économie

Jeudi 29 octobre 2009


Alors qu'ils avaient quasiment disparu l'an dernier, les crédits immobiliers accordés aux ménages peu solvables, dit "subprimes", représentent comme avant la crise 20% des nouveaux crédits hypothécaires aux Etats-Unis, selon une étude de la Réserve fédérale américaine du 26 octobre.

Faut-il y voir le ferment d'une réédition de la crise financière de 2007, quand la chute du marché immobilier avaient entraîné celle des subprimes titrisés (des subprimes convertis en titres financiers échangeables sur les marchés), et d'énormes pertes pour les banques ?

Evariste Lefeuvre, directeur adjoint des études économiques chez Natixis, n'y croit pas. "Même si la part des subprimes est remontée ces derniers mois, ils représentent des volumes bien inférieurs à ceux d'avant la crise puisque le volume global des crédits s'est effondré, avec une crise de l'offre et de la demande", revèle-t-il.

D'autre part, "il faut bien comprendre que les subprimes d'hier n'ont rien de comparable à ceux d'avant la crise", précise l'économiste. Comme le souligne l'étude, ce sont désormais trois organismes parapublics - Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae - qui "détiennent ou garantissent près de 95% des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels". Alors que début 2006, 40% des parts de marché étaient détenues par des entités autre que ces organismes ou les banques.

"Des brokers et des constructeurs immobiliers s'étaient mis à émettre des prêts ensuite titrisés sous forme de produits complexes et peu lisibles", explique l'économiste de Natixis. Avec davantage de risques, puisque "les titrisations réalisées en dehors des organismes parapublics avaient beaucoup plus de probabilité de comprendre des prêts à taux variable (...) et de s'accompagner de renseignements incomplets sur les revenus et actifs de l'emprunteur", souligne l'étude.

Les récents subprimes sont d'une tout autre nature : l'étude explique que c'est la hausse des prêts par l'administration fédérale du logement qui a relancé les crédits aux populations les plus risquées. Pour Evariste Lefeuvre, ce "retour" des subprimes est une des manifestations de la politique de Barack Obama, visant notamment à racheter les crédits des propriétaires devenus insolvable avec la crise. Et selon lui, ces subprimes ne font peser aucune menace particulière sur l'économie mondiale.



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Mercredi 28 octobre 2009


L'Etat  assignera dans les prochains jours neuf enseignes de la grande distribution pour des pratiques abusives avec des fournisseurs vient d'annoncer, ce jour, le secrétaire d'Etat au commerce, Henri Novelli.

"Il y aura des assignations, dans les jours qui viennent, devant des tribunaux de commerce civils qui devront se prononcer sur des clauses abusives et le juge civil déterminera si elles sont abusives ou non", a déclaré le secrétaire d'Etat au commerce sur TF1.

Selon une source proche du dossier, Auchan, Carrefour, Leclerc, Casino, Cora et Système U font partie des enseignes assignées.

Les huissiers remettent les assignations à partir d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi. L'Etat demande pour chacun l'amende maximale de deux millions d'euros.

Les distributeurs sont dans le collimateur du gouvernement après les déclarations de Nicolas Sarkozy qui a dénoncé leur stratégie de marge sur l'agroalimentaire.



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Lundi 26 octobre 2009


Les derniers chiffre viennent de tomber...

Le nombre d'inscrits à Pôle emploi a progressé de 21 600 en septembre en métropole (+0,8%), à 2 574 900 chômeurs pour ceux n'ayant pas du tout travaillé.

Sur un an, la hausse du nombre d'inscrits est de +25,1%.

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A fin septembre s'établit  à 2 574 900 personnes. Les demandeurs d'emploi de catégorie A sont les chômeurs disponibles immédiatement et n'exerçant aucune activité même réduite. En incluant les personnes ayant exercé une activité réduite (catégories A, B et C), le nombre des inscrits monte à 3,745 millions selon le ministère, soit une hausse sur un mois de +1,2% (44 900 chômeurs supplémentaires en France métropolitaine).

Selon la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, la hausse en septembre "confirme que les effets de la crise sur le marché du travail se poursuivent".

Le gouvernement n'est guère optimiste sur l'évolution des prochains mois. "Tant que nous n'avons pas retrouvé une croissance supérieure à 2%, entre 2 et 2,5%, il est difficile de reconstruire de l'emploi", a déclaré le premier ministre François Fillon.


Chômage, toujours sur une pente ascendante

le nombre de chômeurs augmente encore



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Mardi 20 octobre 2009


Si la percée de la Chine en Afrique a un temps été accueillie avec enthousiasme, elle suscite aujourd'hui  l'inquiétude.

C'est une fin de non-recevoir sans précédent que vient d'essuyer la Chine au Nigéria. La première, mais sans doute pas la dernière sur le continent africain.

Profitant du bras de fer qui oppose les autorités nigérianes aux grandes compagnies implantées depuis près d'un demi-siècle dans le pays (Shell, Chevron, Total, ExxonMobil), le gouvernement a refusé, fin septembre, la proposition chinoise d'acheter 6 milliards de barils de pétrole. Un contrat évalué à quelque 20 milliards d'euros.

L'engouement des Chinois pour l'or noir et les minerais de l'Afrique ne date pas d'hier. "Bien qu'elle soit l'un des plus grand producteurs de pétrole, avec 4,8% de la production mondiale (...), la Chine n'est capable de fournir que moins de la moitié de ses besoins", note un document du South African Institue of International Affairs (SAIIA) rendu public le mois dernier. Et cette organisation non-gouvernementale d'ajouter que la demande du pays "connaîtra la croissance la plus rapide du monde dans les dix prochaines années et aura doublé en 2030, pour dépasser les 15 millions de barils par jour".

L'Afrique, de son côté, avec environ 9,5% des réserves pétrolières mondiales connues, se place en troisième position derrière le Moyen-Orient (61%) et l'Amérique du Nord (11,6%). La Libye est le pays le plus riche, avec 35% des réserves du continent, suivi par le Nigéria (31%), l'Algérie (10%) et l'Angola (8%). Au total, elle est le deuxième fournisseur de la Chine (27% de ses achats en 2007), derrière le Moyen-Orient (39%). La Chine qui représente elle-même le deuxième débouché de l'Afrique (19%) derrière les Etats-Unis (37%).

Mais ce n'est pas tout. Ces dix dernières années, les Chinois se sont imposés comme les plus gros consommateurs de métaux, devant les Américains. Ils s'approvisionnent en Afrique du Sud (platine et manganèse), au Gabon (manganèse), en Zambie (cuivre et minerais de fer), au Zimbabwe (platine) et en Angola (cuivre et minerai de fer). Entre 2000 et 2007, précise le SAIIA, la valeur de leurs importations minières d'Afrique a bondi de 286 millions de dollars à 2,6 milliards de dollars.

Au début, la percée de la Chine en Afrique a été accueillie avec enthousiasme. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. Elle inquiète. "Il ne faut pas que l'Afrique sorte d'un néocolonialisme pour tomber pieds et poings liés dans le néocolonialisme chinois", avertit René N'Guettia Kouassi, directeur du département des affaires économiques de l'Union africaine. "Tout le monde ne voit pas de manière positive l'implication économique grandissante de la Chine", confirme le rapport du South African Institue of International Affairs.

Car, à chaque fois, le processus est le même. La Chine apporte une aide financière et une assistance technique. Elle propose de construire des écoles, des hôpitaux. Elle invite des étudiants africains à venir à Pékin et envoie ses médecins et ses enseignants en Afrique. Le système porte un nom l' "Angola mode" parce que c'est dans ce pays que les Chinois ont commencé à échanger à grande échelle leur savoir-faire contre des matières premières. Cependant, aujourd'hui, il suscite plus de critique que d'admiration.

A l'heure où ils sont également décidés à racheter des terres à tour de bras en Afrique pour faire face à leurs besoins alimentaires, les Chinois font peur. Et, surtout, avertit Guillaume Moumouni, un économiste du Bénin, "aujourd'hui on parle de la Chine, mais demain ce sera l'Inde ou le Brésil qui mènent beaucoup d'offensives selon le même schéma".

Le destin de l'Afrique ne serait-il que d'être un immense marché où chacun viendrait y faire ses courses ?



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Dimanche 18 octobre 2009


Attitude prémonitoire d'administrés exaspérés ?

A Grigny, dans l'Essonne, 200 à 300 contribuables ont manifesté leur colère hier en brûlant leurs feuilles d'imposition. Du moins des fac-similés, les feuilles 2010 n'étant pas encore arrivées dans les boîtes aux lettres.

Dans cette commune, très endettée, le préfet impose en effet une colossale augmentation d'impôts : + 44% pour la taxe d'habitation, + 50% pour le foncier bâti.

Le week-end dernier, les habitants avaient décoré leur ville d'une multitude de panneaux avec les mots "A vendre" et un numéro de téléphone : celui du préfet.

Grigny est une commune située dans le département de l'Essonne de 26 010 habitants. Le taux de chômage est de plus de 22%. Son maire (communiste) est M. Claude Vasquez.


Forte hausse des impôts locaux

L'augmentation des impôts est inéluctable

Communes de droite, communes de gauche : hausse des impôts !



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Jeudi 15 octobre 2009


Pendant que l'on amuse le bon peuple avec les "affaires" (Clearstream, Eric Besson, Frédéric Mitterand, Jean Sarkozy)...

Le chômage continue de croître !

Même si l'Unedic (assurance chômage) est moins pessimiste qu'auparavant pour 2009, elle garde des prévisions pessimistes pour 2010.

Elle prévoit désormais 509 000 chômeurs de plus en France en 2009 et 413 000 destructions nettes d'emplois salariés, dans l'hypothèse d'un recul du PIB de 2,2% selon une nouvelle prévision publiée hier, mercredi. Du coup les comptes de l'assurance chômage devraient s'enfoncer moins profondément dans le rouge. 

Selon le communiqué de l'Unedic, le nombre de demandeurs d'emploi, après une brutale hausse en 2008, augmenterait cette année de 509 000, dont 328 000 indemnisés. Ces projections sont établies sur la base d'un recul du PIB de 2,2% cette année, suivi d'une augmentation de 1,1% en 2010.

L'année prochaine, en revanche, le taux de chômage devrait atteindre les 10% après un 9,7% fin 2009.

Cette prévision rejoint pour cette année celle, publiée début octobre, de l'Insee, qui en revanche n'avait pas donné de prévision pour l'an prochain.

Pour sa part, à la mi-septembre, l'organisation de coopération et de développement
économique (OCDE) prévoyait un taux de chômage de 11,3% en France fin 2010.



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Mercredi 7 octobre 2009


L'once d'or a atteint mardi un pic à 1043 dollars, touchant un nouveau record historique après celui atteint en mars 2008, en raison des rumeurs de négociations sur la fixation du prix du pétrole, actuellement coté en dollars. Il prenait ainsi plus de 30 dollars sur la journée, et près de 6% par rapport à vendredi dernier, où il était encore sous 1000 dollars. Le métal jaune a ainsi dépassé son précédent sommet atteint il y a un an et demi, qui était de 1032,70 dollars l'once.

Selon le quotidien britannique The Independent, les pays arabes du Golfe envisagent avec la Chine, la Russie, le Japon et la France, de remplacer le dollar dans les échanges pétroliers par un panier de monnaies incluant le yen, le yuan chinois, l'euro, l'or et la future monnaie commune du Golfe. En attendant que le dollar soit abandonné, "la monnaie de transition pourrait être l'or, selon des sources de banques chinoises", indiquait également le quotidien.

Or, le recul du dollar sur le marché des changes encourage aussi techniquement l'avancée de l'or, le métal précieux étant rendu plus attractif pour les investisseurs munis d'autres devises.

Depuis début septembre, l'or n'a cessé d'aligner les performances alors qu'un climat d'optimisme grandissant sur la reprise mondiale entraînait un affaiblissement du dollar. "A court terme, les mouvements des monnaies vont continuer de dicter les prix de l'or", commentaient les analystes de Barclays Capital, ajoutant que "les achats d'or des fonds spécialisés ETP (exchange traded products) continuent de grimper".

Mais l'or profite également des craintes persistantes chez certains investisseurs et joue son rôle de valeur-refuge.


L'or, l'euro et le pétrole ont franchi des seuils symboliques





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Jeudi 1 octobre 2009


Dans la série des taxes nouvelles, et des augmentation pour celles qui existent déjà, le montant de la redevance télévisuelle passe à 121 euros(1) . Étonnant non ?

L'indexation sur l'inflation aidant (2), l'impôt le plus impopulaire aux yeux des Français augmente passera à 121 euros par foyer pour l'année 2010.

La loi de modernisation de l'audiovisuel public avait consenti un premier effort en faisant passer cette dernière de 116 à 118 euros. A cette somme s'ajoutent désormais 3 euros au titre de l'inflation (2). Cela permet d'augmenter singulièrement le produit de la redevance qui passe de 2,982 à 3,122 milliards d'euros.

De quoi permettre de moins puiser dans le budget de l'Etat puisque les crédits budgétaires pour le seul audiovisuel public passent de 706,1 millions d'euros en 2009 à 657 en 2010. Tout compris, l'audiovisuel public bénéficiera d'un budget de 3,809 contre 3,705 milliards d'euros, en hausse de 2,8%. France Télévisions recevra de la part de l'Etat 457 millions d'euros contre 450 en 2009. Ce n'est que dans un second temps qu'il lui faut rétrocéder les 35 millions issus de son surplus de recettes publicitaires.


(1) Et pourtant, "le président du pouvoir d'achat et des taxes nouvelles" n'avait-il pas assuré, il y a moins d'un an, qu'elle n'augmenterait plus ? Et je ne parle pas de ce pauvre Jean-François Copé, dont la vie ne tient plus qu'à un fil, qui déclarait "moi vivant, jamais la redevance n'augmentera" !

(2) C'est bizarre, quand il s'agit de fixer le taux de rémunération du Livret A, on nous gratifie d'un généreux 1,25% en précisant que l'inflation est à 0% et là, comme par hasard, l'inflation serait à plus de 2% !!






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Mercredi 30 septembre 2009


A l'heure où le déficit public va atteindre 8,2% du PIB, cette année, soit 140 milliards d'euros,

La baisse de la TVA dans la restauration a privé l'Etat de 2,35 milliards d'euros pour l'exercice fiscal 2009. Il aura plus que doublé en un an, et cela en raison notamment de nombreuses réduction d'impôt. La baisse de la TVA dans la restauration en fait partie. Elle a privé l'Etat de 2,35 milliards d'euros pour l'exercice fiscal 2009.

Avec l'adoption d'une loi le 1er juillet denier, les restaurateurs ont obtenu une baisse de la TVA, qui est passée de 19,5% à 5,5%. En échange, ils s'étaient engagés auprès de l'Etat sur trois points : baisse des prix, amélioration des salaires et de l'emploi, investissement dans les établissements. Le "contrat d'avenir" signé entre Bercy et les professionnels doit aboutir à une baisse des prix de l'ordre de 3% sur trois ans.

Le bilan est décevant. Les prix ont baissé de 0,2% en août dans les restaurants et cafés, portant le recul à 1,4% sur deux mois. Bercy a reconnu début septembre que seuls 40% des restaurateurs ont joué le jeu dès le départ.

Selon le syndicat de restaurateurs Synhorcat, la baisse des prix va s'accentuer en septembre et octobre. Mais "si la baisse des prix n'est pas au rendez-vous, nous en tirerons les conséquences", rappelle l'entourage du ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

Face à un déficit public record et parce que "les consommateurs ne tirent presque aucun bénéfice" de la baisse de la TVA, le député UMP du Finistère, Jacques Le Guen, suggère de supprimer les exonérations de charges pour les restaurateurs et hôteliers qui nourrissent leur personnel. Actuellement, les collations que les restaurateurs sont obligés d'offrir à leurs employés sont exonérées d'impôt, et ce dans un souci d'équité avec les autres entreprises qui bénéficient de tickets restaurants non taxés. "Cette exonération de charges patronales n'a plus lieu d'être étant donné qu'ils ont obtenu une baisse de la TVA", estime Jacques Le Guen.


Restauration : la TVA baisse, pas les prix

Qui profite de la baisse de la TVA dans la restauration ?



Par PAPOUNET
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Mardi 29 septembre 2009


Le budget 2010 laisse filer le déficit et exploser la dette.

Ni hausse d'impôt (*), ni coupe sombre dans les dépenses : privé de toute marge de manoeuvre par la crise, le gouvernement a choisi de présenter un budget 2010 en déficit record qui gonflera encore un peu plus une dette déjà préoccupante.

Sous l'effet du reflux de l'activité, du plan de relance et de la chute vertigineuse des recettes fiscales, le déficit public (État, Sécurité sociale, et collectivités locales) va plus que doubler cette année pour atteindre 8,2% du PIB. Un niveau jamais enregistré, même lors de la précédente récession de 1993 (- 6,4%).

La France est endettée à hauteur de 1500 milliards d'euros. En 2009, elle aura emprunté 700 millions d'euros par jour sur les marchés financiers.

En 2010, malgré l'arrêt progressif des mesures de soutien à l'économie et un retour de la croissance (qui devrait tourner autour de  + 0,75%), le gouvernement "ne pourra faire mieux que de stabiliser les déficits globaux", a admis le 27 septembre le Premier ministre François Fillon. Car si le seul déficit de l'Etat doit être ramené de 140 milliards en 2009 à 115 en 2010, la crise et la flambée du chômage creuseront encore les comptes sociaux.

Entre hausse des impôts et réduction drastique de la dépense publique (deux domaines dans lesquels la France est en tête des pays industrialisés), le gouvernement a tranché : il laissera filer les déficits, remettant à plus tard un choix difficile et forcément impopulaire.

Malgré les recommandations de Bruxelles qui a enregistré contre la France une procédure pour "déficit excessif", Paris a reporté son engagement d'un retour en-dessous de la limite des 3% de déficits, fixée par le Pacte de stabilité européen, précédemment promis pour 2012.

Les dépenses de l'Etat (hors relance) devraient continuer d'augmenter au rythme de l'inflation (+ 1,2%), malgré la règle de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui se traduira par la suppression de plus de 33 700 postes.

Pour éviter de tuer la reprise dans l'oeuf, il faut accompagner "la sortie de crise" en ne stoppant pas net les dispositifs de relance, estime Bercy pour qui le remède au déficit n'est pas "l'augmentation des impôts" (*) mais l'augmentation de la croissance.

Tant que le déficit continuera à l'alimenter, la dette publique de la France gonflera en conséquence. Et contrairement à nombre de ses voisins d'Europe du Nord, le dernier budget excédentaire de l'Etat remonte à 1980. La dette représentait alors 20% du PIB. En 2008, cette proportion a atteint 68%, soit plus de 47 000 euros par Français ayant un emploi, et ses seuls intérêts se sont montés à 54 milliards d'euros, plus que les recettes de l'impôt sur le revenu. L'an prochain, elle devrait atteindre 83%, sans tenir compte du "grand emprunt national" voulu par Nicolas Sarkozy.


(*) avec, en contrepartie des suppressions de "niches fiscales" et un festival de taxes nouvelles : taxes carbone, suppression de la déductibilité des intérêts d'emprunts, taxation des plus-values mobilières dès le premier euro, taxation de l'épargne salariale, réduction du bonus-malus automobile, augmentation de la part régionale de la TIPP, déremboursement de plusieurs médicaments, hausse du forfait hospitalier, taxation des chèques emplois services universels... on pourrait y ajouter l'envol des impôts locaux qui, s'ils ne sont pas le fait direct du gouvernement, sont pris dans la même poche que le reste des diverses taxes énumérées.


Déficit public... ça chauffe !

La part régionale de la TIPP va bientôt augmenter

Forte hausse des impôts locaux



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