société

Dimanche 25 octobre 2009


Rémo Forlani, la voix du cinéma sur RTL, est mort ce matin à 82 ans, à l'hôpital Tenon (Paris) des suites d'une longue maladie.

Rémo Forlani, journaliste du cinéma de la radio pendant plus de 50 ans, était "une encyclopédie vivante" selon Philippe Labro, ancien directeur de RTL.

Journaliste, mais aussi scénariste, réalisateur, romancier, poète, dessinateur... Il avait animé, pendant de longues années, l'émission "RTL Cinéma", et ne se gênait pas pour dire quand un film était mauvais.

Son palmarès reste impressionnant. Il a écrit plus de 30 livres dont une bonne moitié sur les chats. Scénariste de plus d'une vingtaine de films tels que : "Transfo transforme l'énergie du pyrium" (1947), "Tintin et le Mystère de la Toison d'or" (1961), "La Bande à Bonnot" (1968), "Les volets clos" (1972) dont il écrivit, également, les paroles de la chanson interprétée par Nicoletta, "Juliette et Juliette" (1973)...

En 2003, Il avait écrit une autobiographie "Toujours vif et joyeux", éditée chez Denoël...

Il aurait voulu que sa tombe porte l'épitaphe suivante : "Ci-gît un déchet radio-actif".



Par PAPOUNET
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Samedi 24 octobre 2009


Le centre des expositions de la Porte de Versailles à Paris accueillera, du 8 au 11 avril 2010, le premier Salon pratique du bricolage, baptisé "Vive le bricolage".

Comme le rappellent les organisateurs de ce salon, la pratique du bricolage concerne à longueur d'année 8 Français sur 10. Cet événement vient donc accompagner ces pratiquants, notamment celles et ceux qui parfois se retrouvent frustrés face au casse-tête du montage d'un meuble ou après la pose approximative d'un papier peint.

Le salon Vive le bricolage se donne pour objectif d'apporter les bonnes clés à tous les visiteurs, néophytes ou avertis, pour leur montrer qu'ils sont capables de réaliser des travaux eux-mêmes, facilement en toute sécurité.

De nombreux ateliers d'initiation encadrés par des experts seront ainsi organisés. Le public pourra manier le pinceau, la scie sauteuse ou la gouge à bois, découvrir les secrets d'une installation électrique ou les petites astuces pour poser un carrelage.

Les commerçants spécialisés seront également présents afin d'exposer leurs nouveaux outils, leurs matériaux innovations, ainsi que, cela va de soi, les tendances en matière d'écoproduits.


Dates à noter, dès maintenant, sur vos agendas !





Par PAPOUNET
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Dimanche 18 octobre 2009


Deux nouvelles "bases de données" de police, l'une sur "la prévention des atteintes à la sécurité publique", l'autre pour "les enquêtes administratives liées à la sécurité publique", ont été créées par décrets publiés aujourd'hui, dimanche, au Journal Officiel (*).

L'ex-fichier des Renseignements généraux (1991-2008) avait été remplacé le 1er juillet 2008 par le fichier Edvige, qui avait été rapidement retiré après une violente polémique pour renaître, en version modifiée, sous l'appellation d'EDVIRSP.

L'accès aux deux nouvelles bases de données d'enquête relatifs à la prévention des atteintes à la sécurité publique et aux enquêtes administratives, sera "limité, contrôlé et archivé", précise le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

Seuls pourront y accéder ou les alimenter certains policiers relevant de la Sous-direction de l'information générale (Sdige), d'autres affectés dans ses unités départementales et ceux des services de la préfecture de police en charge du renseignement.

Chacun sera "individuellement désigné et spécialement habilité" précise la circulaire du ministère de l'Intérieur adressée, aujourd'hui, aux préfets.

Ils le seront respectivement par le directeur central de la Sécurité publique, par le directeur départemental de la Sécurité publique et par le préfet de police. Les policiers extérieurs aux Sdige chargés de la prévention des violences urbaines et des phénomènes de bande pourront également y accéder, mais "pour les seuls besoins de leur mission" et s'ils sont individuellement désignés et spécialement habilités par le directeur départemental de la Sécurité publique ou le préfet de police.

Pour leur part, les policiers relevant d'autres services et les gendarmes n'y auront accès "qu'au cas par cas", à la suite d'une "demande expresse de leur chef de service, précisant l'identité du consultant, l'objet et les motifs de la consultation".

Afin de "garantir la traçabilité des opérations d'alimentation, consultation et modification" des éléments de ces "bases de données", chacune sera systématiquement enregistrée avec l'identité du consultant, la date et l'heure de l'opération. Ces éléments seront conservés pendant cinq ans.

Les décrets précisent le type de données qui pourront être recensées, dans les bases, ainsi que les dérogations possibles.

Dans la première "base de données", destinée à "la prévention des atteintes à la sécurité publique", figureront :

Le motif de l'enregistrement, photographies, état-civil, nationalité, profession, signes physiques particuliers et objectifs, adresses physiques et électroniques, numéros de téléphone, titres d'identité, immatriculation des véhicules, informations patrimoniales, activités publiques, comportement et déplacements, agissement susceptibles de recevoir une qualification pénale, personnes ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec l'intéressé.

En outre, "à titre dérogatoire et dans un cadre strict", selon une circulaire du ministère de l'Intérieur  adressée ce jour aux préfets, pourront être indiqués : 

Signes physiques particuliers et objectifs pris comme éléments de signalement (tatouage, cicatrice...), origine géographique ou appartenance à un même quartier, activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales.

Dans la seconde "base de données", consacrée aux "enquêtes administratives liées à la sécurité publique", seront seulement enregistrés :

Le motif de l'enquête, photographies, état-civil, nationalité, profession, adresses physiques et électroniques, numéros de téléphone, titres d'identité.

Pourra également "à titre dérogatoire", être fait mention d'éléments à caractère politique, philosophique, religieux ou syndical si y est liés un comportement "incompatible avec l'exercice des fonctions ou missions envisagées".

Les mineurs peuvent être inscrits dans la première "base de données" dès 13 ans, et à partir de 16 ans dans la seconde.


(*) Décret n° 2009-1249 du 16 octobre 2009 portant création d'un traitement de données à caractère personnel relatif à la prévention des atteintes à la sécurité publique.
Décret n° 2009-1250 du 16 octobre 2009 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel relatif aux enquêtes administratives liées à la sécurité publique.
Ces deux décrets sont parus au Journal officiel du dimanche 18 octobre 2009, page 17 244 et 17 245.


Sécurité : tout va bien !

Les lois sur la sécurité intérieure depuis 2001

Détournement du fichier Stic

Libertés publiques : état des lieux


Par PAPOUNET
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Mercredi 14 octobre 2009


Le parquet de Paris a ouvert en mars une information judiciaire contre X pour "escroqueries aggravées" et "abus de confiance aggravé" visant dix-sept associations caritatives (*).

Deux juges d'instruction du pôle financier du tribunal de Paris ont été désignés pour conduire ces investigations et tenter de déterminer la destination réelle des millions d'euros collecté par 17 associations caritatives à but non lucratif depuis des années.

Les magistrats et les policiers de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) saisis de l'enquête s'intéressent plus particulièrement aux fondateurs et aux dirigeants de ces associations domiciliées pour la majeure partie d'entre elles aux États-Unis. Plusieurs n'ont qu'une simple adresse en France, correspondant à une domiciliation d'entreprise. La plupart semblent avoir été dupliquées sur un modèle unique. Seul l'objet social ou la mission ont été modifiés. De multiples investigations sont en cours pour remonter la piste des organisateurs de ce système.

Si les dirigeants de ces structures caritatives sont particulièrement visés par les enquêteurs, ceux-ci minimisent largement le rôle qu'auraient joué les quelques employés français de ces association. "Ils sont sans doute de bonne foi, ajoute-t-on dans l'entourage de l'enquête. Ils sont convaincus du bien-fondé de leur action". Ainsi, Jeannette, la responsable française de l'Association mère Teresa pour les enfants (AMTE) explique ne pas "gérer les chèques".

Mais la question essentielle posée par l'enquête reste la destination des millions d'euros de dons qui auraient été détournés des caisses de ces organisations caritatives. Une kyrielle de sociétés intermédiaires, chargées par exemple de la rédaction des courriers appelant aux dons et également basées aux États-Unis, seraient ainsi impliquées dans cette escroquerie "d'ampleur internationale", selon la justice.

Il convient de souligner qu'en octobre 2008, l'inspection générale des affaires sociales (Igas) avait mis en évidence le fonctionnement trouble de deux associations aujourd'hui suspectées de détournements de fonds par la justice. Depuis, elles semblent avoir été mises en sommeil.


(*) L'enquête ouverte par le procureur de la République de Paris vise :

Association Mère Teresa pour les enfants (AMTE) ; association pour la recherche sur le diabète (ARD) ; Association pour la recherche sur la dégénérescence maculaire liée à l'âge (ARDMLA) ; Association internationale pour la recherche sur la maladie d'Alzheimer (AIRMA) ; Ligue européenne contre la maladie d'Alzheimer (LECMA) ; Mission d'aide mondiale (MAM) ; Mission médicale internationale (MMI) ; Cancer et résilience (CER) ; Fonds de recherche et de soutien pour le cancer du sein (FRSCS) ; Doctors with a Mission (DWAM) ; Opération sauvetage enfants (OSE) ; Agir pour les enfants du monde (AEM) ; Village du monde pour enfants (VMPE) ; Pain et eau pour l'Afrique (PEA) ; Nourriture du monde (NDM) ; Hopegivers France, rebaptisée Lumière d'espoir ; World assistance (WA).



Par PAPOUNET
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Lundi 12 octobre 2009


Près d'un Français sur deux (48%) ignore qu'en 30 ans le nombre de personnes souffrant de malnutrition a plus que doublé et franchi en juin le cap du milliard.

C'est ce qui ressort d'un sondage TNS Sofres (*) réalisé pour Action contre la faim (ACF) et publié dans le Journal du Dimanche.

Si 52% des sondés pensent que la faim et la malnutrition se sont aggravées, 33% pensent que la situation n'a pas changé en 30 ans et 12% pensent que la situation s'est améliorée.

Les Français estiment à 68% que l'on ne parle pas assez de la faim dans le monde (contre 7% qui pense "qu'on en parle trop"), un fléau identifié par plus des trois quarts (77%) comme étant plus meurtrier que le sida et la tuberculose réunies.

Une majorité de sondés (59%) estiment que la France et ses citoyens apportent une aide "importante" aux populations touchées par la faim, contre 32% pour qui elle est "pas ou peu importantes".

Dans cette période de crise économique, les Français sont 54% à estimer qu'il faut "augmenter l'aide à l'égard des populations les plus démunies", contre 36% qui estiment que "la France n'a plus les moyens d'aider les pays qui souffrent comme autrefois".

Pour ACF, le degré de méconnaissance "dramatique" des Français du fléau de la faim "est le reflet du manque de mobilisation de la communauté internationale malgré l'urgence".

L'ONG, qui fête ses trente ans, axe sa campagne de sensibilisation sur le thème de l'indifférence. Le slogan "1 milliard d'affamés : on en parle quand ?" sera décliné lors de rendez-vous en marge de la Journée mondiale de l'alimentation le 16 octobre et lors des rendez-vous internationaux.

Choc de civilisation :

En France, les silhouettes décharnées sont toujours présentes aux "fashion week". A cette occasion, le styliste Karl Lagerfeld, qui dirige la maison Chanel, a réaffirmé son opposition aux mannequins plus "en chairs". On y a vu Rihanna qui, paraît-il, est arrivée essoufflée chez Chanel. De nombreuses photos nous ont montré l'étendue des possibilités qu'offre la nouvelle coupe de cheveux de la chanteuse (une nouvelle coiffure à chaque visite chez les grands couturiers). Elle portait des Louboutin aux pieds et, pour mettre sa bouche en valeur, un rouge à lèvres flashy.






(*) Sondage réalisé du 25 au 28 septembre auprès d'un échantillon représentatif de la population de 1000 personnes, interrogées en face-à-face, selon la méthode des quotas.

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Jeudi 8 octobre 2009


C'est une véritable épidémie qui ravage la Russie. Cette épidémie mortelle, c'est l'alcoolisme.

Depuis que le président russe, Dmitri Medvedev, a dénoncé les dommages "colossaux" infligés par l'alcoolisme dans son pays, la classe politique et la bureaucratie s'efforcent de traduire en actes l'oukase présidentiel. Selon un rapport de l'ONU publié lundi, l'usage abusif de la bouteille devrait entraîner un recul de la population russe d'environ 11 millions de personnes d'ici  à 2025. Ce phénomène n'est pas nouveau, depuis les années 1990, la population décline en Russie : le taux de natalité baisse (8,4 pour mille), le taux de mortalité croît (14,7 pour mille).

En Russie, un homme sur trois et une femme sur sept sont alcooliques. 43% des décès parmi les hommes russes âgés de 25 à 54 ans seraient dus à l'abus d'alcool. La consommation excessive de boissons alcoolisées ne concernent pas que les boissons ordinaires (bières, vin, spiritueux) mais, également, des liquides qui ne sont pas destinés à être bus : eau de Cologne, produits de nettoyage ou médicaux.

Les Russes ont une espérance de vie exceptionnellement basse pour un pays industrialisé, 59 ans pour les hommes et 72 ans pour les femmes. L'espérance de vie d'un homme est meilleure au Guatemala, en Indonésie, en Irak, au Mexique, aux Philippines... qu'en Russie.

La pauvreté est la meilleure alliée de l'alcoolisme, chez les plus démunis tout est bon à boire, du liquide de frein à l'antigel, en passant par le dissolvant... Ici, il n'est même pas question de vodka, la boisson préférée des Russes (*), ici on s'empoisonne.

Dans les années 1980, Mikhail Gorbatchev s'était attaqué au fléau de l'alcool : limitation de la production d'Etat, interdiction des distilleries clandestines et de la production domestique, augmentation des prix, traitement médical obligatoire pour les alcooliques... Mais Boris Eltsine a réintroduit ce que des caricaturistes russes ont appelé "l'alcoolisation générale du peuple" : disparition du monopole d'Etat sur les produits alcoolisés, multiplication dans les centres urbains de baraques à alcool ouvertes jour et nuit sans interruption.

Depuis une dizaine d'années la consommation d'alcool a considérablement augmenté en Russie qui se situe au 14ème rang mondial. "Les russes consomment l'équivalent de 14 litres d'alcool pur par an et par habitant, compte tenu des alcools frelatés", précise Monsieur Onichtchenko, chef des services sanitaires de la Fédération de Russie. "Dans les années 1990, la moyenne par habitant et par an se situait à 7,6 litres d'équivalent alcool pur. En 2005, elle atteignait les 9,7 litres".

La consommation d'alcool frelaté tue chaque année 42 000 Russes.


(*) Le mot vodka apparaît pour la première fois en 1533. C'est une eau-de-vie à base de pommes de terre ou de céréales. Il existe entre 4000 et 5000 marques de vodka. Elle fut précédée par l'hydromel (dès les 9ème - 10ème siècle), breuvage à base de miel, le pays était extrêmement riche en miel. Les Russes connaissaient également le vin. Vin du Rhin, vin hongrois, vin blanc et rouge. Si le vin importé était servi dans les familles nobles, le reste de la population consommait des boissons plus accessibles. L'une d'elles, la Kvas, à base de farine de seigle fermentée ou de pain de seigle cuit et de malt de seigle ou d'orge, était consommée par les Russes aux 16ème et 17ème siècle.



 

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Vendredi 2 octobre 2009


Les poêles anti-adhésives, mais aussi les emballages de pop-corn ou de pizza utilisables au four micro-ondes seraient-ils nuisibles pour la santé ?

Ils ont tous en commun une substance : l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), qui est utilisé dans leur fabrication.

Selon une étude des Centers for disease control and orevention (CDC), on en aurait retrouvé dans le sang de 98% des Américains. Il n'y a pas de données pour la France, mais notre façon de vivre et de consommer est de plus en plus semblables à celle des Américains.

Selon le réseau Environnement-Santé, le PFOA est classé par l'Union européenne comme à risque de provoquer pendant la grossesse des effets néfastes pour l'enfant, nocif par inhalation et par ingestion, et créateur possible d'effets irréversibles. Il serait aussi classé en catégorie C3 pour la cancérogénéicité, où sont rangées les "substances préoccupantes" mais sans preuves suffisantes.

L'Agence de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) tempère cet avis, soulignant que "sur la base de l'ensemble des données disponibles" l'exposition du consommateur "liée à des conditions réalistes d'utilisation" des poêles anti-adhésives est "600 fois inférieure à la dose journalière tolérable" et que la contamination via des denrées alimentaires (le poisson ou l'eau de boisson, par exemple) du fait de la présence PFOA dans l'environnement, serait très faible, ayant été estimée par l'AESA à 6ng/kg de poids corporel.

Le réseau demande que l'expertise de l'Afssa soir revue et que ces substances soient "retirées dans tout ce qui est en contact avec les aliments". En attendant il suggère à tout le moins de revenir aux poêles en matériaux classiques comme la fonte, l'acier ou l'inox.



Par PAPOUNET
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Mardi 22 septembre 2009


Après la dénonciation par mail, confortablement installé dans son fauteuil... (*)

Voici qu'arrivent les caméras de surveillance.

En effet, au plan national, Brice Hortefeux a confirmé son souhait de voir tripler le nombre de caméra sur la voie publique, de 20 000 à 60 000 d'ici à 2011. Il prévoit de faire équiper 110 établissements scolaires sensibles entre 2009 et 2010. L'Etat participera au financement à la hauteur de 21 millions d'euros, le reste sera à la charge des communes.

Le ministère de l'Intérieur veut "diversifier l'usage des caméras". "Sur les seuls sites industriels et commerciaux, affirme Brice Hortefeux, on dénombre 70 000 cambriolages. Cela n'est pas admissible. Je veux donc étendre ces dispositifs de vidéoprotection à ces sites comme à certaines zones de quartiers sensibles, mais aussi aux commerces de proximité ou encore aux logements sociaux."

Brice Hortefeux se veut rassurant : "Si vous n'avez rien à vous reprocher, vous n'avez pas à avoir peur d'être filmé."

Selon le député UMP des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, rapporteur de la future loi d'orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi 2) ce texte autorisera des acteurs privés (sociétés, commerces, usines) à filmer la voie publique pour dissuader les intrusions , mais aussi pour aider la police dans ses enquêtes. Le préfet de police de Paris, qui prépare, en concertation avec le maire de la capitale, un plan d'installation de 1000 caméras, a opté pour une charte de bonne conduite, dont l'application sera surveillée par un "comité d'éthique".

Pour assurer sa position, le ministre de l'Intérieur s'appuie sur un rapport attestant de l'efficacité de la vidéosurveillance. Une première en France, où, en vingt ans, aucune étude analysant l'impact des caméras sur la délinquance. Les auteurs de ce rapport, l'Inspection générale de l'Administration (IGA), l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection technique de la gendarmerie nationale (ITGN), ont rendu des conclusions qui feront plaisir au ministre : "la vidéoprotection a "un impact significatif en matière de prévention", en particulier dans le cas d'agressions contre les personnes.

Mais ce bilan français, très favorable aux caméras et à leur extension, est démenti par de nombreux rapports publiés par nos voisins anglais, champions européens de la vidéosurveillance. Le dernier en date est sorti cet été. Réalisé par les service internes de la Metropolitan Police, il vient remettre en cause les investissements massifs (1,5 million de caméras dans Londres) dans la surveillance des espaces publics. On ne compterait qu'un crime élucidé pour 1000 caméras. En 2006, un rapport de Scotland Yard estimait que, faute de formation des agents, le caractère préventif de la vidéosurveillance était un "vrai fiasco" avec seulement 3% des crimes résolus grâce aux caméras.

De plus, l'éventuel effet de la vidéosurveillance sur la délinquance ne peut pas être mesuré au plan des circonscriptions de police ou des communes en zone gendarmerie. Ces unités géographiques sont vastes et elles ne sont pas intégralement couvertes.  Comment pourrait-il y avoir un effet sur le nombre de cambriolage ? D'autre part, les atteintes volontaires à l'intégrité physique sont essentiellement des coups et des blessures. Une grande partie d'entre eux sont liés à des différents qui se déroulent dans la sphère familiale et donc dans des espaces privés (hors de portée des caméras).

Les indicateurs de densité d'équipement ne sont pas pertinents (nombre de caméras pour 1000 habitants), car les caméras surveillent des espaces et non des personnes. Il faudrait rapporter les superficies couvertes aux superficies des communes ou circonscriptions de police.

Enfin, si les caméras sont statiques, la délinquance ne l'est pas (déplacement géographique de la criminalité).


(*) La dénonciation par mail






 

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Lundi 21 septembre 2009


François Fillon a demandé vendredi aux collectivités territoriales d'accroître leur effort pour réduire la dépense publique, déplorant que ces dernières recrutent 36 000 fonctionnaires par an alors que l'Etat n'embauche plus.

"L'Etat n'a pas vocation à recréer des postes. Et quels que soient ceux qui dirigeront notre pays à l'avenir, le secteur public devra continuer à réduire son poids global dans l'économie nationale" a déclaré François Fillon dans un discours au conseil général de la Haute-Loire, au Puy en Velay.

"Aujourd'hui nous avons engagé un effort de réduction du nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce n'est pas une décision facile. C'est bien plus facile de dire "oui" à toutes les demandes qui émanent des services", a-t-il poursuivi.

"Mais dans le même temps où nous supprimons des emplois publics dans la fonction publique d'Etat, les collectivités locales recrutent 36 000 fonctionnaires supplémentaires par an", a ajouté le Premier ministre (*).

"Comment imaginer que ce système puisse continuer ? Moi je vous le dis, il ne continuera pas, et si on n'y met pas un terme maintenant, plus on attend, plus ça va être brutal le jour où il faudra faire les révisions politiques nécessaires", a encore dit François Fillon.

Après avoir la veille revu à la hausse les prévisions de croissance pour 2009 et 2010, le Premier ministre a répété que le pays devrait se dégager au maximum du poids de la dette s'il voulait sortir gagnant de la crise.

"Cet endettement qui n'a cessé de croître depuis 36 ans est un boulet qui ne cesse de peser sur l'avenir de notre économie nationale", a-t-il martelé au terme de ce déplacement auvergnat aux côté du secrétaire d'Etat à l'Emploi et maire du Puy, Laurent Wauquiez.


Repères (sources INSEE et DGAFP) :

1) Effectifs dans la Fonction publique d'Etat : 2 302 697

2) Effectifs de la Fonction publique territoriale (communes, départements, régions, EPCI) : 1 262 361 (1996) et 1 748 378 (2007). C'est au niveau des régions que les effectifs ont le plus augmenté : 8577 (1996) et 46 857 (2007) avec un fort recrutement sur 2006-2007. Forte augmentation, également, des effectifs des EPCI : 41 643 (1996) et 141 943 (2007).

3) Effectif dans la Fonction publique hospitalière : 1 023 655.

EPCI : Établissement public de coopération intercommunal.
DGAFP : Direction général de l'administration et de la fonction publique.


(*) Il eut été moins hypocrite de ne pas oublier de préciser que le gouvernement favorise par tous moyens, la voie du détachement notamment, le transfert des fonctionnaires d'Etat vers la fonction publique territoriale. Un exemple, les employés de France-télécom (ceux qui ont le statut de fonctionnaire) ont à leur disposition de véritables passerelles pour pouvoir intégrer la fonction publique territoriale. 
De plus, l'Etat transfert de plus en plus de compétences aux collectivités territoriales (aides sociales, état-civil, éducation, police, routes...).







Par PAPOUNET
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Dimanche 20 septembre 2009


L'ouverture par la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l'Essonne d'une adresse mail permettant aux habitants de transmettre des renseignements sur des infractions, initiative "rare" selon les policiers, est loin de faire l'unanimité dans le département.

Cette boîte aux lettres électroniques a pour but de "mieux répondre aux attente de la population" pour des délits tels "l'occupation des halls d'immeubles, les ivresses sur la voie publique, ou les rodéos de motos" précise la DDSP de l'Essonne.

Une fiche explicative sera mise à la disposition du public, dans les commissariats et les mairies, avec la mention suivante : "Aidez la police nationale dans son action au service des citoyens". Cette fiche propose d'envoyer "témoignages, photos, vidéos" et garantit la "confidentialité" aux éventuels utilisateurs. "Il s'agit d'être plus réactifs, ce n'est pas de la délation", assure Jean-Claude Borel-Garin, le "patron" de la police dans l'Essonne, qui avait mis en place, il y a un an, un tel dispositif dans l'Isère, alors qu'il y était en poste.

Le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a apporté son soutien à la DDSP. "C'est une façon pour les habitants de signaler à la police, de manière feutrée, des faits de délinquance", a-il-dit.

Nicolas Comte, secrétaire général de l'Union SGP/FO/Unité police (le premier syndicat de gardiens de la paix) est allé dans le même sens en déclarant "ne pas être choqué" par cet "appel au civisme".

Du côtés des élus locaux, les avis divergent. Pour Nicolas Dupont-Aignan, député-maire (Debout la République) de Yerres, "c'est une bonne initiative" si c'est "bien encadré". George Tron, député-maire (UMP) de Draveil estime qu'il "est normal que les gens puissent témoigner sans représailles" et Vincent Delahaye (Parti radical) maire de Massy, insiste sur le fait que, selon lui, "beaucoup de gens ont peur". "Cela ne me choque pas, la police a besoin d'indices", ajoute-t-il. Gérarld Hérault, maire socialiste de Montgeron s'inquiète lui, "des effets pervers".

Comme tout cela fleure bon une époque que l'on croyait révolue !



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