité civile, âge à atteindre pour être considéré juridiquement comme civilement capable et responsable et, également, pénalement responsable.


Droit canonique

- Age nubile : 12 ans pour les filles, 14 ans pour les garçons.
- Majorité matrimoniale : 12 ans pour les filles, 14 ans pour les garçons.


Législation royale(ordonnance de Blois 1579)

- Age nubile : 12 ans pour les filles, 14 ans pour les garçons.
- Majorité matrimoniale : 25 ans pour les filles, 30 ans pour les garçons.
- Majorité civile : généralement 25 ans ( les coutumes).


Législation révolutionnaire (Loi du 20 septembre 1792)

- Age nubile : 13 ans pour les filles, 15 ans pour les garçons.
- Majorité matrimoniale : 21 ans pour les deux sexes.
- Majorité civile : 21 ans pour les deux sexes.


Code civil (Loi du 1er germinal an XII, Loi du 21 juin 1907, loi du 5 juillet 1974 et loi n° 2006-399 du 4 avril 2006)

- Age nubile : 15 ans pour les filles, 18 ans pour les garçons. Puis, 18 ans pour les deux sexes à partir de la loi du 4 avril 2006, qui modifie l'article 144 du Code civil (*).

- Majorité matrimoniale : 21 ans pour les filles, 25 ans pour les garçons avec sommations respectueuses (**). Puis, 21 ans pour les deux sexes (à compter de 1907). Enfin, 18 ans pour les deux sexes (à compter de 1974).

- Majorité civile : 21 ans pour les deux sexes. Enfin, 18 ans pour les deux sexes (à compter de 1974).


(*) Il existe toujours la possibilité de demander une dispense au procureur de la République, à la condition qu'il s'agisse d'un motif grave, par exemple une grossesse (article 145 du Code civil).

(**) Sommation respectueuse : acte par lequel un enfant mineur somme ses parents de consentir à son mariage. A défaut d'une réponse favorable, la cérémonie sera célébrée sans leur assentiment.

par PAPOUNET publié dans : généalogie
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Lundi 10 mars 2008
Pour continuer dans les notions générales, voici quelques dates qui pourront être utiles aussi bien à l'historien local qu'au généalogiste. Elles permettront de comprendre les difficultés rencontrés lors du dépouillement d'archives.

En effet, en matière de généalogie, à moins d'être de noblesse et dans ce cas les recherches sont assez aisées, pour la grande majorité des manants (du latin manere, rester), les traces se perdent dans le temps et les archives manquantes.

Entre le défaut d'archives, la mauvaise conservation de celles-ci, le manque de rigueur dans les transcriptions et... l'écriture, le travail est parfois brutalement interrompu. Il ne faut pas oublier que la période moyenne où débutent les cahiers paroissiaux (ancêtres des registres de l'état-civil) conservés se situe entre 1536 et... 1750 ! Et qu'ils sont restés en exemplaire unique jusqu'aux années 1670.


1334 : La commune de Givry (Saône-et-Loire) possède des listes de sépultures sous la grande peste de cette année là. Bien avant l'apparition des cahiers paroissiaux, ces listes établies par le curé de l'époque donnent une idée de la population de cette commune.

1348 : La peste noire débarquée à Marseille, le 1er novembre 1347, remonte la vallée du Rhône. Elle ravage le pays et tue un tiers de la population française.

1419 : A Mâcon (Saône-et-Loire), arrivée des premiers tsiganes sur le territoire français. Ils descendront la vallée du Rhône en essaimant de part et d'autre de ce couloir naturel de circulation.

1539 : Ordonnance de Villers-Cotterets, elle imposait l'usage du français dans les actes officiels à la place du latin.

1546 : Date à laquelle remontent les registres de catholicité de la commune d'Evaux-les-Bains (Creuse).

1563 : Concile de Trente, prescrit la tenue de registres pour les baptêmes et les mariages.

1579 : Ordonnances de Blois, qui rend obligatoire l'enregistrement des mariages et le dépôt, tous les ans, au greffe du tribunal royal le plus proche, du registre des baptêmes, mariages et sépultures.

9 décembre 1582 : A minuit, la France abandonne le calendrier julien et adopte le calendrier grégorien. Les Français sont ainsi passés au cours de cette nuit du 9 au 20 décembre pour rattraper le retard accumulé au fil des ans.

1600/1700 : C'est au cours de ce siècle (le XVIIème) qu'apparaît la tombe familiale.

1640 : Fin des épidémies pesteuses dans la France de l'extrême Ouest.

1650 : Période moyenne où débutent les cahiers paroissiaux conservés. Ils apparaissent entre 1536 et 1750, selon les régions. En exemplaire unique jusqu'aux années 1670.

1667 : Ordonnance de Saint-Germain-en-Laye, qui impose la tenue du registre en deux exemplaires afin de le préserver au mieux d'une éventuelle destruction (le feu) ou disparition. La minute reste au curé et l'autre, la grosse ou copie, est déposée au greffe du tribunal (par la suite reversée aux archives départementales).

1670 : Fin des pestes dans la France du Nord et de l'Est.

1693/1694 : Période de grandes famines qui s'étend sur toute l'Europe.

1720 : La peste frappe pour la dernière fois à Marseille (Bouches-du-Rhône).

1737 : Date à partir de laquelle furent déposés les registres de catholicité dans le département de la Creuse.

1766 : Rattachement de la Lorraine à la France.

26 février 1790 : Les départements reçoivent le nom d'un fleuve, rivière ou montagne compris dans leur périmètre, ou d'autre détail de leur topographie. La nouvelle dénomination est définitive (quelques cas de changement de nom interviendront au XXème siècle. Ex. : les Côtes-du-Nord deviendront Côtes-d'Armor en 1990).

28 septembre 1791 : Promulgation du Code rural, le droit de clore est reconnu.

20 septembre 1792 : Création de l'Etat-civil, il est fait mention de la mise en place des tables décennales.

2 septembre 1793 (Ier vendémiaire an II) : Mise en place du calendrier révolutionnaire.

3 avril 1789 : Rédaction des cahiers de doléances.

22 septembre 1798/26 juillet 1800 : Pendant ces deux années, les mariages ont été célébrés non à la commune, mais au chef-lieu de canton. Des registres spéciaux ont été tenus.

9 mai 1800 : Promulgation d'une loi qui codifie la tenue des registres d'état-civil et introduit l'obligation de dresser des tables décennales.

21 mars 1804 : Promulgation du Code civil (il régit les rapports des individus entre eux).

31 décembre 1805 (11 nivôse an XIV) : Fin de l'utilisation du calendrier révolutionnaire. Retour au calendrier grégorien.

15 septembre 1807 : Instauration du cadastre.

1815 : 75% des Français vivent à la campagne.

1832 : Epidémie de choléra. A Paris, les premiers cas apparaissent au mois de mars. En 6 mois il y aura 18 402 décès.

1849 : Edipémie de choléra. Il y aura 110 000 morts en France dont 19 184 à Paris qui est touché en mars. En juin, toujours à Paris, le nombre de morts atteint le chiffre de 600 par jour.

1851/1854 : Nouvelle épidémie de choléra. 143 478 décès sur l'ensemble du territoire.

1860 : Rattachement de la Savoie à la France.

1861 : Dans le Sud-Ouest, épidémie de variole noire.

1866 : Mention du divorce en marge de l'acte de mariage et des actes de naissance de chaque époux (mention dite marginale).

1877 : Instauration du livret de famille.

1897 : Pour les personnes mariées après cette date, mentions marginaes des mariages sur les actes de naissance des époux.

29 mars 1945 : Ordonnance prévoyant, pour les personnes décédées après cette date, de la mention marginale du décès sur les actes de naissance.

3 janvier 1979 : Loi relative aux archives. Elle dispose que les archives des notaires sont archives publiques. Leur depôt aux Archives départementales est obligatoire (série E). Elle précise les délais de communication des documents d'archives publiques (30 ans, art.6). Elle instaure des délais plus élevés pour certaines catégories de documents (120 ans pour les dossiers personnels, 100 ans pour les dossiers de justice, 100 ans pour les actes de l'état civil, art.7).

1er janvier 2001 : Entrée dans le XXIème siècle. Par convention, il n'y a pas d'année 0. Tous les siècles commencent par 01. Début du troisième millénaire.





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Lundi 10 mars 2008
En généalogie, dès que l'on entreprend des recherches plus élaborées, on doit avoir recours aux archives départementales. Je ne parlerais, ici, des archives communales, bien qu'elles ne doivent pas être négligées. Mais, à partir d'un certain laps de temps, elles sont reversées aux AD (bien que certaines communes possèdent encore des cahiers paroissiaux).

Le classement des documents dans les archives publiques repose sur une répartition en séries, qui rassemblent des fonds (ensemble de documents provenant d'une même origine, une administration par exemple), composés de registres ou de liasses se voyant affecter une cote, c'est-à-dire un numéro d'ordre.

Dans la pratique, ce système parfaitement logique et cohérent n'est que rarement appliqué au niveau des archives municipales, et pas tout à fait appliqué aux Archives nationales, dont les cadres de classement sont particuliers... et extrêmement complexes.

Les archives départementales, en revanche, utilisent dans toute la France un cadre de classement presque uniforme. Ce qui veut dire que tous les documents afférents à l'état-civil seront dans la série E, que l'on soit à Guéret (AD de la Creuse) ou, par exemple, à Mâcon (AD de Saône-et-Loire).

Ainsi, nous avons :

- les séries de A à H : Epoque moderne (jusqu'en 1789).
- la série L : Pour l'administration et les juridictions de l'époque révolutionnaire.
- les séries de M à Z : Pour l'époque contemporaine (19ème et 20ème siècle).
- les séries F ou plus souvent J : Rassemblent des documents divers, issu en particulier de dons et achats.

Et, dans le détail :

A : Acte du pouvoir souverain (domaines royaux, famille royale). 
B : Justice.
C : Administration provinciale (les cahiers de doléances sont archivés dans cette série).
D : Instruction publique.
E : Tout un programme ! cette série regroupe plusieurs sous-séries, titres de famille (archives de familles nobles), archives de notaire, archives des corporations, associations, et, enfin... l'état-civil.
F ou J : Documents divers issus de dons et achats.
G : Clergé séculier, notamment les archives des paroisses.
H : Clergé régulier, bien des abbayes.
L : Série révolutionnaire.
M : Administration générale du département, les recensements postérieurs à 1801 sont là.
N : Bâtiments et comptabilité du département.
O : Administration communale.
P : Finances, cadastre, Poste, eaux et forêts, douanes.
Q : Domaines.
R : Guerres et affaires militaires.
S : Travaux publics.
T : Instruction publique et affaires criminelles.
U : Justice et justices de paix.
V : Cultes.
X : Etablissements de bienfaisance.
Y : Prisons.
Z : Sous-préfectures.

Reste la série W : Elle recueille les documents postérieurs au 10 juillet 1940, les autres séries étant considérées comme closes à cette date (à l'exception, bien sûr, de l'état-cvil et des archives notariales).

Bonnes recherches,
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Vendredi 7 mars 2008
Une enquête menée en France par l'Institut national d'études démographiques (INED) montre que la famille d'un adulte comprend près de 30 personnes en comptant ses ascendants, descendants et collatéraux en vie.

1) Le premier cercle des parents : 15 personnes

En comptant les ascendants - pères, mères, grands-parents, arrière-grands-parents... - les descendants -enfants, petits-enfants - et les frères et soeurs, la famille d'un individu (comprenant celle de son conjoint s'il en a un) comporte 15 personnes en moyenne. Les personnes en couple ont une famille un peu plus grande - 18 personnes en moyenne - que les personnes vivant seules - 10 personnes. Ainsi ces dernières ne sont pas isolées.

Au fur et à mesure de l'avancée en âge, les enfants remplacent les grands-parents, les petits-enfants, les parents et le nombre total de parents a tendance à augmenter. Parmi les personnes vivant seules, ce sont les femmes de 65 ans ou plus qui ont les familles les plus grandes.

2) S'y ajoutent presque autant d'oncles et tantes de neveux et nièces

La famille éloignée regroupe les oncles et tantes, les neveux et nièces, les cousins et cousines. Ce groupe comprend entre 26 personnes en moyenne pour les jeunes couples et 12 personnes pour les individus vivant seuls.

Au total, quel que soit son âge et le type de ménage auquel il appartient, l'individu est entouré d'un réseau familial de plus de 30 personnes en moyenne.

3) Parmi eux, un nombre restreint de proches : 5 en moyenne

Tous les parents ne sont pas des personnes que l'on fréquente et dont on se sent proche : en moyenne, seuls 4,9 membres de la famille sont considérés comme "proches", mais il faut noter que 20% des enquêtés (*) disposent d'un cercle de proches important, égal ou supérieur à 8 personnes. Les couples ont 5,5 parents proches en moyenne, les personnes seules 3,5. Les personnes les plus isolées au sein de leur famille sont les femmes seules de 35 à 49 ans (les deux tiers étant célibataires).

4) Des proches qui habitent souvent dans la même commune ou le même département

Plus d'un adulte sur quatre habite la même commune que sa mère, et un sur deux le même département. Malgré les migrations des dernières décennies, les membres de générations successives restent ainsi géographiquement proches. La raison en est que certaines familles sont restées dans la région d'origine, les enfants s'installant à proximité des parents, et que d'autres ont au contraire migré "en famille".

Au total, 14% des enquêtés (*) ayant déclaré avoir des parents proches, habitent le même quartier qu'au moins un membre de leur famille, 30% la même commune et 51% vivent dans la même commune ou dans une commune limitrophe. 

(*) Enquête menée par l'Ined auprès de 1947 personnes représentatives de la population française adulte afin de décrire la famille, étendue et proche, et d'étudier l'entraide familiale.
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