Mercredi 16 juillet 2008


La deuxième Panzerdivision SS Das Reich faisait partie des 38 divisions de Waffen-SS qui furent créées durant la Seconde Guerre mondiale. En 1944, elle était sous le commandement du SS-Brigade-führer (général de brigade) Heinz Lammerling. Elle se trouvait stationnée dans le sud-ouest de la France, et plus précisément, dans la région de Montauban, afin de se reconstituer après les lourdes pertes qu'elle venait de subir lors de la bataille de Koursk sur le front de l'Est. Là, de son QG de Montauban, elle se signale par des opérations au sud de la Garonne, contre la Résistance.

Le 7 juin 1944, lendemain du débarquement alliés sur les côtes normandes, le maréchal Von Rundstedt, ordonne à la deuxième division Das Reich de se porter en Normandie avec comme axe principal de marche la RN 20. En fait, originellement, depuis son installation en France, et face à la faiblesse des autorités de Vichy, la division Das Reich a d'abord pour mission d'aider à la lutte contre le "terrorisme". Au début de 1943, les Allemands pensaient n'avoir à faire qu'à de petits rassemblements isolés d'extrémistes dont la police française pouvait avoir facilement raison. La Gendarmerie et les GMR se montrant souvent les alliés des maquisards en les avertissant des opérations auxquelles ils devaient participer, la Milice fut substituée à la police, mais se montra incapable de réduire la révolte. La Wehrmacht s'y impliqua sans plus de succès. Aussi, la Waffen-SS reçut l'ordre exprès de combattre les "bandes", ce qui explique les détours que firent certains bataillons de Das Reich. Même si elle a été harcelée (Noailles, Bretenoux, Beaulieu), elle n'a pas été ralenti au cours de sa marche forcée vers le front et poussée de ce fait aux représailles. Ses exactions sont donc bien délibérées.

A ce moment, Das Reich n'est plus l'incomparable formation des années antérieures. Après les combats de Russie, de nombreux éléments venus d'autres corps de troupes avaient été incorporés à la division pour compléter ses effectifs. Dans certaines unités de tout jeunes Luxembourgeois, Alsaciens et Lorrains (les "enrôlés malgré-nous") étaient en majorité.

L'ordre de marche prescrit que la division avancera en trois groupements distincts séparés l'un de l'autre par un vide important. La tête de la colonne devancera l'arrière-garde de 80 km.

En remontant vers les plages du débarquement, elle tracera une route sanglante qui passera par Caussade, Montpezat-de-Quercy. Arrivée à Cahors, un bataillon se dirige vers Figeac, Bretenoux, Beaulieu, passe par le hameau des Quatres-Routes (qui sera entièrement incendié) sur la commune d'Albussac et arrive à Tulle après la pendaison de 99 Tullistes du 9 juin. Il retrouve le gros de la troupe à Brive. Cette dernière a continué son chemin en empruntant la RN 20 passant par Souillac et Cressensac puis, arrive à Brive.

A Brive, le 8 juin,le gros de la division remonte la RN 20 en passant par Uzerche et arrivera à Limoges le 9 juin à 2 heures du matin. Le 3ème Bataillon, lui, emprunte la nationale 89 puis la 140 et après avoir traversé Tulle, remonte sur Seilhac, Treignac, Eymoutiers, Bourganeuf et arrive à Guéret qui est de nouveau entre les mains d'une unité de la Wehrmacht (Guéret avait été libérée "très provisoirement" le 7 juin par les FTP). Il fait demi-tour prend la RN 141 qui passe par Saint-Léonard et rejoint Limoges. Une compagnie du 1er Bataillon se dirige sur Terrasson (y arrive le 9 juin), Périgueux et remonte en direction de Limoges par Thiviers et Châlus. Elle rejoindra le Sturmbannführer (commandant) Dickmann à Saint-Junien où il a établit son poste de commandement.

Le 8 juin dans la soirée (21 heures 30), un détachement de Das Reich se porte au secours de la garnison allemande de Tulle, encerclée dans la Manufacture d'armes. Tulle ayant été "libérée" par les FTP et l'AS vers 16 heures.

Le 9 juin au matin (6 heures), sous les ordres du Stumbannführer Kowatch, la rafle commence, 600 hommes (de 16 à 60 ans) sont conduits à l'intérieur de la Manufacture. En milieu d'après-midi, après un nouveau tri, il est constitué deux groupes de 60 personnes puis, 12 groupes de 10. Pourquoi ce chiffre ? Il y avait eu 40 soldats allemands de tués. Pour chacun d'eux, trois "maquis" devaient être exécutés. Le nombre sera réduit pour tenir compte de l'attitude du préfet qui avait réussi à faire soigner des soldats allemands blessés. Les SS emmènent les otages par groupes de dix, dans le quartier de Souillac. L'exécution commence, 99 hommes sont pendus aux lampadaires ou sous les balcons de la rue du Pont-Neuf.

Le 9 juin à midi, une compagnie commandé par Kahn part pour délivrer le Sturmbannführer Kempfe, commandant le 3ème Bataillon, qui a été capturé par des "terroristes". Dickmann, qui est persuadé qu'il est toujours dans la région d'Oradour, se joint à cette compagnie. Ce n'est que dans la nuit suivante (nuit du 10 au 11 juin) que Dickmann revient à Limoges. Il commence à faire un récit édulcoré du massacre dont il est l'auteur.

Ce 10 juin, aux environs de 14 heures, une compagnie SS investit Oradour-sur-Glane, village de la Haute-Vienne, en quelques heures le village est systématiquement détruit, pillé, incendié et une bonne partie de la population est massacrée (642 tués). Oradour-sur-Glane est devenu "Bourg martyr". Dickmann sera tué lors des premiers engagements de Das Reich sur le front de Normandie.

Le 10 juin, deuxième expédition punitive par un détachement de la division contre Terrasson. Elle a été déclenchée, sans nul doute, par le chef de la Milice de Terrasson. Les résistants avaient été trop précisément, désignés aux autorités allemandes pour que ce ne fût pas l'oeuvre d'un Terrassonnais. A 16 heures, les Allemands investissent la commune. Toute la population est rassemblée sur la place du village (1000 , 1500 personnes). Un résistant blessé est pendu au balcon d'une maison, quatre personnes sont tuées. L'incendie de la mairie causé par la chute d'un obus, se propage aux maisons avoisinantes. Tout le vieux Terrasson commence à brûler. Le 11, les Allemands quittent la commune.

Le 11 juin, un train blindé allemand arrive en gare de Mussidan (située au sud-est de Périgueux, sur la RN 89). Les maquisards l'attaquent et, après une lutte farouche, s'en emparent non sans en avoir tué la plupart de ses occupants (une cinquantaine). Une colonne de la division Das Reich avec des éléments de la "Phalange africaine" de Bony-Lafont stationnés à Périgueux occupe la ville. 300 personnes sont raflées. 52 otages sont retenus et fusillés.

Ce même 11 juin, à partir de Limoges, un bataillon remonte la RN 20 et se dirige vers Châteauroux (ou il sera bombardé par la RAF) en passant par Argenton-sur-Creuse.

Tout au long de sa route, la division subira des attaques sporadiques de la part des résistants locaux, ce qui entraînera des représailles contre la population civile des village traversés.

Délaissant la RN 20, le gros de la division emprunte la RN 147 qui passe par Nieul (point supposé de jonction des différents bataillons), Bellac, Angoulême, Poitiers (ou il sera bombardé par la RAF). A partir de Poitiers, il remonte par la D 910, passe Jaunay-Clan et Châtellerault. Peut-on supposer qu'à la sortie de Châtellerault, un bataillon emprunte, à droite, la D 725 jusqu'à Lésigny puis remonte par la D 750, passe à La Guerche, Saint-Remy-sur-Creuse, Descartes et fasse jonction avec le gros de la troupe sur la D 910 ? Nous sommes, alors, tout près de Maillé.

Le 23 juin 1944, à l'aube, la Guerche (village situé à 64 km au sud de Tours) fut cernée par des SS, les maisons fouillées, 80 hommes pris en otages et entassés dans une cour sous la menace d'une mitrailleuse. La veille, des résistants avaient tiré sur des soldats allemands à proximité du village, et le commandant SS manifestait l'intention de fusiller des otages. Le maire du village, Etienne de Crouy-Chanel était diplomate de métier et parlait couramment l'allemand. Pendant toute la matinée, il parlementa avec le commandant SS, lui assurant qu'il n'existait pas de résistant au village, qu'il répondait personnellement des personnes arrêtées, et se proposa à les remplacer comme otage. En fin de matinée, les otages furent relâchés progressivement, et il n'y eu finalement pas de victime. Ces SS faisaient partie de la division Das Reich. Située plus au nord, la commune de Maillé ne connaîtra pas un sort aussi favorable et les conséquences du passage des SS, le 25 juin, furent dramatiques.

Le 25 juin 1944, au matin, une colonne allemande pénètre dans le village de Maillé (40 km au sud de Tours) massacre tout sur son passage, puis bloque les accès au village. Maison par maison pièce par pièce, les soldats traquent les civils, les tuent, jettent des grenades dans les caves. Les nourrissons sont abattus, comme le bétail et les animaux domestiques. Le massacre dure toute la matinée. Le sous-lieutenant Gustav Schlueter, commandant le gîte d'étape de Saint-Maure, a été reconnu coupable du massacre. Il a été condamné à mort par contumace en 1952. N'ayant pu être retrouvé, il n'a jamais été exécuté. Sur les 600 habitants du bourg et de ses alentours, 124 perdent la vie (voir l'article "Enquête sur un crime de guerre oublié" consacré au drame qui se déroula à Maillé).

Fin juin, la deuxième division SS Das Reich arrive au sud-ouest de Caen.

Le 13 août 1944, au cours de leur repli après la bataille de Normandie, des SS de la division Das Reich se sont rendus coupables du massacre de 18 personnes à Tourouvre (Orne) et de l'incendie d'une partie de la ville.

Retirée derrière la Seine puis la ligne Siegfried en Allemagne, elle participe à la Bataille des Ardennes, elle sera dirigée vers Anvers le 16 décembre 1944. A 40 kilomètres de la Meuse, elle est arrêtée, le 25 décembre, à Manhay et lentement broyée par de féroces contre-attaques alliées.

Début février 1945, après avoir été rééquipée, la division Das Reich participe à la dernière offensive allemande de la guerre, en Hongrie, qui, à cette date reste le seul satellite du Troisième Reich, pour tenter de briser le siège de Budapest par l'armée rouge. Ce sera un échec. Elle se replie successivement sur Dresde puis Prague et enfin, Vienne.

Mai 1945, elle se rend aux Américains.

La deuxième Panzerdivision Das Reich était considérée par le régime nazi comme une unité d'élite. Cette réputation fut irréparablement marquée par les massacres de très nombreux civils qui émaillent son parcours sanglant.

Il n'était pas possible, dans un si court exposé, de mentionner toutes les atrocités auxquelles se livrèrent les Waffen-SS de la 2ème division Das Reich sur la population civile lors de sa progression dans le sud-ouest de la France et sur les routes qui la conduisaient vers les plages de Normandie et, par la suite, à l'occasion de sa retraite vers l'Allemagne. Cette liste, malheureusement n'est donc pas exhaustif ! Elle permet, cependant, de se faire une idée précise sur ce que subirent des populations désarmées face à cette puissante machine de guerre.




par PAPOUNET publié dans : histoire locale
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Lundi 30 juin 2008


Une équipe de préhistoriens de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préhistoriques) exhume, dans le XVème arrondissement de Paris, les traces ténues des derniers chasseurs-cueilleurs de la préhistoire. Sur prescription de l'Etat (Drac Ile-de-France), cette fouille de 5000 m2 est réalisée sur l'emprise d'un futur centre de tri de collecte sélective, rue Henry-Farman.

La Seine, aujourd'hui à 250 mètres du site, empruntait il y a 10 000 ans un bras plus ancien repéré sous l'héliport. Ce site, sur la rive gauche, est le premier jamais fouillé pour la période Mésolithique (9000-5000 avant notre ère) à Paris. Sa position en bordure du fleuve a favorisé la conservation des occupations humaines préhistoriques, scellées par plusieurs générations de limons de débordement de la Seine.

Il y a 9000 ans. Chasseurs-cueilleurs nomades, les hommes du Mésolithique ont établi sur ces berges leurs haltes de chasse à plusieurs reprises. Ils y ont abandonné des silex taillés et des fragments d'os d'animaux probablement consommés sur place. Ces vestiges mais aussi un foyer laissent présumer des bivouacs de quelques jours à plusieurs semaines.
Boucherie, grattage des peaux pour la confection de vêtements ou de tentures ont été pratiqués sur place à l'aide de grattoirs et d'éclats. De nombreux déchets de silex révèlent que les hommes y ont surtout renouvelé leur panoplie de pointes de flèches. Caractéristiques de cette période, ces minuscules pointes aux formes géométriques étaient fixées à l'aide d'une résine à une hampe en bois.
Si les galets de silex issus des alluvions de la Seine ont été privilégiés, des grès provenant d'affleurements tertiaires de Meudon ou Clamart ont été acheminés sous forme de blocs ou de préformes pour produire des outils prismatiques. La fonction de ces outils est inconnue, elle pourrait toutefois être liée à la production des pointes de flèches en silex ou de leur hampe de bois.

Dans un paysage tempéré où la forêt remplace la steppe glaciaire, où le cerf et le sanglier succèdent au renne et au mammouth, l'arc apparu vers 12 000 avant notre ère l'arc, est l'arme de prédilection des chasseurs mésolithiques. C'est durant cette période que l'industrie lithique tend au microlithisme. 

Bien plus tard... Fragments de haches polies, céramique, décorée ou non, témoignent de la fréquentation bien plus tardive des berges de la Seine, celles du Néolithique moyen (4200-3500 avant notre ère), du Néolithique final et du Bronze ancien (2500-1500 avant notre ère), enfin du premier âge du Fer (800-500 avant notre ère). Défriché, mis en valeur, le terrain devient une terre agricole en périphérie de village.


Lieu de fouilles en bleu, à droite de la photographie.




 



par PAPOUNET publié dans : histoire locale
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Dimanche 29 juin 2008





En France, beaucoup de personnes se souviennent du massacre de Tulle (Corrèze), le 9 juin 1944, 99 civils, des hommes, sont pendus aux arbres, réverbères et balcons de la ville. Personne, également, n'a oublié, la destruction d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), le 10 juin 1944, par la 2ème division SS Das Reich (642 victimes). Mais qui sait ce qui est arrivé au village de Maillé, en Indre-et-Loire, le 25 août 1944 ?

Ce jour là, tandis que Paris était libéré, le village de Maillé était victime d'un massacre organisé et sans limite de la part de l'armée allemande en représailles d'actions de la résistance. Ce massacre a coûté la vie à 124 habitants de Maillé, pour la plupart des femme et des enfants.

Même l'histoire a oublié le crime, dans ce creux de vallon de Touraine. Historiens, manuels scolaires, sont peu nombreux à rappeler que dans la hiérarchie macabre des crimes de guerre en France, Maillé et le deuxième épisode le plus sanglant de la seconde guerre mondiale après Oradour-sur-Glane. Qui a tué ce jour-là ? A Oradour-sur-Glane, à Tulle, malgré des procès imparfaits, des coupables ont été identifiés. Jamais à Maillé.

Dans la matinée du vendredi 25 août 1944, des militaires allemands d'une division SS encerclaient le village et fusillaient toutes les personnes civiles qu'ils trouvaient au fur et à mesure de leur progression. Toute personne aperçue était traquée et assassinée. Ensuite, les bâtiments étaient incendiés. Ce massacre a duré toute la matinée. Dans l'après-midi et jusque tard dans la soirée, l'artillerie bombardait le village (80 obus sont alors tirés sur la soixantaine de maisons qui composent le village), achevant de le détruire.

Le sous-lieutenant, Gustav Schlueter, commandant le gîte d'étape de Saint-Maure, a été reconnu coupable du massacre, il a été condamné à mort par contumace en 1952 par le tribunal militaire de Bordeaux. N'ayant pu être retrouvé, il n'a jamais été exécuté. On ne connaît pas le nom de cette division SS.

Ici, contrairement à Oradour-sur-Glane, Maillé ne s'est pas figé dans le souvenir. Le village a été totalement reconstruit à la fin des années 40. Une cérémonie de commémoration a lieu tous les ans, le 25 août. Maillé a voulu créer un musée, une Maison du Souvenir" qui a vu le jour en 2006.

En France, les crimes de guerre sont prescrits au bout de dix ans (un projet de loi prévoit d'allonger cette durée à trente ans après les faits), en Allemagne ils sont imprescriptibles. Le simple "soupçon" permet de se saisir d'un dossier. C'est grâce à cette disposition juridique qu'en 2005 le procureur Ulrich Mass, spécialiste dans la traque des crimes nazis, a pu rouvrir le dossier Maillé, ouvert une première fois en 1990, quand l'accès aux archives de l'Onu fut possible, puis clos sur un non-lieu un an plus tard.

Le procureur général Ulrich Mass, du parquet de Dortmund, accompagné de deux enquêteurs, doit se rendre à Maillé le 15 juillet pour une reconnaissance des lieux. Une procédure exceptionnelle en France. En attendant, c'est la brigade de gendarmerie locale qui mène l'enquête sur le terrain pour le compte de la justice allemande. Depuis 2005, les gendarmes ont recueilli le témoignage de 58 personnes. Pour déterminer les unités présentes le 25 août 1944, il faut identifier les uniformes que portaient les soldats.Étaient-ils en noir avec des bottes comme les SS ? Ou en vert comme la Wehrmacht, l'armée allemande régulière ? Avaient-ils des insignes particuliers ? A ces multiples questions, la plupart des rescapés, souvent enfants à l'époque du rame, ont du mal à répondre.

Les archives à disposition ont les mêmes lacunes. Parmi les unités qui ont pu passer dans la région ces jours d'août, en pleine retraite allemande, aucune ne mentionne le village de Maillé sur son journal de marche. L'hypothèse de plus en plus envisagée par les historiens est qu'en réalité, à Maillé, comme en d'autres lieux, Wehrmacht et SS ont fait les basses oeuvres ensemble.


Des enfants devant la plaque commémorative



Mémorial du cimetière

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Dimanche 1 juin 2008


Une fois encore, l'humour rassemble deux hommes sensibles à la saveur d'un certain milieu social : celui des banlieusards et de leurs enfants.

Mais cette fois, l'école est finie et le travail aussi. Il s'agit de s'évader, de partir à la campagne, de découvrir la mer, de monter à bicyclette ou d'essayer un canoë. De la fin des années 30 aux années 60, la France traverse l'âge d'or des filets à crevettes prêts pour l'action dès la gare Montparnasse, des valises sur la tête, des bouées autour du cou et des skis que l'on garde avec soi dans sa couchette de train.

Doisneau réussit sur ce sujet la grande prouesse d'un "album de famille" dans lequel chacun peut e reconnaître et retrouver ses propres souvenirs.



"Les grandes vacances"

Doisneau/Pennac
Aux Editions Hoëbeke, 1999

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Dimanche 1 juin 2008


Entre les années 50 et les années 60, Doisneau a photographié ce qui paraît impossible à photographier : les sentiments, le désir de bonheur, l'exultation de former une famille unie. Les petits chenapans aux doigts pleins d'encre, nous les voyons cette fois chez papa et maman, entre frères et soeurs, dans leurs efforts attendrissants pour mettre le couvert tout en rêvant au terrain vague.

Tout commence par un mariage au rythme de la danse du tapis. On est joyeux mais pudique. On sait qu'une vie ordinaire promet à des jeunes mariés de grands instants de vie. Le bonheur c'est d'avoir des enfants. Les landaus sont plus nombreux que les automobiles. La télévision n'existe pour ainsi dire pas et le soir plusieurs générations -crise du logement oblige- se retrouvent pour dîner autour de la table. La vie de famille est belle.

Daniel Pennac puise ici son humour aux mêmes souvenirs. L'écrivain n'a pas oublié que le buffet Henri II était "le personnage le plus important de la famille". Pennac apporte au livre le ton inimitable des dialogues qui valent aujourd'hui la célébrité aux personnages de ses romans.

Doisneau-Pennac, une rencontre qui est un grand moment de joie et une note de sagesse.




"La vie de famille"

Doisneau/Pennac
Aux Editions Hoëbeke, 1999

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Dimanche 1 juin 2008


Voici un album qui est né de l'envie chez deux grands auteurs de s'associer dans le souvenir de leur enfance. Des nombreux clichés que Robert Doisneau a pu réaliser dans le passé, ce sont ses photos d'enfants qu'il préférait. Certaines sont aussi célèbres que des toiles de maître ; d'autres moins connues ont été ressorties spécialement pour le livre.

Les doigts pleins d'encre nous invite à fouiller dans notre mémoire : les empoignades dans la cour de récréation, les exploits des terrains vagues et les courses folles en patins à roulettes ; tous les plaisirs de l'enfance nous sont enfin restitués et les enfants d'aujourd'hui découvriront, grâce à ces photos, que leurs parents aussi ont eu dix ans.

Cet album est un événement car rarement deux auteurs qui ont le même bonheur d'expression se sont retrouvés. Il fait jaillir des émotions et des sentiments que tout le monde peut partager.




"Les doigts pleins d'encre"

Doisneau/Cavanna
Aux Editions Hoëbeke, Paris 1999

















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Jeudi 17 avril 2008


Continuons à dérouler l'alphabet.


D

Damas : étoffe de soie, satin moiré

Décimateur : nom masculin. Personne qui avait le droit de lever la dîme.

De cujus : le défunt. En généalogie ascendante, personne qui établit sa propre ascendance et qui reçoit le numéro 1 dans la numérotation Sosa-Stradonitz.

Défais : nom masculin. Endroit où il est interdit de pénétrer, de chasser ou de Pêcher.

Dénombrement : nom masculin. Recensement de la population à un moment donné et pour un territoire donné.

Dépouilles : nom féminin. Fruits, céréales, herbages... récoltés par opposition à ceux sur pied.
 
Destrier : Cheval destiné à la guerre.

Dextre : Qui est à droite.

Dîme : nom féminin. Impôt égale en principe à la dixième partie de la récolte, perçu par l'église jusqu'en 1789.

Dinandier : nom masculin. Fabricant, marchand d'ustensiles en cuivre jaune ou de laiton.

Discret :nom masculin. Titre d'honneur accordé parfois aux jeunes notaires.

Dominotier : Personne qui fabrique ou vend des estampes et de la dominoterie, c'est-à-dire des papiers colorés, imprimés, utilisés dans la confection de certains jeux de société (dames, loto...).

Donation en avancement d'hoirie : avance mobilière ou immobilière sur un héritage, accordée par une personne à un de ses futurs successeurs.

Donné : Enfant naturel ou bâtard.

Douaire : Droit de la veuve sur la succession de son mari.

Dresseur de bois : Charbonnier chargé de disposer des rondins en meule pour former un fourneau et obtenir du charbon de bois.

Droguet : nom masculin. Tissu moitié laine moitié fil, épais et chaud.

Doit de mainmorte : Droit qui permettait à un seigneur d'hériter d'une personne serve décédée sur ses terres sans descendance directe.


E

Ebroudeur : nom masculin. Ouvrier chargé de faire passer des fils métalliques dans une filière.

Ecaillon : nom masculin. Ouvrier principal d'une ardoisière.

Echanson : nom masculin. Officier qui était chargé de servir à boire à la table du roi ou d'un prince.

Echevin : nom masculin. Magistrat municipal élu (sous l'ancien régime).

Echevinage : nom masculin. Corps des échevins d'une ville. Circonscription gérée par des échevins.

Ecu : nom masculin. Ancienne monnaie de compte valant 64 sous. Bouclier de formes diverse porté autrefois par les chevaliers et hommes d'armes.

Egrésseur : nom masculin. Ouvrier marbrier dont la tâche est d'égréser le marbre ou d'autres pierres de taille, c'est-à-dire de pratiquer sur leur surface de fines rayures afin de lui donner un aspect égrisé.

Embardeur de roues : Fabricant de roues, chars, chariots et autres voitures à chevaux.

Emboucher : Mener les porcs à la glandée.

Emphytéose : nom féminin. Contrat de bail de longue durée portant sur un immeuble (18 ans au moins et 99 ans au plus).

Empouilles : nom féminin. Récoltes sur pied, par opposition aux fruits, céréales, herbages... récoltés appelés dépouilles.

Emouleur : nom masculin. Ouvrier dont le métier est d'aiguiser au moyen d'une meule les instruments tranchants.

Enclos : Dîme sur les jardins potagers et arbres fruitiers.

Entrayé : adjectif, loué.

Epingle : nom féminin. Don fait à la suite d'un contrat à une personne en supplément de ce qui lui est dû (pot-de-vin, dessous de table).

Epousailles : nom féminin pluriel. Célébration du mariage.

Escompteur : nom masculin. Personne qui achète des effets de commerce avant leur échéance et ainsi procure des disponibilités à des créanciers.

Escriniers : nom masculin. Artisan qui fabriquait des écrins.

Escullier : nom masculin. Personne qui fabriquait et vendait des écuelles, des baquets, des seaux...

Estame : Fil de quenouille de laine.

Etainier : nom masculin. Personne qui travaille l'étain et en fait des objets.

Etameur : nom masculin. Personne qui étame c'est-à-dire recouvre un métal d'une fine couche d'étain pour l'empêcher de s'oxyder.

Etimier : nom masculin. Meuble de cuisine à trois niveaux.

Expédition : nom féminin. Copie intégrale, authentique d'un acte Notarié ou judiciaire.


A suivre,








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Lundi 14 avril 2008


Poursuivons l'exploration  d'un domaine qui reste fort complexe.

2) Les mesures de l'Ancien Régime

Là encore, pas d'uniformité. Les unités de mesure françaises furent nombreuses et variées.


a) les longueurs

nom de l'unité

ratio

longueur en
point pica

équivalence en
mètre SI

 

 

 

 

un point

1/1728

0,53

0,188 mm

une ligne

1/144

6,4

2,256 mm

un pouce

1/12

76,8

2,707 cm

un pied-du-roi

1

921,6

32,484 cm

une toise

6

5529,6

1,949 m

une perche-du-roi

18

16 588,8

5,847 m

une perche ordinaire

20

18 432,0

6,497 m

une perche d'arpent

22

20 275,2

7,146 m

un arpent

220

202 752

71,465 m

une lieue ancienne

10 000

9 216 000

3,248 km

une lieue de Paris

12 000

11 059 200

3,898 km

une lieue des Postes

13 200

12 168 120

4,288 km

une lieue tarifaire

14 400

13 271 040

4,678 km

       

Le 1er août 1793, le mètre décimal fut défini ainsi : 1/10 000 000ème de la longueur du quart nord du méridien de Paris (5 132 430 toises de Paris, du Pôle nord à l'Equateur).
Historiquement, le pied-du-roi est la moitié de la Coudée Hahimi de Perse.
Le pied-du-Roi de France correspond aussi à seize quinzièmes du pied anglais.
La perche d'arpent est celle des Eaux et Forêts, c'est la perche des arpenteurs.


b) les surfaces


nom de l'unité

ratio

pied carré

en mètre carré

 

 

 

 

un pied carré

1/484

1

0,105

une toise carrée

9/121

36

3,798

une perche carrée

1

484

51,072

une vergée

25

12100

1276,799

une acre

100

48400

5107,198

       



c) les mesures agraires en Creuse


communes et/ou cantons

valeur en ares (1a = 100 m²)

   
canton de Guéret, Saint-Vaury, Ahun, Grand-Bourg, Saint-Germain, Gouzon, Chatelus. arpent ou septerée de 100 perches à 22 pieds = 51,072
   
Canton de Bonat, et communes de Saint-Laurent, Mazeirat et Ajain, au canton de Pionnat. arpent ou septerée de 1200 toises carrées =45,585
   
Canton de Jarnages, et communes dePionnat, La Dapeyre, et Cressat, au canton de Pionnat. arpent ou septerée de 900 toises carrées
= 34,19
   
Canton d'Aubusson, Vallière, Felletin, Gentioux, Bénévent, Genouillac, et Mainsac, et communes d'Ars, Saint-Sulpice-les-Champs, Saint-Avis, et Martial-le-Lont, au canton d'Ars. arpent ou septerée de 1600 toises carrées
= 60,780
   
Communes de Franchese, Chamberaud, Mareilles, Souparsac, et Saint-Sulpice-le-Donzeil, au canton d'Ars. de 1280 toises carrées = 48,624
   
Canton de Bellegarde, Croc et la Courtine. de 1400 toises carrées = 53,182
   
Canton de Chénérailles de 1480 toises carrées = 56,221
   
Communes de Monteil, Chatain, et Saint-Pierre-l-Boste au canton de Royère. de 125 perches à 22 pieds = 63,840
   
Les autres communes du canton de Royère, et le canton de Chatelut-le-Marcheix. de 50 perches à 22 pieds = 25,536
   
Canton de la Souterraine de 100 perches à 25 pieds = 65,950
   
Canton de Boussac de 2025 toises carrées = 76,924
   
Canton de Chambon et l'Epaud de 1800 toises carrées =68,377
   

Septerée ou seterée, étendue de terrain que l'on peut ensemencer avec un septier ou setier (voir les mesures romaines) de blé qui correspond, selon les régions, à environ 0,17025 are.

NB : L'orthographe des noms de l'époque (François Gattey, 1812) a été respectée.


d) les mesures de bois de chauffage


nom de l'unité

stère

équivalence

 

 

 

le stère

1

1 m³

le décistère

0,1

0,1 m³

le moule de 3 pieds 8 pouces

1,68974

1,69 m³

le moule de 4 pieds

2,19374

2,19 m³

la corde

5

5 m³

la corde des Eaux et Forêts

3,830

3,83 m³

     

Depuis 1996, le stère appartient à la catégorie des unités non autorisées (décision du Comité International), on doit utiliser le mètre cube. Le stère vaut 29 pieds cubes.


e) les mesures de capacité pour les liquides


nom de l'unité

ratio

pouce cube

équivalence

 

 

 

 

un pouce de cube

1/48

1

19,836 ml

une roquille

1/32

29,755 ml

un posson

1/8

6

119,018 ml

un demiard

1/4

12

238,036 ml

une chopine

1/2

24

476,073 ml

une pinte

1

48

952,146 ml

un quade

2

96

1904,292 ml

une velte

8

384

7617,168 ml

un pied cube

36

1 x 1728

34,277 litres

un quartaut

72

2 x 1728

68,555 litres

une feuillette

144

4 x 1728

137,109 litres

un muid

288

8 x 1728

274,218 litres

       


f) unité de débit

Outre les unités dérivées évidentes du type volume/temps, les fontainiers ont utilisés le pouce d'eau, débit d'un orifice d'un pouce de diamètre percé dans une paroi verticale mince, quand le niveau amont est maintenu une ligne au dessus du haut de l'orifice. Il correspond à environ 19,2 mètres cubes par jour.
Prony était parvenu à définir un ajutage, de 17 millimètres de long, 20 de diamètre, débitant 20 mètres cubes par jour pour un niveau amont de 30 millimètres au dessus du trou. Cette unité fut appelée nouveau pouce d'eau.


g) les unités de mesure de capacité pour les matières sèches


nom de l'unité

ratio
(boisseau)

ratio
(pied cube)

10 pouces cubes

équivalence

 

 

 

 

 

un litron

1/16

5/216

4

79,345 cl

un quart

1/4

5/54

16

3,174 litres

un boisseau

1

10/27

64

12,695 litres

un minot

3

10/9

192

38,086 litres

une mine

6

20/9

384

76,172 litres

un setier

12

40/9

768

152,343 litres

un muid

144

480/9

9216

18,281 hl

un pied cube

27/10

1

1728/10

34,277 litres

         


h) les unités de masse


nom de l'unité

ratio
livre)

ratio
(once)

ratio
(denier)

ratio
(prime)

équivalence

           

une prime

1/384/24²

1/24³

1/24²

1

2,213 mg

un grain (de Paris)

1/384/24

1/24²

1/24

24

53,114 mg

un denier

1/384

1/24

1

576

1,274 g

un gros (une grosse)

1/128

1/8

3

1728

3,824 g

une once (de Paris)

1/16

1

24

8x1728

30,594 g

un marc (ou demi-livre)

1/2

8

24x8

64x1728

244,752 g

une livre des poids de marc

1

16

24x16

128x1728

489,505 g

la pile dite de Charlemagne

25

16x25

24x16x25

25x128x1728

12,237 kg

un quintal

100

16x100

24x16x100

100x128x1728

48,950 kg

un tonneau

100 x 20

16x100x20

24x16x100x20

20x100x128x1728

979,011 kg

un talent

70

16x70

24x16x70

70x128x1728

34,265 kg

           

La livre des poids de marc ou livre de Troyes, attestée depuis le début du XIIIème siècle, valut dans tout le royaume à partir de 1266. La livre de Troyes est en principe douze dixièmes de la livre carolingienne. Cette dernière fut instaurée en 793 par Charlemagne.
La masse d'eau contenue dans un pied cube s'appelle "le talent". La livre française à un soixante-dixième de ce talent français.
par PAPOUNET publié dans : histoire locale
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Vendredi 11 avril 2008

Il n'est pas rare en consultant les archives ou des documents anciens (contrat de mariage, inventaire après décès, extrait cadastral...), de se trouver face à des unités de mesure inconnues ou mal connues et qui sont difficiles à convertir en unités actuelles.

Ces mesures avaient cours en France avant la mise en place de la décimalisation, le 7 avril 1795 (18 germinal An III). A cette date les unités anciennes furent remplacées de façon irrévocable par le système métrique décimal qui est le système légal de poids et de mesures.

C'est celui qui, aujourd'hui encore, est en vigueur.

Petit rappel des unités :
 
- le mètre : unité de mesure des longueurs.
- le litre : unité de mesure de volume des liquides.
- le gramme : unité de mesure de masse.
- le bar : unité de mesure de la pression.
- l'are : unité de mesure des superficies.

Utilisant des préfixes grecs pour les multiples : déca (x10), hecto (x 1000), myria (x 10 000) et des préfixes latins pour les fractions : déci (1/10), centi (1/100), milli (1/1000).

Le système métrique s'est maintenu quasiment tel quel au cours des siècles, pour constituer, de nos jours, la base du Système international d'unités (SI). En 1960, la XIème Conférence générale des Poids et Mesures a défini les sept unités de base du SI, fondé sur le système métrique (décimal) :

- le mètre (m) mesure la longueur.
- le kilogramme (kg) mesure la masse.
- la seconde (s) mesure le temps.
- l'ampère (A) mesure l'intensité du courant électrique.- le kelvin (K) mesure la température thermodynamique, les pays métriques utilisent le degré Celsius (°C) de quantité égale.
- le mole (mol) mesure la quantité de matière.
- le candela (cd) mesure l'intensité lumineuse.


1) Les mesures romaines

Dans l'Antiquité romaine, on utilisait onze unités de mesure : le doigt, la paume, le pied, la coudée, le simple pas, le double pas, la perche, la longueur d'arpent, le stade, le mille et la lieue.


                                                                                           
a) les longueurs


unité romaine

nom latin

pieds

équivalence

 

 

 

 

un doigt

digitus

1/16

18,525 mm

une paume

palmus

1/4

7,41 cm

un pied

pes

1

29,64 cm

une coudée

cubitus

44,46 cm

un simple pas

gradus

0,741 m

un double pas

passus

5

1,482 m

une perche

pertica

10

2,964 m

une longueur d'arpent

actus

120

35,568 m

un stade

stadium

625

185,25 m

un mille

milliarium

5000

1,482 km

une lieue

leuga

7500

2,223 km

       






















Le pied romain est seize parts de la Coudée de Nippour divisée par 28. Il égale 29,64 cm.
La Grande lieue gauloise est comprise entre 2450 +/- 50 mètres (2,450 kilomètres) selon les peuplades. Elle avait cours avant la conquête romaine.



 b) les surfaces

unité romaine

nom latin

acres

équivalence

 

 

 

 

un pied carré

pes quadratus

1/14400

˜ 875 cm²

une perche carrée

scripulum

1/144

˜ 8,75 m²

une aune de sillon

actus minimus

1/30

˜ 42 m²

une vergée

clima 1/4 ˜ 315 m²
un acre actus quadratus 1 ˜ 1260 m²
un jugère jugerum 2 ˜ 2520 m²
une matutine heridium 4 ˜ 5040 m²
une centurie centuria 400 ˜ 50,40 ha
un quadruplex saltus 1600 ˜ 201,60 ha
       


L'arpent romain est le carré de 12 perches (14 400 pieds carrés)



c)  les volumes

unité romaine

nom latin

setiers

pouces cubes

équivalence

 

 

 

 

 

une cuillerée

ligula

1/48

3/4

˜ 1 1/8 cl

une coupette

cyathus

1/12

3

˜ 4½ cl

un sixième de setier

sextans

1/6

6

˜ 9 cl

un tiers de setier

triens

1/3

12

˜ 18 cl

une hémine

hemina

1/2

18

˜ 27 cl

un double tiers de setier

cheonix

2/3

24

˜ 36 cl

un setier

sextarius

1

36

˜ 54 cl

une conge

congius

6

216

˜ 3¼ litres

une urne

urna

24

864

˜ 13 litres

une amphore

amphora

48

1728

˜ 26 litres

une outre

culleus

960

34 560

˜ 520 litres
         




d) les matières sèches

unité romaine

nom latin

muids

pouces cubes

litre

 

 

 

 

 

une gobelette

acetabulum

1/128

˜ 6¾ cl

un quart de setier

quartarius

1/64

˜ 13½ cl

une hémine

hemina

1/32

9

˜ 27 cl

un setier

sextarius

1/16

18

˜ 54 cl

une gallone

semodius

1/2